Mieux vaut rester en vie que de mourir d'envie.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Pour commander/découvrir le livre sur le site de l'éditeur cliquez ici (-5%)
link
Mieux vaut rester en vie que de mourir d'envie.
Le numéro de cette pensée m'amène cette question impromptue : arriverai-je à la pensée 421 ? Je n'ai jamais été fortiche du côté de la chance alors...
Allez, pour ne pas décevoir mon ultime lectrice, une petite quand même :
La meilleure raison de croire est de croire qu’on a raison.
"Etonnant non ?"
J’ai bâti le château de mes rêves
Au secret des nuits blanches
Dessiné ses contours
Puis les moindres détails.
J’ai rêvé les jardins
Et leurs milliers d’essences
Comme autant de murmures
Pour bercer tes oreilles.
Ce futur onirique
Me soutient chaque jour
Quand surgit le mal être
Le plus bel avenir
Se construit dans nos songes
Puis s’incarne au présent.
On ne peut apprendre à aimer qu’une seule personne : soi-même.
J’effacerai mon nom, bannirai mon effroi
Pour me pendre à la branche.
Les enfants riront bien avec la bise blanche
Balançant mon corps froid.
Les corbeaux et les pies viendront gober mes yeux
Le cerveau dans mon crâne
Les enfants riront moins s’ils voient que je ricane
Au festin délicieux.
Lentement la vermine sur mes chairs va ronger
Des lambeaux de viande rouge
Les enfants auront peur si mon squelette bouge
Découvrant devant eux mon cœur noir et figé.
Les enfants s’enfuiront lorsque la bise blanche
Fera craquer ma branche.
Lorsque nous évoquons mon évolution professionnelle, mes amis me demandent régulièrement :
« Pourquoi les choses ne roulent-elles pas mieux pour toi ? »
Devant leur amicale insistance, je suis bien obligé de leur avouer cette vérité qui fait mal à mon ego :
« Ben, c’est parce que je suis la roue de secours de la cinquième roue du carrosse. »
Elle regarde en dessous
Dans un grand désarroi
Sous ses pieds se dérobe
Le sol qui la portait.
Lorsqu’elle est arrivée
On lui avait promis
Qu’elle aurait tout le temps
Pour vivre et profiter.
Mais le temps a passé
D’abord très lentement
Puis de plus en plus vite
Jusqu’à l’abandonner.
Il s’enfuit vers une autre
Dans l’hostile clepsydre
Qui l’avait consacrée.
Cette année va mourir
Sous les applaudissements
On boira le champagne
Et on s’embrassera
Pour fêter son trépas.
Cette nuit j’ai tant rêvé de toi
Comme jamais auparavant
Tu étais belle et désirable
Tel un soleil exacerbé.
Tu irradiais le monde entier
Sublime étoile du berger
Aux hommes tu indiquais la voie
Pour qui saurais te décrocher.
Alors j’ai vu comme en plein jour
Cette impensable vérité :
Tu venais de m’abandonner
Pour t’offrir à d’autres que moi.
Le vent comme les hommes
Est d’une humeur changeante
Soufflant le chaud ou bien le froid
Dans une étrange cyclothymie.
Parfois épouvantable
Il sait être glacial
Transformant cœur et peau
En lambeaux douloureux.
Mais il sait être aussi
D’une exquise douceur
Distillant des caresses
Voluptueuses et subtiles.
Par ses brusques changements
Il nous tient en haleine.
Toujours sur le qui-vive
Nous attendons anxieux
Pour savoir quelle sera
La couleur de ce jour.
Nous n’y pouvons rien faire
Mais nous sommes persuadés
Que ce qu’il nous insuffle
Peut régir nos destins.
C’est pourquoi ses tempêtes
Charrient notre maelström
Quand ses brises légères
Nous transportent de bonheur.
Il n’en reste pas moins
Qu’à la fin de l’histoire
Sur ses ailes il emporte
Nos ultimes soupirs.
Ton regard est si doux
Qu’il se pose sur mon cœur
Comme un grand papillon
Dont les ailes mordorées
Ne brilleraient que pour moi.
Et tes yeux sont si tendres
Qu’ils effleurent mon âme
Comme une suave caresse
Dont l’effluve vaporeux
N’ondulerait que pour moi.
Lorsque tu me contemples
Ton bonheur enfantin
Me bouleverse les sens
Car je sais qu’il faudra
Supporter tel Atlas
Ton futur à deux bras.