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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 22:24
Mon arrière-grand-père était un moscovite qui était resté au pays alors que ses enfants étaient tous passés à l'ouest. Pour garder le contact, il avait pris l'habitude d'écrire très régulièrement à chacun d'entre nous. Voilà pourquoi jusqu'à sa mort, pendant quinze ans, je recevais des lettres du papi russe.
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 09:23

Pour éblouir mes interlocuteurs je veille à toujours me présenter à eux soleil dans le dos.

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 17:10

Ce blog ne fait pas de politique. Pour autant je ne peux, en tant que simple citoyen, qu'être scandalisé par la parodie de démocratie dans laquelle nous vivons. Vous l'avez certainement déjà compris, je parle du grand barnum autour du vote sur la loi « Hadopi ».

 

En ce qui me concerne, pour être rétribué, je dois aller effectivement travailler. Les députés fonctionnent sur un tout autre régime.

 

À mon sens, les députés devraient être obligés de « pointer » puisqu'on ne peut pas leur faire confiance. Combien sont-ils à ne montrer leur trombine que le jour des questions, c'est-à-dire quand la séance est retransmise à la télé ?

 

En clair, pour qu'un député soit payé, il devrait effectivement siéger dans l'hémicycle quand on y débat et qu'on y vote les lois de la République. Seul un député ayant été présent lors des débats devrait avoir la possibilité de voter.  Pour qu'un vote puisse être réalisé, un très large quorum de députés ayant assisté aux débats devrait être requis (au moins les ¾). Précisons qu'un député qui ne serait pas présent pendant au moins 75% des débats durant une session parlementaire devrait être révoqué sur le champ !

 

D'aucuns diront que ma proposition est utopique,  que je suis stalinien. J'assume, ils sont payés une fortune avec mes impôts. Par ailleurs, en tant qu'organisateur je peux prendre ici l'engagement de mettre en place un système  garantissant le scrupuleux respect de ces règles.

Je suis malheureusement désolé de vous annoncer d'ores et déjà qu'aucun des mecs hyperactifs qui sont au pouvoir ne me confiera cette mission, que je réaliserais pourtant gratuitement.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 13:58

Stock option : loterie où on peut gagner le gros lot sans miser un sou.

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 17:08

En ce jour très particulier, je gagne une ride, une amie chère à mon coeur m'a suggéré de poster cette citation, ce que je fais avec un immense plaisir.

« Chaque année, j'ai un an de moins que l'année d'après. Dieu sait comment ça va finir ! »
Tony Duver

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 08:18

La profondeur du découvert accordé par le banquier est proportionnelle à celle du décolleté de la femme qui en fait la demande.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 12:02

Pour être un bon voleur il faut avoir les pieds sur terre.

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 18:25

Partir. Fuir peut-être. Partir pour prendre un nouveau départ. Partir pour éviter de sombrer définitivement. Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants, Manon et Clément. Nous pénétrons dans la vie de Paul le jour où il déménage, le jour où il quitte, pour toujours sans doute, son pavillon de banlieue au pied de la cité des Bosquets et des autres tours barrant l'horizon dans leur verticalité de béton et d'acier. Paul va chercher Manon à l'école maternelle, une école que la petite fille laisse à regret. Là, elle embrasse sa maîtresse sur la bouche pour lui dire adieu. Là, elle serre dans ses bras sa copine Hannah, sa copine de la tour B, celle avec qui elle jouait dans le jardin de la maison. Partir. Partir c'est tourner la page, changer de chapitre dans le roman de sa vie. Partir c'est  aussi abandonner le cocon familial, celui des jours heureux quand les enfants avaient encore une merveilleuse maman pour les cajoler. Partir c'est justement prendre le risque de ne plus pouvoir retrouver cette maman absente. En témoigne cette scène poignante entre Paul et Manon :

« Quand elle s'est tournée vers moi, elle tremblait, les larmes aux yeux. Je l'ai prise dans mes bras. Je ne savais plus faire que ça. Les mots manquaient, ne restaient plus que les gestes. Son visage est venu se loger dans le creux de mon épaule et elle s'est mise à pleurer bruyamment.

- Je ne veux pas. Je ne veux pas.

- Tu ne veux pas quoi, mon ange ?

- Partir d'ici. Si on s'en va, maman ne pourra pas nous trouver, elle ne pourra pas revenir.

Pour toute réponse je l'ai serrée plus fort encore, je n'avais rien de plus solide à lui proposer, aucun argument valable. Ses larmes me coulaient dans le cou et mouillaient ma chemise. »


Lorsque Clément rentre à son tour de l'école primaire, après avoir traîné en route, les deux déménageurs ont accompli la première partie de leur travail : la maison n'est plus qu'une coquille vide, une coquille vide dans laquelle Clément et Manon sont des poussins égarés. Clément a beau tenter de lui sourire, Paul sait bien qu'il cherche à donner le change, comme s'il renâclait à causer davantage de soucis à son père.

Avant de partir, Clément rejoint sa petite sœur qui s'est endormie, allongée sur une couverture posée à même le sol carrelé. Il se colle contre elle. Paul les rejoint, refermant ainsi un cercle dont la mère est cruellement absente.

Paul a décidé de retourner vivre à Saint Malo, la ville de son enfance,
Saint Malo où il va pouvoir retrouver son frère aîné et sa belle-sœur. Après une courte nuit d'hôtel, Paul et ses enfants emménagent dans une maison située dans une impasse en surplomb de la mer, accessible par un escalier creusé dans la roche. Paul a besoin de retrouver des repères, des lieux, des atmosphères qu'il connaît. Saint Malo, la mer lui fournissent des points d'ancrage pour ne pas couler irrémédiablement, pour tenter de survivre avec ses enfants, ses enfants qui ont tout autant besoin de lui qu'il a besoin d'eux. Dans cet équilibre instable qu'un rien pourrait jeter au sol, ils doivent se serrer les coudes, faire face au vent mauvais qui les assaille sans répit. Paul est à la dérive, à la merci de la houle et des bourrasques. Paul boit plus que de raison, se mutile inexorablement le corps et l'esprit. Paul est insomniaque, tantôt surexcité, tantôt totalement abattu et apathique. Paul a-t-il encore seulement l'étoffe d'un père, celle avec laquelle il est censé protéger ses enfants. Paul est totalement déboussolé. La même question lancinante tourne sans répit dans sa tête : qu'est-il arrivé à sa femme depuis ce jour où elle est partie prendre son poste d'infirmière à l'hôpital pour ne jamais en revenir ? Où est Sarah ?

Mais Paul doit avancer, reprendre sa marche en avant, redémarrer, tenter de se reconstruire, se projeter au lendemain. Il va donc se faire violence, reprendre une activité de moniteur, avec son frère, dans l'auto école fondée par leurs parents. Paul va devoir lutter, affronter ses démons, remonter à la surface pour ses enfants. En aura-t-il la force ? Sans sa femme à ses côtés Paul ne ressent qu'un vide qui l'aspire de l'intérieur. Pourra-t-il vivre avec une telle béance ? Paul nous entraîne avec lui sur le chemin piégeux de sa rédemption, Là, au bord de la mer, cette mer qu'Olivier Adam peint avec des mots sublimes, mêlant sur la palette d'infinies nuances de bleus, de vert et de gris, nous faisant ressentir au fil des pages le sel de l'Atlantique, le parfum des embruns, les ciels changeants au gré des heures et des marées. Ecoutez plutôt ce passage :

« J'ai roulé vers l'est, son ciel lacéré de crème et de citron. Le jour se levait et la ville se désagrégeait dans les champs. Le long de la route en contrebas, la mer s'animait peu à peu, son bleu s'électrisait et paraissait avaler la lumière. La nuit s'était tout à fait dissoute quand je suis arrivé près des dunes. Des herbes hautes et un peu jaunes piquaient le sable blanchi. La plage formait une anse, un croissant parfait entre deux pointes bouffées par les fougères, l'aubépine, la bruyère, les genêts et les ajoncs. Des deux côtés après ça, on pouvait suivre l'eau sur des kilomètres, la côte se déchiquetait, la roche et la lande plongeaient dans les eaux vertes, ou bien s'échouaient sur une bande de sable. Devant moi s'élevait un îlot bombé comme un sein où nichaient des nuées de cormorans, des goélands et quelques huîtriers. Au loin les nuages étaient de simples rubans phosphorescents coupant l'azur en lambeaux acides. Sur Fréhel, un voile d'un beau gris mauve annonçait un grain. Je me suis allongé. Le soleil jaunissait tout, peignait le monde d'or froid. Le vent couvrait ma bouche de cristaux blancs et jaunes, ça crissait entre mes dents. J'ai fermé les yeux et me suis endormi là, seul au milieu de l'étendue blonde, face à l'horizon translucide et comme allumé de l'intérieur, bercé par le ressac. »

 

Le décor est planté, magnifique et torturé comme le héros de l'histoire. Dans ce splendide roman, Olivier Adam traite avec beaucoup de tact et de pudeur du thème de l'absence. L'absence d'une femme. L'absence d'une mère. Olivier Adam nous emporte dans un maelstrom qui bouleverse nos sens et nos émotions.

Dans le sillage de Paul, à Saint-Malo, nous allons assister à sa bataille contre lui-même, avancer nez au vent sur une route semée d'embûches, une route qui va croiser celles d'autres personnages, parfois singuliers, mais toujours touchants. Avec eux, grâce à eux peut-être, Paul parviendra-t-il à envisager demain comme une perspective acceptable, un demain où l'espoir et l'envie de vivre auront leur place ? Peut-être trouvera-t-il enfin une réponse à cette interrogation dont le point reste désespérément en suspension : qu'est-il arrivé à Sarah, l'amour de sa vie ?

« Les vents contraires », d'Olivier Adam un roman coup de cœur que je vous invite à déguster sans modération.

Chapeau bas monsieur l'écrivain !


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Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:17

Demain, samedi 4 avril, je serai sur l'antenne d'IDFM vers 17 heures. J'y réaliserai une chronique du dernier roman d'Olivier Adam « Des vents contraires ».

Le lien ci-dessous vous permettra d'écouter cette fugace apparition depuis votre PC.
link


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:18

Comme vous le savez peut-être, nous sommes en pleine semaine du développement durable. Le principal enjeu de cette semaine consiste à tenter d'infléchir les comportements de nos concitoyens notamment en les incitant à adopter au quotidien des comportements « éco compatibles ».

La SNCF, comme toujours, s'est révélée comme novatrice, à la pointe du combat, prête à relever les défis sociétaux. La SNCF adopte une démarche volontariste qui consiste à mettre en œuvre le plus rapidement possible les fondements d'une société davantage respectueuse de son environnement. Ainsi, pour éviter les problèmes de pollution liés aux transports, la solution la plus radicale consiste à supprimer purement et simplement les dits transports. Ce matin donc, en arrivant sur le quai de ma gare de banlieue favorite, j'ai rencontré des usagers furieux (ce qui devient un pléonasme) contre cette application unilatérale et soudaine, sans consultation préalable (monopole oblige).

Pas de train.

Pas de pollution.

La SNCF dans un élan de communication touchant de sincérité nous informait que « Suite à des problèmes d'alimentation le trafic est interrompu ». Fort heureusement il restait un peu de jus pour les panneaux d'affichage (et la machine à café du guichetier). Effectivement, l'argument était totalement imparable : « c'est pas ma faute, c'est l'EDF ! »

Mais le meilleur était à venir.

La SNCF verse maintenant dans le conseil... Si, si, je vous assure. Lisez plutôt la suite. En  dessous du premier message était précisé en toutes lettres :

« Nous invitons les voyageurs à ajourner leur déplacement ».

Je suis resté béat devant une telle percée intellectuelle. Je m'imaginai alors téléphonant à mon employeur pour lui annoncer que j'allais ajourner pour suivre consciencieusement les conseils de la SNCF et, par là même, apporter mon écot à la semaine du développement durable. Lézarder dans mon  jardin aurait constitué un magnifique moyen de contenir mon empreinte écologique.

Si je n'étais pas aussi fatigué, j'aurais d'autant plus ri à cette nouvelle plaisanterie de la Sélection Nationale des Crétins Farceurs, qu'elle est censée se poursuivre jusqu'à demain.

 

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