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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 16:29

A défaut d'être original (mais pourquoi l'être ?) je mettrai toute ma sincérité pour vous présenter mes sincères vœux de santé pour le millésime 2009.

La santé est notre bien le plus précieux, mais aussi le plus fragile, un souffle de vent, un souffle de vie.

Je profite de l'occasion pour mettre en avant le cercle de mes amis sportifs. Le sport noue des amitiés au long cours qui, par delà les années et l'éloignement, restent gravées en nous. Songez que nous aurions pu prendre cette même photographie (celle-ci est du 1er novembre 2008) trente ans auparavant. Ces retrouvailles ont inspiré quelques vers « Tous ensemble » publiés juste après.

Je vous aime tous très fort.


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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:31

Voici donc venue l'heure du bilan de cette année 2008


Le blog :

Il faut le dire, ce blog est inconnu du plus grand nombre. Faut-il s'en réjouir ou le déplorer ?  La raison d'être du blog est de pouvoir partager.  Je me réjouis d'avoir fait de formidables rencontres avec vous, mes irréductibles fidèles. Je me désole cependant de n'avoir pas su toucher davantage de personnes.

Quelques statistiques sans grand relief ni grande signification :

265 Articles publiés
6 650 visites
21 400 pages vues
158 commentaires... sans commentaire


Mes lectures :


Je ne lis pas beaucoup, en tout cas pas autant que j'aimerais pouvoir le faire. Ci-après la liste des ouvrages que j'ai lus en 2008 (l'ultime sera terminé début 2009). A cela s'ajoutent quelques ouvrages que je n'ai pas pu terminer. A une exception près, je ne les citerai pas. Je vis l'abandon d'un livre comme un échec. Je  mentionnerai toutefois "Manhattan transfert" de Dos Pasos, que j'ai commencé plusieurs fois depuis plus de vingt ans sans jamais réussir à aller au delà de la page 50....
 

Annick Geille : « Un amour de Sagan »

Annie Ernaux : « Les années »

Ariane Fornia : « Dernières morsures »

Arto Paasilina : « Le lièvre de Vatanen »

Boris Vian : « L'écume des jours »

Boulgakov : « Cœur de chien »

Didier van Cauwelaert : « La nuit dernière au 15ème siècle »

Eric-Emmanuel Schmitt : « Odette Toutlemonde »

Fabien Lecuyer : « L'année des tempêtes »

Florian Zeller : « Julien Parme »

François Rollin : « Desproges est vivant »

Fred Vargas : « Sous les vents de Neptune »

Fred Vargas : « Un lieu incertain »

Georges Londeix : « Ma traversée du secret »

Harlan Coben : « Faux rebond »

Henri de Grandmaison : « Les aventures d'un trader »

Irène Frain : « Le bonheur de faire l'amour dans sa cuisine et vice versa »

Jean Cocteau : « Les enfants terribles »

Jean Courtin : « Baudinard »

Jean-Louis Fournier : « Où on va papa ? »

Jean-Marie Gustave Le Clézio : « La ronde et autres faits divers »

John Irving : « La quatrième main »

Juan Carlos Onetti : « Demain sera un autre jour »

Laurence Tardieu : « Rêve d'amour »

Luis Sepulveda : « Le monde du bout du monde »

Luis Sepulveda : « le vieux qui lisait des romans d'amour »

Marc Levy : « Où es-tu ? »

Mathias Malzieu : « La mécanique du cœur »

Melissa Bank : "Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles"

Mirabeau « Le rideau levé »

Muriel Barbery : « L'élégance du hérisson »

Philippe Claudel : « Les âmes grises »

Philippe Delerm : « la tranchée d'Aremberg »

Romain Gary : « La vie devant soi »

Vanessa Mattin : « Télé vénalité »

Yann Queffélec : « La menace »



L'écriture enfin :


« Le fil d'Ariane », mon second roman publié en 2008 affiche une diffusion famélique. J'ai lu que « Les Contes de Beedle le barde » (pour prendre un ouvrage du même millésime) se serait écoulé à 2,5 millions dans la semaine suivant sa sortie. Pour fixer une comparaison, il se serait donc vendu, à chacune des 10 080 minutes de cette semaine, davantage d'exemplaires de contes du barde que de mon roman depuis sa sortie. J'ai pourtant consacré une énergie inimaginable pour tenter de sortir du placard. En pure perte.

La question mérite d'être posée, et je me la pose sincèrement, dois-je encore tenter d'être édité ? Depuis trente ans j'écris, la quasi-totalité de cette production a du être recyclée en papier hygiénique (ta lope) puisque je jette, et je continuerai à le faire, mais probablement pour moi seul, ma famille et quelques amis.

Je viens d'achever l'écriture d'un court recueil de nouvelles, 150 pages environ... quel sort lui réserver ?

Ne parlons pas des poèmes avec lesquels je vous assomme. J'ai la rime chiche !


Pour terminer sur une note déplorable, une pensée étincelante :


« Cultiver l'estime de soi donne toujours de bonnes récoltes. »


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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 17:41

Louer dieu c'est bien, l'acheter c'est mieux.

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:24



Des guirlandes de lucioles dans l'arbre de Cybèle

Illuminent la voie de lueurs sidérales

Engendrant la lumière dans la plaine éternelle

Et l'infini présent dans le flou auroral.
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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 12:30



Luis Sepúlveda est un écrivain engagé, un engagement politique qui lui vaudra notamment de connaître les geôles du régime du tristement célèbre général Augusto Pinochet. Condamné à vingt-huit ans d'emprisonnement en tant que militant communiste, il passera deux ans et demi à Temucodu, un établissement pour opposants politiques, avant de connaître l'exil suite à l'intervention d'Amnesty International.

C'est sans doute au cours de cet exil que naquit la prise de conscience écologique de Luis Sepúlveda, plus précisément lorsqu'il partagea, une année durant, la vie des indiens shuars. Luis Sepúlveda a ainsi participé à un programme d'étude de l'UNESCO dont l'objectif était d'étudier l'impact de la colonisation sur ce peuple amérindien. C'est de cette rencontre et de celle, plus personnelle, avec Chico Mendes, ardent défenseur de la forêt amazonienne qui sera assassiné sur ordre de riches propriétaires terriens, que Luis Sepúlveda rédigera son premier manifeste vert « Le Vieux qui lisait des romans d'amour », un magnifique roman qu'il dédiera à son ami assassiné.

Aujourd'hui je vous parlerai plus longuement de son roman « Le Monde du bout du monde »  dont la première traduction française a été publiée en 1993. Dans cet opus Luis Sepúlveda reprend la lutte, une lutte sans concession pour sauvegarder le patrimoine commun de l'humanité, un patrimoine que pourtant nous pillons allègrement pour servir le seul roi qui compte : l'argent.

L'histoire qui nous est contée pourrait bien être inspirée par la propre existence de l'auteur, une histoire qui est découpé en trois parties distinctes.

Dans la première partie nous embarquons à bord du récit avec un homme qui, justement, attend lui-même d'embarquer à bord d'un avion devant l'emmener au Chili, pays de son enfance. Dans la salle d'embarquement cet homme, le narrateur, repense à cette époque lointaine, une époque marquée par la lecture des livres offerts par son oncle « l'oncle Pepe ». Il repense surtout à « Moby Dick » d'Herman Melville, un roman qui l'influença durablement. Devenu adolescent, le narrateur décida de profiter de ses vacances d'été pour partir pour le sud du Chili, en direction de la terre de feu où il espérait trouver un engagement sur un navire baleinier. Son périple commença sur un caboteur transportant des marchandises de port en port entre Puerto Montt et Punta Arenas. Là-bas, de l'autre côté du détroit, dans une taverne de Puerto Nuevo, l'adolescent rencontra le capitaine d'un navire, un certain « Don Antonio Garaicochea », alias le basque,  à qui il raconta les aventures de Moby Dick. Touché par le récit du jeune garçon, le capitaine lui proposa de l'embarquer sur son petit bateau, « l'Evangéliste ». Au bout du bout du monde, dans la baie de Cook, ils chasseront un cachalot ainsi qu'il le décrit : « Don Pancho l'a harponné et l'animal a rapidement emporté les cent mètres de corde. Arrivé au bout du rouleau, le coup d'arrêt de la bête en fuite a provoqué un choc qui a fait trembler le bateau. Cela s'est répété plusieurs fois. Le cachalot tentait de fuir en essayant différentes directions et les chocs se sont affaiblis. » Cette chasse connaîtra son épilogue avec la mise à mort de l'animal orchestrée depuis un petit canot mis à la mer pour cette manœuvre périlleuse comme le relate le narrateur : « Je les ai vus ramer rapidement en direction de l'animal. Le basque debout tenait dans sa main le harpon à tuer. Ils ont ramé pour venir se ranger le long de la bête et, à ce moment-là, le basque a planté le harpon dans la peau sombre. » L'adolescent avait vu de ses yeux ce qu'Herman Melville avait romancé dans « Moby Dick ». Il avait ainsi réalisé que la traque des animaux était rude, sans pitié : « Le lendemain matin, deux canots ont remorqué l'animal jusqu'à la plage et là les Chilotes l'ont ouvert avec des couteaux semblables à des cravaches de jockey. Le sang inondait les galets et les coquillages en formant des ruisseaux qui rougissaient l'eau. Les cinq hommes avaient mis des cirés noirs et ils étaient ensanglantés des pieds à la tête. » Confronté à cette réalité sanglante il comprend que là n'est pas sa vocation, en témoigne la conversation qu'il a avec le basque une fois débarqué :

-     « Dites donc. Le voyage vous a plu ?

-     Oui, le voyage, le bateau m'ont plu.... Mais je crois que je ne serai pas baleinier.

Je voulais ajouter quelque chose mais le basque m'a pris par le bras et son regard était plein de tendresse.

-     Vous savez mon petit ami, ça me fait plaisir que la chasse ne vous ait pas plu. Il y a de moins en moins de baleines. On est peut-être les derniers baleiniers dans ces eaux et c'est bien comme ça. L'heure est venue de les laisser en paix. Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père, tous ils ont été baleiniers. Si j'avais un fils comme vous, je lui conseillerais de prendre un autre cap. »

C'est sur ce dernier souvenir que prend fin la première partie du roman, lorsque le narrateur est tiré de sa rêverie par une hôtesse qui lui demande sa carte d'embarquement.

Une fois le décor planté, la seconde et la troisième partie du roman constituent le cœur de l'histoire. Nous retrouvons le narrateur dans l'avion où il nous explique le but de son voyage au Chili, pays qu'il n'a pas revu depuis de très longues années. A ce stade du récit on ne peut s'empêcher d'opérer un rapprochement entre l'existence du narrateur et celle de Luis Sepúlveda lui-même. Le narrateur est devenu un journaliste qui a monté une agence d'information alternative qui, ainsi qu'il l'explique « est axée fondamentalement sur les problèmes qui portent préjudice à l'environnement écologique, et de répondre aux mensonges employés par les nations riches pour justifier le pillage des pays pauvres. »

Un matin de juin le télécopieur de l'agence se met en marche et délivre le message suivant :

« Puerto Montt. 15 juin 1988. 17h45. Le bateau usine Nishin Maru battant pavillon japonais vient d'arriver dans ce port austral avec l'aide de remorqueurs de la marine chilienne. Le capitaine Toshiro Tanifuji a déclaré la perte de dix-huit hommes d'équipage dans les eaux de Magellan.

Des hommes, dont le nombre n'a pas été précisé sont soignés à l'hôpital de la marine.

Les autorités chiliennes ont décrété la censure sur toute information touchant cette affaire. Alerter d'urgence les organisations écologiques. Fin. »

Ce message a été envoyé par Sarita Diaz, une jeune chilienne faisant office de correspondante sur place. Le journaliste entreprend aussitôt de trouver des explications notamment avec l'aide des bureaux de Green Peace à Hambourg. Il découvre rapidement que le bateau dont il est question dans le message reçu est sensé avoir été désarmé, mis à la casse. Pour tirer cette énigme au clair une seule solution : aller enquêter sur place.

Là bas l'attendra un ancien marin, le capitaine Nilssen, fils d'un marin danois et d'une Indienne, qui est lui aussi un ardent défenseur de la cause écologique. Le capitaine Nilssen l'aidera à découvrir la sordide réalité qui se cache derrière ce fait divers. Cette réalité est celle d'une chasse à la baleine à grande échelle, sous couvert de pseudos recherches scientifiques des japonais qui, nous le savons depuis, ont tout mis en œuvre pour tenter de contourner les accords internationaux en vigueur.

Heureusement, et c'est la morale de l'histoire, la nature est toujours plus forte que l'homme, la nature grandiose et émouvante que décrit Luis Sepúlveda se vengera des affronts qui lui sont faits. Comment cela est-il possible ? C'est ce que je vous propose de découvrir en lisant « Le Monde du bout du monde ».

Ce roman, pour être totalement apprécié, doit être accompagné d'une carte du sud Chili pour suivre les pérégrinations du narrateur. En effet, et ce sera là mon seul bémol, la carte fournie au début du roman, par ailleurs illustrés de dessins forts et poignants, n'est pas assez précise.

Mais ne boudons pas notre plaisir et remercions Luis Sepúlveda pour son engagement sans faille à la sauvegarde de notre planète.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 15:58

Demain, samedi 27 décembre, j'interviendrai en direct sur les ondes d''IDFM  à  partir de 16  heures 35.

Je ferai  un papier sur Luis Sepulveda puis, après une  pause musicale, je lirai une nouvelle "Dans la marge".

Si vous êtes déprimé et que vous n'avez rien de  mieux  à faire, sait-on jama
is, vous pourriez être tenté par cet abominable supplice. Je serai votre complice si vous utilisez le lien suivant.


A demain, peut-être, boules Quiès recommandées :

link



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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 10:57

Pour ce Noël, le père Léon s'est montré particulièrement perspicace en m'apportant... des livres. Je suis aux anges. Voici donc la liste des cadeaux :











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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 11:01
Dieu a créé le diable pour se donner une légitimité.
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 12:02
Les pilotes se marient depuis que les cons volent.
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 10:54

J'ai quitté les pompiers du jour où j'ai été promu caporal. Normal : le caporal part en fumée.

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