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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 14:36

Si la mort a envie

Que tu deviennes sienne

Je donnerai ma vie

Pour épargner la tienne.

 

Je lui tendrai le cœur

Que tu as méprisé

Oubliant ma rancœur

Et mon destin brisé.

 

J’offrirai mon esprit

Et mes rêves envolés

Tout ce bonheur repris

 

À mon âme affolée.

Je serai dans la mort

Ton sinistre remord.

 

Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 08:45

Je ressens dans mon cœur

Et ma tête et mon corps

Une terrible rancœur

Qui m’agrippe et me tord.

 

Je ressens sa douleur

L’amertume du remord

Et les sombres couleurs

Quand la vie devient mort

 

Je ressens ta frayeur

Et je devine l’effroi

Devant les fossoyeurs

 

Tes cris de désarroi.

De tes yeux apeurés

Tu t’apprêtes à pleurer.

Published by Eric Van Hamme
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:36

Tous les matins sous mes paupières

Lorsque le jour pourchasse la nuit

Quand mon cœur lourd comme une pierre

De battre seul soudain s’ennuie.

 

Résonne alors ce doux rappel

Lorsque dans mon radioréveil

Un chant s’élève dans la chapelle

L’hymne faisant fuir le roi sommeil.

 

Salut Jérôme et Belle de jour

Vous allez vraiment me manquer

Nous nous retrouverons un jour

 

Autour d’une bière, à un banquet.

Comment ferai-je demain matin

Ma petite flamme trop tôt s’éteint.

Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 08:35

Le soleil peint en gris

Nos visages encagés

Rayons sales et aigris

Sur nos yeux enragés.

 

Il n'est d'autre couleur

Que ces noirs dégradés

Révélant nos douleurs

Et nos peine évadées.

 

Il n'est d'autre saison

Pour nos âmes amaigries

L'adieu aux véraisons

 

De nos vies rabougries.

Pour nos coeurs l'oraison

Sur nos stèles vert-de-gris.

Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:13

Depuis ce matin j’étais déprimé à l’idée de vivre une journée sans pluie. Heureusement, je viens de retrouver le sourire !

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:10

Chaque matin, lorsque je me lève, je regarde le ciel avec dépit car je réalise que je suis à son image : pluvieux.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 17:25

Le magazine Le Moniteur, dans son numéro 5870 à paraître le 27 mai 2016, présente la startup « Legalstart » qui « vous guérit de la phobie administrative ».

Un éphémère Secrétaire d'État au Commerce extérieur atteint de ce syndrome déclare aujourd’hui, lors d’une interview pour Ecorama, en être désormais guéri. À n’en pas douter, il a dû avoir recours à cette plate-forme internet qui gagnerait à l’engager comme ambassadeur.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 19:05

À chanter sur l’air d’« Encore et encore » de Francis Cabrel

 

Jean-Vincent Placé

Vient du grand Orient

Maçon bien placé

Séoul effrayant.

 

Jean-Vincent Placé

En Corée encore

Perdant mais Placé

On nem d’accord.

 

Jean-Vincent Placé

Son écho logis

Vraiment déplacé

Pour les sans-logis.

 

Jean-Vincent Placé

En Corée encore

Perdant mais Placé

On nem d’accord.

Published by Eric Van Hamme
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 06:20

 

Ci-après le texte de la chronique radio réalisée sur IDFM dans l'émission de Laurence Ducournau "Les mots des livres".

 

 

 

 

 

Que se passe-t-il lorsqu’un auteur rencontre un phénoménal succès éditorial ? Quelles en sont les conséquences, à court, moyen et long terme ? Peut-on en sortir indemne ? Comment évolue l’estime de soi ? Notre image change-t-elle dans les yeux des autres ?

Et puis, que peut-on écrire après un tel succès ? Comment répondre à l’attente des lecteurs, à celle des médias, de la famille ou des amis ?  Peut-on seulement encore écrire ?

Comment survivre à un tel tourbillon, tout simplement ?

C’est ce qu’explore Delphine de Vigan dans cette autofiction intitulée « D’après une histoire vraie » et ce, dès la première page de son opus dont voici le premier chapitre in extenso :

« Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j’ai cessé d’écrire. Pendant presque trois années, je n’ai pas écrit une ligne. Les expressions figées doivent parfois s’entendre au pied de la lettre : je n’ai pas écrit une lettre administrative, pas un carton de remerciement, pas une carte postale de vacances, pas une liste de courses. Rien qui demande un quelconque effort de rédaction, qui obéisse à quelque préoccupation de forme. Pas une ligne, pas un mot. La vue d’un bloc, d’un carnet, d’une fiche bristol me donnait mal au cœur.

Peu à peu, le geste lui-même est devenu occasionnel, hésitant, ne s’exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m’est apparu de plus en plus difficile.

Plus tard, j’ai été prise de panique dès que j’ouvrais un document Word.

Je cherchais la bonne position, l’orientation optimale de l’écran, j’étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l’écran.

Plus tard encore, mes mains se sont mises à trembler dès que je les approchais du clavier.

J’ai refusé sans distinction toutes les propositions qui m’ont été adressées : articles, nouvelles de l’été, préfaces et autres participations à des ouvrages collectifs. Le simple mot écrire dans une lettre ou un message suffisait à me nouer l’estomac.

Ecrire, je ne pouvais plus.

Ecrire, c’était non.

Je sais aujourd’hui que différentes rumeurs ont circulé dans mon entourage, dans le milieu littéraire et sur les réseaux sociaux. Je sais qu’il a été dit que je n’écrirais plus, que j’étais parvenue au bout de quelque chose, que les feux de paille, ou de papier, toujours, finissent pas s’éteindre. L’homme que j’aime s’est imaginé qu’à son contact j’avais perdu l’élan, ou bien la faille nourricière, et que par conséquent je ne tarderais pas à le quitter.

Lorsque des amis, des relations, et parfois même des journalistes se sont aventurés à me poser des questions sur ce silence, j’ai évoqué différents motifs ou empêchements parmi lesquels figuraient la fatigue, les déplacements à l’étranger, la pression liée au succès, ou même la fin d’un cycle littéraire. Je prétextais le manque de temps, la dispersion, l’agitation, et m’en tirais avec un sourire dont la feinte sérénité ne dupait personne.

Aujourd’hui, je sais que tout cela n’est que prétexte. Tout cela n’est rien.

Avec mes proches, il m’est sans doute arrivé d’évoquer la peur. Je ne me souviens pas d’avoir parlé de terreur, c’est pourtant de terreur qu’il était question. Maintenant je peux l’admettre : l’écriture qui m’occupait depuis si longtemps, qui avait si profondément transformé mon existence et m’était si précieuse, me terrorisait.

La vérité est qu’au moment où j’aurais dû me remettre à écrire, selon un cycle qui alterne des périodes de latence, d’incubation, et des périodes de rédaction à proprement parler – cycle quasi chrono-biologique que j’expérimentais depuis plus de dix ans -, au moment donc où je m’apprêtais à commencer le livre pour lequel j’avais pris un certain nombre de notes et collecté une abondante documentation, j’ai rencontré L.

Aujourd’hui je sais que L. est la seule et unique raison de mon impuissance. Et que les deux années où nous avons été liées ont failli me faire taire à jamais. »

Ainsi donc cette L., puisqu’il s’agit d’une femme, serait la cause de tous les maux de Delphine de Vigan. On sait l’auteure brillante, sensée, peu encline à s’exposer sur la place publique autrement que par l’entremise de ses écrits. Alors on s’interroge : comment une seule personne aurait-elle bien pu causer autant de dégâts ? Comment cette personne, a priori sortie de nulle part ou presque, aurait-elle bien pu investir la vie entière de Delphine ? La chose parait bien improbable. Et pourtant…

Connaissant Delphine depuis vingt ans, j’ai d’abord été circonspect. Quel crédit pouvais-je accorder à cette histoire, à cette autofiction déclarée ? Dans quoi avait-elle décidé de s’embarquer ? Est-ce que tout cela pourrait, a minima, être plausible ?

Ce sont ces questions que je ne pouvais m’arrêter de me poser au début de son roman. Et puis, peu à peu, comme L. avait si bien su le faire avec Delphine, je me suis laissé emporter par le flot des évènements, par l’atmosphère de plus en plus lourde que Delphine instille par petites touches, subrepticement. Rien ne pouvait plus arrêter la machine infernale, le piège machiavélique savamment imaginé et mis en scène.

J’ai trouvé dans cette histoire une atmosphère hitchcockienne, diabolique. Delphine manie avec maestria l’art du suspense, celui de l’angoisse qui monte page après page sans que l’on parvienne à imaginer ce qui va arriver. C’est, disons-le, la marque même d’un grand roman qui mérite amplement le succès qui est le sien.

Chère Delphine, j’ai aimé tous vos romans, mais celui-ci est celui que je préfère. Continuez à explorer cette voie.

Et vous, chers auditeurs, si vous n’avez pas encore lu « D’après une histoire vraie », il ne vous reste plus qu’à vous précipiter chez votre libraire.

 

 

Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:50

Hubert Mounier nous a quittés hier, bien trop tôt. Hubert était un artiste protéiforme, dessinateur, auteur compositeur de grand talent. J’ai toujours regretté qu’il ne soit pas reconnu à la hauteur de son génie.

Va en paix cher Cleet Boris.

 

 

Mobilis In Mobile

 

Quand les vérités sont trop lasses 
Pour douter du temps qui passe 
D'autres ont déjà pris leur place 

Alors elles s'effacent 
Quand les vérités sont banales 
Elles s'étalent dans le journal 
Il vaut mieux tourner la page 
Partir en voyage 

J'irai voir tôt ou tard 
Si les sirènes existent 
Sur le dos des baleines 
Je suivrai leur piste 
Car nul ne résiste 
Au charme doux 
De leur chant d'amour 
J'irai voir tôt au tard 
Si les sirènes insistent 
Sous les flots qui m'entrainent 
Je suivrai leur piste 
Car nul ne résiste 
Au charme doux 
De leur chant d'amour 


Mobilis in mobile 
Mobilis in mobile 

J'irai de l'avant 
Contre le vent 

Quand les vérités sont fatales 
Qu'elles n'ont plus de bonne étoile 
On les voit lever le voile 
Tout leur est égal 
Quand les vérités aux mains sales 
Se construisent des catédrales 
Il vaut mieux fuir à la nage 
Partir en voyage 

J'irai voir tôt ou tard 
Si les sirènes existent 
Sur le dos des baleines 
Je suivrai leur piste 
Car nul ne résiste 
Au charme doux 
De ce dernier rendez-vous 
J'irai voir tôt au tard 
Si les sirènes insistent 
Sous les flots qui m'entrainent 
Je suivrai leur piste 
Car nul ne résiste 
Au charme doux 
De leur chant d'amour 

Mobilis in mobile 
Mobilis in mobile 

J'irai de l'avant 
Contre le vent 
Même si les sirènes n'existent pas

 

Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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