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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:24

Je m'en vais sur les cimes

Tutoyer les nuages

Caresser le soleil

Et les ailes du vent.

 

Je m’en vais pour dormir

Sur les flots pétrifiés

En milliards de diamants

Scintillant dans la nuit.

 

Je m’en vais et qui sait

Je reviendrai un jour

Quand le rêve effacé

 

Sombrera pour toujours

Et l’extase des vacances

Ne sera que vacance.

 

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 16:52

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En septembre 2009, je vous faisais l’éloge de l’ouvrage de Haruki Murakami « Kafka sur le rivage ». Trois ans et demi plus tard, je ne peux que sombrer dans le dithyrambe avec le premier tome de sa tétralogie « 1Q84 ». Eh oui, Haruki Murakami est un auteur singulier. Inclassable. Pour notre plus grande joie. Cette singularité, curieusement, semble celle d’un être pluriel, qui aurait déjà vécu plusieurs vies, des vies passées, mais également des vies futures. Des vies futures ? Impossible me direz-vous. Pour le commun des mortels, vous, moi, indubitablement. Mais pour Haruki Murakami, cette impossibilité supposée devient évidence, une équation dont lui seul aurait la clef ainsi que son double romanesque de « 1Q84 », un dénommé Tengo, jeune professeur de mathématiques de 29 ans qui enseigne cette matière à des élèves de classes préparatoires. Non content d’être un as de l’univers des théorèmes, Tengo est également un jeune auteur de romans qui, par l’intermédiaire de sa passion, entretient une relation atypique avec l’éditeur Komatsu, perpétuellement à la recherche de nouveaux talents. La quête de l’éditeur s’appuie notamment sur le « prix des jeunes auteurs », distinction décernée par une revue littéraire pour laquelle Tengo est par ailleurs pigiste. Ce jour-là, justement, Tengo a rendez-vous avec Komatsu pour lui faire un retour sur un manuscrit qu’il a lu : 

« Je vous l’ai déjà dit au téléphone, commença-t-il prudemment, la qualité première de cette Chrysalide de l’air réside dans le fait que l’auteur n’imite personne. C’est très rare pour un texte de débutant. Qu’il n’y ait pas au moins un peu de : Je voudrais faire comme. Il est vrai que son style reste à l’état d’ébauche. Le choix de ses mots est enfantin. Dans le titre, notamment, elle confond « chrysalide » et « cocon ». Je pourrais énumérer un grand nombre de défauts du même genre. Malgré tout, dans ce récit, il y a des éléments captivants. L’ensemble est de type fantastique, mais les descriptions offrent certains détails étonnamment réalistes. Et l’équilibre entre les deux est tout à fait réussi. Je ne saurais dire si son originalité, sa logique ou son vocabulaire sont suffisants. Vous pourriez estimer que le niveau global est faible. Oui, peut-être, en effet. Pourtant, quand on a fini de lire l’ouvrage, même si on est déconcerté, cela vous laisse après coup comme un grand calme. Comme quand on a une impression inconfortable et étrange que l’on ne peut expliquer.

Komatsu, silencieux, regardait Tengo. Il attendait de lui d’autres commentaires.

Tengo poursuivit : « Je n’aimerais pas qu’on retire ce texte de la sélection juste parce qu’il y a des maladresses de style, des imperfections. Depuis toutes ces années que je fais ce travail, j’ai lu des piles et des piles de manuscrits soumis au concours. Enfin, plutôt survolé, ce serait plus juste. Certains étaient relativement bien écrits, sur d’autres il n’y avait rien à tirer, ceux-là étant bien entendu largement majoritaires. En tout cas, de tous les textes que j’ai eus sous les yeux, La Chrysalide de l’air est le premier qui m’ait autant frappé. Et pour la première fois aussi, j’ai éprouvé le sentiment d’avoir envie de relire un livre que je venais d’achever. »                                            

Bien qu’il n’en ait rien dit à Tengo jusque-là, Komatsu a également lu le manuscrit, relu même, lui aussi, ce qui ne lui était jamais arrivé s’agissant de la première œuvre d’un jeune auteur, une œuvre maladroite encore, mais porteuse d’un je-ne-sais-quoi qui la distingue des autres, ce petit supplément d’âme qui la fait émerger. Et ce petit supplément d’âme pourrait bien venir de l’auteur, une jeune et énigmatique lycéenne de 17 ans, une certaine Fukaéri.

Dans le même temps, ou plutôt dans le même espace-temps comme vous le découvrirez plus tard, nous faisons la connaissance d’Aomamé coincée dans un taxi sur une voie rapide de Tokyo, prisonnière d’un embouteillage monstrueux qui paralyse totalement la circulation. Dès sa montée dans le taxi, Aomamé a ressenti une étrange impression, attisée par l’œuvre de Janáček, la Sinfonietta que diffuse la stéréo haute fidélité du taxi. Et puis, il y a le chauffeur lui-même, qui ne ressemble guère à ce qu’on attend a priori d’un chauffeur et qui, afin de permettre à Aomamé de ne pas manquer ce rendez-vous qui paraît crucial, lui indique comment quitter la voie rapide, en empruntant une échelle de service. Après qu’elle a payé le montant de la course inachevée le chauffeur lui dit :

¾  Je serai prudente, répondit Aomamé.

¾  Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

Le chauffeur répondit en pesant ses mots :

¾  Non, sans doute pas…, dit Aomamé.

¾   Et une fois que vous aurez agi de la sorte, il n’est pas impossible qu’ensuite le paysage vous paraisse, comment dire, assez différent de celui de tous les jours. Moi aussi j’ai eu ce type d’expérience. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité. »

      Voilà, les deux principaux protagonistes de cette histoire sont entrés en scène. Tengo et Aomamé dont nous allons suivre les parcours parallèles dans ce Tokyo de 1984, l’année où, comme l’a écrit Georges Orwell « Big Brother is watching you ». Si vous êtes étonné, ou bien surpris par le côté énigmatique, voire obscur de ces extraits du roman de Murakami, pas de panique, c’est juste parce qu’il vous faudra plonger la tête la première dans l’univers de l’auteur ; un univers où le quotidien et l’inhabituel, le présent et le passé, l’ordinaire et l’extraordinaire se mêlent dans une fabuleuse alchimie faisant jaillir l’or des mots.

Comme à son habitude, Murakami distille un savoir qui n’est jamais pesant, pas chichiteux mais de bon aloi, juste tout simplement.

Nous ne connaîtrons pas le mot de la fin, bien entendu, puisqu’il s’agit du premier acte d’une tétralogie, mais nous allons peu à peu commencer à rassembler des indices, tenter d’imaginer où l’auteur veut nous emmener, ou bien, qui sait, nous perdre pour mieux nous surprendre.

Personnellement, je me suis délecté avec cet opus qui a rencontré un succès éditorial largement mérité. Si vous ne l’avez pas encore fait, allez-y, sautez dans le vide, oubliez tout ce que vous savez, ne cherchez pas à vous raccrocher à des repères qui ne vous seront d’aucune utilité. Laissez-vous embarquer pour un fabuleux voyage dans le monde d’Haruki Murakami.

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Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:53

Meuh non, désolé pour la fausse joie. Ce n'est que moi pour une chronique sur "1Q84". Vous avez certainement mieux à faire, comme regarder la TV, rencontrer plein d'amis dans votre hyper préféré. Je comprends parfaitement.

Alors, pour les déprimés agoraphobes, les réfractaires à TF -1 il y a toujours moyen d'attenter à votre intégrité en vous rendant disponible vers 16h35 (heure d'hiver bien entendu), sur 98fm pour ceux qui dorment à l'ombre de la tour de Gustave et ici link pour tous ceux qui peuvent s'en éloigne.

 

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 22:24

J’ai marché sur les vagues

À travers les nuages

Bu aux sources du vent

Les parfums arc-en-ciel.

 

J’ai couru sur les failles

Au-dessus des torrents

Respiré les couleurs

Et les gerbes d’argent.

 

J’ai plongé dans l’espace

Et les poussières d’étoiles

Avalé les lumières

 

Et leurs rythmes stridents.

Je me suis enivré

Dans l’hyper espace-temps.

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 08:44

Je ne serai jamais

Celui que tu attends

Je n’ai rien à offrir

Que mon cœur étriqué.

 

Il te faudra choisir

Un homme qui te plaira

Parmi les soupirants

Qui se battent à tes pieds.

 

L’amour est ainsi fait

Qu’il ignore l’équité

Il en est toujours un

 

Prenant plus qu’il ne donne.

Il existe tant de femmes

Prêtes à tout sacrifier.

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:09

Il se dresse droit et fier

Comme un élève du cadre noir

Ni incartade, ni rebuffade

Il s’exécute à chaque fois.

 

Des cavaliers il prend grand soin

Docile et prévisible à souhait

De son allure régulière

Il tourne tel un métronome.

 

La musique forte qui l’entraîne

Fait la joie des petits enfants

Cheval modèle assurément

 

Il est fixé sur son manège.

Peut-être rêve-t-il en secret

De plaines offertes à son galop.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:48

Cesseras-tu un jour

De t’imposer en moi

Pour voler ma quiétude

Et détruire mes espoirs ?

 

Ma volonté s’érode

Aux assauts pernicieux

Que tu lances nuit et jour

Sans le moindre répit.

 

Je n’ai plus de repos

Mon corps et mon esprit

Seront bientôt gommés.

 

Que restera-t-il donc

Au milieu de mes cendres ?

Ma mémoire effacée. 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:35

Je regarde au dehors

Les traverses de ces voies

Qui s’enfoncent dans la mer

Où le train nous conduit.

 

Elles marmonnent sans répit

Une rengaine implacable

Transperçant nos tympans

Pour graver nos mémoires.

 

Dans le ressac amer

Notre ultime espérance

Rejoindra le convoi

 

Aux abysses infinis :

La mort creuse les tombeaux

Où nos âmes se noieront.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:31

J’aurais voulu connaître

Le parfum de ton âme

Et celui du bonheur

Que tu m’as refusé.

 

J’aurais voulu savoir

Ce que cachaient tes yeux

Et les images gravées

À l’envers du décor.

 

J’aurais voulu connaître

Ce que disait ton cœur

Et les rares émotions

Que j’ai pu susciter.

 

J’aurais voulu savoir

Pourquoi tu es partie

Et si tes mots d’amour

N’étaient que convenance.

 

Et pourtant je redoute

Ce que crie l’évidence :

Je n’étais que ton jouet

L’aventure d’un été.

 

 

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:18

Quand on m’interroge pour savoir pourquoi et comment j’ai commencé à écrire, j’éprouve souvent une certaine difficulté à l’exprimer. La première réponse que je donne, moins par facilité que par pudeur, sans doute, est que « je ne sais pas y répondre ».

Si mon interlocuteur insiste, alors je lève à peine le voile en lui précisant qu’« Écrire n’est pas un choix conscient ; c’est une nécessité qui s’est imposée à moi ».

Ce qui est vrai, certes. « Mais encore ? » me demande-t-on parfois.

Dans ce cas, sur le ton de la confidence, je révèle alors que j’ai toujours été transporté par les histoires, toutes les histoires ; celles qu’on m’a racontées ; celles que j’ai lues ; celles que j’ai toujours imaginées… ce qui est encore totalement véridique… mais pas totalement convainquant pour ceux d’entre vous qui veulent vraiment comprendre.

Cependant, jusqu’à ce jour, je ne suis jamais publiquement allé au delà.   

Ce que je n’ai jamais dit, et a fortiori écrit, c’est que si j’ai toujours adoré les histoires, c’est parce qu’elles permettaient le rêve. Et si je rêvais, c’était d’abord parce que c’était là le seul moyen à ma disposition pour m’évader des murs gris, des perspectives en béton barrant l’horizon de nos cités. Quel que soit le point cardinal, notre univers était circonscrit par les grilles de la cité qui, symboliquement, m’évoquaient un camp, une prison où les gens les besogneux étaient parqués, une fois leur travail accompli. Nous étions rangés là comme on remise au placard un objet après l’avoir utilisé. Nous étions l’envers du décor de la société de consommation qui, à cette époque au moins, ne nous avait pas encore gangrénés.

Ça, je l’ai très vite compris, dès ma plus tendre enfance, presque intuitivement.

 

(à suivre, si le sujet vous intéresse bien entendu)

 

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