Les chanceux slaloment entre les pièges, les malchanceux entre les opportunités.
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Les chanceux slaloment entre les pièges, les malchanceux entre les opportunités.
Quand la malchance vous tombe dessus vous dites « pourquoi moi ? » mais quand la chance tombe sur votre voisin vous dites « pourquoi lui ? »
De tous temps, la langue française a connu des évolutions sémantiques, preuve qu'elle est une langue vivante, et bien vivante.
Certaines de ces évolutions traduisent très directement l'état d'esprit de la société qui les impulse.
En ces temps de crise, on remarque que tout est fait pour minimiser dans l'imaginaire collectif le ressenti négatif des informations moroses qui s'amoncellent au quotidien.
Ainsi, par exemple, nos politiques nous expliquent-ils que nous connaissons actuellement une phase de décroissance. Cela doit faire moins mal à entendre. En effet, la dite « croissance » est tout bonnement négative, ce qui devrait normalement suffire à la faire appeler récession. Mais le problème avec la récession, c'est qu'elle évoque immédiatement la crise de 1929, ses millions de victimes économiques aux quatre coins d'une planète qui, pourtant, ne vivait pas encore à l'heure de la mondialisation.
Pire peut-être, chacun se souvient que c'est la seconde guerre mondiale qui a véritablement permis de sonner la fin d'une décennie de disette, de montée des extrémismes et de tensions entre les peuples.
Ça vous rappelle quelque chose ?
P-S : Dame nature me rappelle à l'ordre : il est temps pour moi d'aller assumer mes déboires aux latrines.
La critique ne doit blesser qu'une seule personne : celui qui n'a rien fait.
Pour dépasser les limites, il suffit de faire un pas de plus.
Etre le premier ne rime à rien si on ne se dépasse pas soi-même.
Vaincre l'impossible ne prouve qu'une chose : ce n'était pas impossible.