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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 11:22

Pour qu'une grève soit réussie il n'y a pas de secret : il faut la préparer. En la matière rien ne vaut une mise en situation, une répétition générale pour s'assurer que le résultat attendu sera celui qui sera effectivement produit.

La réussite d'une grève se mesure de deux façons. La première, et la plus évidente, se mesure par le nombre de grévistes. La seconde, indirecte, réside dans le pouvoir de nuisance d'une grève auprès de la population non gréviste.

S'agissant des transports, assurer un service minimum ne servirait pas les intérêts de la contestation s'il n'était pas assorti d'un minimum de services.

C'est pour cela que ce matin il y avait répétition générale à la RATP. Vers 8h40 le trafic a été totalement interrompu sur la ligne A du RER avec pour excuse un « rail cassé ». Imparable. On ne peut pas déconner avec la sécurité des voyageurs, et encore moins avec celle des conducteurs. Vous imaginez, un conducteur subissant un accident du travail à cause d'un « rail cassé », par exemple une rature sur sa grille de Sudoku suite à une vibration intempestive de sa cabine de con d'huître. Cela équivaudrait à une déclaration de guerre sans équivoque de la part de la direction du transporteur public, et donc une grève obligée. « Rail cassé » donc. Et voilà que je t'envoie plusieurs milliers de voyageurs dans le goulot d'étranglement menant aux quais de la ligne 1 du métro, pire qu'un bouchon au péage de Saint Arnoult un samedi de retour de migration estivale. Bilan : 45 à 50 minutes pour 100 mètres de couloir. Bruit, lumière, odeurs... un festival sensoriel plus un mec de la RATP, le joyeux drille de l'équipe de Châtelet les Halles, qui nous exhorte à ressortir instamment de la station en attendant que le trafic soit rétabli. Bien sûr, je suis con de ne pas y avoir pensé tout seul. Je suppose que vous offrez café et viennoiseries au troquet du coin.

En tout cas, les mecs de la RATP peuvent être satisfaits. Leur répétition générale est un franc succès. Leur pouvoir de nuisance est toujours au zénith. Je n'aurai qu'un mot : Bravo.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 16:57

La beauté véritable est un trésor caché que peu d'hommes découvrent.

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 22:44

Je regarde la nuit qui s'étale au dehors

Sans la moindre pudeur

Elle est sûre de son fait, le sourire qu'elle arbore

Me remplit de terreur.


Je regarde la nuit qui partout s'insinue

Comme unique évidence

Elle me nargue et m'effraie sans aucune retenue

Dans un plaisir intense.


A cette heure avancée je connais son dessein

Alors qu'elle me calcule

Elle attend patiemment d'effacer mon destin

Sur la noire pellicule.


Je la sens m'envahir sans effort apparent

Même si je gesticule.

Je découvre apeuré que je suis transparent

Et mon cœur ridicule.


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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:58


Autant vous l'avouer d'emblée, je ne suis pas lecteur d'ouvrages d'anticipation ou de science fiction, par manque d'imagination sans doute ou par incapacité à concevoir ce que je ne connais pas. Le sujet traité par François Martini, « Le temps » n'avait a priori que peu de chance de me captiver. Mais l'a priori s'est rapidement révélé bien trompeur. François Martini a réussi le tour de force de me tenir en haleine, de me faire partager le voyage angoissant de son héros, Philippe Vavin, qui brutalement se retrouve ballotté dans les arcanes du temps. Philippe est d'abord totalement déboussolé, incapable de maîtriser cette dimension qui lui échappe, de se tirer du piège temporel qui s'est refermé sur lui. Philippe va ainsi « vivre » et assister concomitamment, impuissant, son propre enterrement dans une scène poignante : « Il sentit son corps mort pleurer ses dernières larmes. Alors il se sentit mort, vraiment mort, et se tenait immobile au milieu de l'allée, atteint d'un immense désespoir que rien n'aurait pu guérir ». Au cours de ce périple temporel, Philippe arpentera Paris à travers les époques, du plus lointain passé au futur le plus ébouriffant en n'ayant de cesse de retrouver Hélène, la femme qu'il aime et qui seule semble capable de l'arrimer à nouveau au présent.

Parviendra-t-il à ses fins sans parvenir à sa fin ?
Réussira-t-il à sortir indemne de cette course haletante et échevelée ?
Lisez donc ce très beau roman
de François Martini servi par une écriture précise... comme un plan d'architecte. Du bel ouvrage.
Bravo.
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 16:53

L'autre matin j'ai manqué mon train. Rien que de très banal et, au demeurant, fort peu intéressant. Ce qui l'est plus, c'est la raison pour laquelle j'ai manqué ce train. Pour rejoindre la gare, notre voiture doit emprunter une rue assez étroite à sens unique.  Dans cette rue, se trouve une agence bancaire. Ce matin-là donc, un transporteur de fonds s'arrêta devant l'agence bancaire, warning allumés. Nous nous attendions logiquement à voir descendre deux cow-boys, un avec les billets, l'autre prêt à dégainer son flingue. Mais non. Après quelques minutes d'attente, un seul d'entre eux est sorti de la boite de conserve roulante pour aller consulter les horaires d'ouverture affichés sur la porte de l'agence. Manifestement, attendu qu'il faisait encore nuit et que l'agence était plongée dans l'obscurité la plus totale, il n'était pas difficile de deviner que l'agence n'était pas encore ouverte. Pour autant, le blindé léger est resté immobile au milieu de la rue pendant plusieurs minutes encore, créant ainsi un magnifique embouteillage. L'engin a fini par repartir, sans avoir accompli sa mission.

Cet épisode navrant m'a inspiré une réflexion qui l'est tout autant : les sociétés de transport de fonds feraient mieux de remplacer leurs cons aveugles par des cons voyeurs !

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 15:23

Avisant ma mine contrite un collègue me demande :

- Que se passe-t-il Eric ? Tu as l'air bien maussade.

Ne pouvant dissimuler cette évidence je lui réponds :

- Oui, je suis comme le temps, chaque jour un peu pluvieux.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 18:01

Un bon soldat est un soldat mort. C'est pour ça que l'armée est dirigée par des incapables.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 13:18

A l'opposé des femmes belles, les femmes laides attendent l'avenir avec espoir : elles savent que la beauté se flétrit, tout comme la laideur.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 11:47

Un collègue m'a suggéré : " Il faudrait que nous cessions nos sessions de cessation de cession de sessions. "

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:54
Un pétomane en pleine action ne parle jamais. Normal : qui ne dit mot qu'on sent.
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