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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:54
Un pétomane en pleine action ne parle jamais. Normal : qui ne dit mot qu'on sent.
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 12:26

L'homme est un loup pour l'homme et un agneau pour la femme.

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 14:26


Manier l'humour dans un roman n'est jamais une chose aisée, chacun des lecteurs potentiels pouvant afficher une propension à s'activer les zygomatiques diamétralement opposée en fonction du sujet. 

C'est pourtant dans ce registre que Vanessa Mattin a décidé de s'exprimer dans son second roman « Télé-vénalité ». Vanessa nous comte les aventures de Christine Poirier, une quadragénaire à l'énergie débordante qui décide de monter une agence de coaching. Là, elle aide ses contemporains à vaincre leurs peurs et leurs faiblesses, comme cette veuve sexagénaire incapable de dire non, ou bien cette femme complexée par son apparence physique... Christine Poirier se taille vite une jolie réputation de coach, tant et si bien qu'une chaîne de télévision câblée lui propose d'animer une émission dans laquelle elle exercera ses talents de coach. Christine Poirier est une femme de conviction, et sa rencontre avec l'univers des médias, où la vénération du Dieu Audimat prend le pas sur n'importe quelle autre considération, ne se fera pas sans heurt. Comment l'héroïne gérera-t-elle ces situations conflictuelles, que fera-t-elle de sa nouvelle notoriété ?

Vanessa déroule les situations avec beaucoup de rythme et, à l'image de Christine Poirier, elle manie l'humour et l'auto dérision pour traiter ce sujet contemporain. Christine Poirier parviendra-t-elle à garder le cap, à continuer d'avancer sans renier ses convictions ? C'est ce que je vous propose de découvrir en lisant « Télé-vénalité », un roman plein de verve et de fraîcheur.






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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:36
Chassez le naturel il revient au galop : c'est pour ça que le cheval est souvent le meilleur ami de l'homme et parfois son meilleur ennemi.
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 18:19


Il y a des sujets tabous, des choses que tout le monde sait mais dont personne ne parle. Peut-être par pudeur, peut-être par ignorance, peut-être pour conjurer le mauvais sort, peut-être enfin pour éviter de débiter des lieux communs mais également laisser percer un peu trop rapidement ses préjugés. Des préjugés nous en avons tous, et sur tout un tas de sujets, comme par exemple pour le handicap, qui plus est quand il s'agit du handicap d'un enfant, de son enfant.


Jean-Louis Fournier a pourtant décidé de parler non pas de son, mais de ses enfants handicapés dans son livre s'intitulant « Où on va, papa ? », un livre qu'il dédie à ses deux garçons, Mathieu et Thomas, un livre dans lequel il s'adresse directement à eux même si, comme il l'écrit dès la première page « Vous ne saurez jamais lire. »


Le titre du livre, « Où on va, papa ? », n'est rien d'autre qu'une phrase que répétait Thomas en boucle, dès que son père le faisait monter en voiture. Cette question va revenir comme un leitmotiv tout au long du récit, finir par nous faire sourire. C'est le comique de répétition dont Thomas est un éminent et, la plupart du temps inconscient, représentant.

Vous vous demandez peut-être pourquoi écrire ce livre ? Jean-Louis Fournier l'explique d'emblée : « ... je vais quand même vous offrir un livre. Un livre que j'ai écrit pour vous. Pour qu'on ne vous oublie pas, que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d'invalidité. Pour écrire des choses que je n'ai jamais dites. Peut-être des remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne vous supportais pas, vous étiez difficiles à aimer. Avec vous, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange. »


Voilà, en ce qui les concerne, c'est écrit.


Puis, juste après, Jean-Louis Fournier veut également rassurer son lecteur, lui éviter un récit larmoyant au premier degré, l'empêcher aussi de croire que dans ce livre on versera dans le voyeurisme, une impudeur outrancière. Ainsi écrit-il : « Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler de vous avec le sourire. Vous m'avez fait rire, et pas toujours involontairement. »


Et oui, ce n'est pas par ce que l'on est père de deux enfants handicapés, dont un seul est encore en vie, qu'il faut absolument écrire un livre noir, un livre qui raconterait le calvaire, un long chemin de croix avec pour seul visée de faire pleurer dans les chaumières. Avoir des enfants handicapés représente une terrible épreuve, profondément injuste, mais, pour autant, Jean-Louis Fournier nous adresse un message d'espoir où l'humour peut souvent servir de parade. C'est pour cela qu'il continue son propos introductif en expliquant : « Grâce à vous, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec vos études, ni votre orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de ce que vous feriez plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à vous, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines. »


Le ton est donné, y compris dans le renvoi de bas de page où, pour les plus jeunes des lecteurs ou bien ceux dont la mémoire ne conserverait que les bons souvenirs, Jean-Louis Fournier précise : « Les parents d'enfants handicapés qui avaient une carte d'invalidité permanente avaient droit à une vignette automobile. En 1991, date de disparition de la vignette, on n'a plus eu intérêt à avoir des enfants handicapés. »


Jean-Louis Fournier raconte leur histoire selon un fil conducteur chronologique, même si les anecdotes, les petits et grands moments de leur existence épiceront le récit d'un bout à l'autre. Nous partageons avec l'auteur la joie de la naissance d'un enfant puis, très vite, les premières questions sur son développement physique et mental. Des questions d'autant plus angoissantes qu'on devine que nombre de médecins ont très rapidement su de quoi il retournait sans pour autant oser avouer la réalité de la situation aux jeunes parents. C'est pour cela que Jean-Louis Fournier raconte : « Je n'oublierai jamais le premier médecin qui a eu le courage de nous annoncer que Mathieu était définitivement anormal. Il s'appelait le professeur Fontaine, c'était à Lille. Il nous a dit qu'il ne fallait pas nous faire d'illusions. Mathieu était en retard, il serait toujours en retard, de toute façon il n'y avait rien à faire, il était handicapé, physiquement et mentalement. »


Le choc est rude, sans appel. La révélation du handicap de l'enfant pourrait rapidement amener des tensions au sein d'un couple, et c'est exactement ce qui se passe chez les Fournier : « Le père et la mère. Ils sont en train de penser : « C'est nous qui avons fait ça ? » Ils n'ont pas l'air très fiers. Quelquefois, ils s'engueulent, en rejetant la responsabilité l'un sur l'autre. Ils vont dénicher, perché dans les arbres généalogiques, un arrière-grand-père ou un vieil oncle alcoolique. Parfois ils se quittent. »


Heureusement, la femme est à nouveau enceinte, à peine plus d'un an après la naissance de Mathieu : « Ma femme attend un second enfant, la vie est belle. Il va arriver en même temps que les abricots. On attend avec impatience et un peu d'inquiétude. »


Comme le couple Fournier nous serions forcément inquiets mais, comme eux, nous nous dirions qu'avoir un enfant handicapé c'était la faute à pas de chance : « Je pensais bien que ça n'arriverait pas une seconde fois. Je sais bien que qui aime bien châtie bien, mais je ne pense pas que Dieu m'aime autant ; je suis égocentrique mais pas à ce point. Pour Mathieu il devait s'agir d'un accident, et un accident, ça n'arrive qu'une fois ; en principe, ça ne se répète pas. »


En principe. D'ailleurs le nouveau né, contrairement à son frère, est physiquement splendide : « Il est très bien réussi, un objet précieux et fragile. Il a des cheveux blonds, il ressemble à un petit ange de Botticelli. »


Malheureusement ce n'est qu'une embellie, une éclaircie aux rayons trompeurs, un leurre. La santé fragile de l'enfant oblige ses parents à le faire hospitaliser plusieurs fois, hospitalisations au cours desquelles l'enfant subit des examens qui, sans doute, feront émerger cette tragique réalité : « Un jour, notre médecin traitant a le courage de nous dire la vérité. Thomas est, lui aussi, handicapé comme son frère. » Le monde s'écroule une seconde fois sur les pauvres parents, comme une malédiction, une vérité tragique qui dépasserait une fiction du plus mauvais goût. Jean-Louis Fournier n'écrit-il pas : « Même TF1, pour rendre le héros bouleversant et faire pleurer dans les chaumières, n'oserait pas mettre ce genre de situation dans un téléfilm, par peur d'en faire trop, de ne pas être pris au sérieux et, finalement, de faire rire. » 


Comment vivre, comment survivre avec deux garçons handicapés ? Doit-on abandonner, accablé par la malchance, un mauvais œil qui s'acharne ? Au début il y aura une bonne à demeure pour s'occuper des enfants, une personne formidable « Elle se comportait avec eux comme avec des enfants normaux, sans faiblesse, sans attendrissement excessif, elle savait les rudoyer quand il le fallait. Je pense qu'elle les aimait beaucoup. »


Mais ces enfants chétifs et fragiles, qui ont besoin d'un corset pour simplement tenter de se tenir debout, doivent faire l'objet d'un suivi médical renforcé dans un institut médico-pédagogique.


Quelle sera leur vie, celle de leur parents ? Leur couple y résistera-t-il ?  Y a-t-il un moyen de conjurer la malchance ? C'est ce que je vous propose de découvrir en lisant « 0ù on va, papa ? », un livre sans fioriture et plein de justesse qui mérite amplement le prix littéraire qui lui a été attribué.
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:15
Demain, samedi 10  janvier , je ferai une critique du roman de Jean-Louis Fournier "Où on va, papa ?" sur IDFM vers 17 heures 30 - 17 heures 45.
Si le coeur vous en dit vous pouvez écouter l'intervention en utilisant le lien suivant :

link

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:52
Avec du sperme et des femmes on peut faire des enfants. Avec des ovules et des hommes on peut faire... des omelettes.
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:35

Aurions-nous pu savoir qu'un jour existerait

Ce qui pourtant semblait tellement invraisemblable ?

La croisée des chemins consignée aux arrêts

Dans une prison dorée aux relents détestables.

 

Aurions-nous pu savoir qu'existerait cette heure

Où nous pourrions enfin vraiment tout abolir ?

Les destins sabordés qui n'avaient jamais l'heur

D'envisager demain sans jamais se salir.

 

Peut-être que ce jour enfin est parvenu

A émerger d'une aube frémissant à l'orient

Dans le souffle léger d'un espoir inconnu

 

Attisant nos espoirs en un feu luxuriant.

Désormais c'est en nous que fleurit l'espérance

Que nous avons semée au cœur de l'innocence.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 12:32

Quand la neige tombe, contrairement aux usagers, la plupart des trains ne mettent pas le nez dehors. Normal, ils sont défendus par le Syndicat National des Culs Frigorifiés.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 13:59

Dieu sait tout, Dieu tes sous !

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