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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 07:04

Le terrible hakka

Annonça la couleur

Leurs cris rauques un fracas

L’écho de nos douleurs.

 

La marée devint noire

Nos maillots rouge-sang

Passés au laminoir

Totalement impuissants.

 

Le ballon dans leurs mains

Comme un ballet magique

Nous étions des gamins

 

Aux sursauts pathétiques.

Nous avons pris une claque

Par les somptueux All-Blacks.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:18

J'ai rêvé d'un voyage

Où la mer serait ciel

Le soleil un mirage

Par-delà l'arc en ciel.

 

J'ai rêvé d'un nuage

Charriant les étoiles

Fantastique attelage

Qui soudain te dévoile.

 

J'ai rêvé d'un présage

Esquissant le délice

Les traits de ton visage

 

Comme autant de prémices.

J’ai rêvé de ton corps

Et de l’amour encore.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:47

J’ai recherché ton âme

Chaque jour de ma nuit

Sur le fil de la lame

Le sang noir de l’ennui.

 

Le parfum de mes drames

Ce maelström qui me nuit

Le malheur qui se trame

La tristesse qui s’ensuit.

 

L’amertume si infâme

Aux douze coups de minuit

Et le fiel de ces femmes

 

En plein cœur me poursuit.

Ta douceur qui me calme

Et la noirceur s’enfuit.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 06:56

Ma vie s’écoule à contresens

Flot impétueux noyant sa source

Où la mort était ma naissance

Ma conception en bout de course.

 

Les larmes sèchent à double-sens

Leur humeur noire en signature

Mon désespoir la quintessence

Et le bonheur une vraie torture.

 

Ces rides marquant l’adolescence

Témoignent de ma déconfiture

Et mon cœur gros bat sans défenses

 

Tétanisé de courbatures.

Bientôt je perdrai connaissance

Cette épitaphe en signature.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 10:18

 

 

Dans l’univers sombre et froid des romans policiers scandinaves, j’ai toujours eu une attirance certaine pour les ouvrages d’Arnaldur Indridason. L’auteur islandais possède cette qualité rare : savoir distiller en peu de mots, à l’économie, presque comme un pointilliste, les touches essentielles d’un décor et d’une atmosphère à nul autre pareil. Dans cet opus sobrement intitulé « Le Duel » Arnaldur Indridason remonte le temps et nous emmène à Reykjavik en 1972 pour revivre, comme si nous y étions, le mythique championnat du monde d’échecs opposant le fantasque américain Bobby Fischer au méthodique soviétique Boris Spassky, tenant du titre. Les échecs sont le domaine d’excellence des soviétiques, le terrain de bataille où ils affirment leur supériorité depuis 1948, lieu d’excellence servant la propagande du régime. À travers ces deux hommes s’affrontent deux idéologies, deux conceptions du monde diamétralement opposées : le capitalisme et le communisme, l’individu roi contre le pouvoir roi. Ainsi Fischer n’hésite-t-il pas à critiquer ouvertement ses compatriotes quand Spassky est un parfait communiste, effacé, véritable ambassadeur de la nation. L’Islande, de par sa position géographique médiane, s’est imposée comme un parfait centre de gravité, le seul lieu où pouvait se dérouler cette bataille, ce combat singulier. En ce mois de juillet 1972, le monde entier a les yeux rivés sur l’île volcanique, là où le feu bouillonne sous la glace, là où il semble que tout peut exploser, imploser même, d’une seconde à l’autre, sans crier gare. C’est comme si, par l’entremise de ces parties d’échecs, l’avenir de la planète tout entière était en jeu, comme si on devait décider une bonne fois pour toutes, jusqu’à la fin des temps, si le soleil devait continuer à se lever à l’est et se coucher à l’ouest, comme si la guerre froide allait connaître son épilogue, ni plus ni moins. C’est cette atmosphère particulière, ce sentiment d’oppression, d’instabilité permanente qu’Arnaldur Indridason a parfaitement su retranscrire tout au long de son récit. Mais avant cela, ouvrons le roman à la première page :

« À la fin du film, lorsque la lumière fut rallumée et que les spectateurs eurent quitté la salle, l’ouvreur découvrit le cadavre. C’était une séance de cinq heures, en milieu de semaine. Comme d’habitude, la caisse avait ouvert soixante minutes avant la projection et le jeune homme avait été le premier à acheter son ticket. La caissière l’avait à peine remarqué. Agée d’une trentaine d’années, ses cheveux permanentés ornés d’un ruban de soie bleue, sa cigarette posée dans le cendrier, elle était plongée dans un Modes et Travaux danois et avait tout juste levé les yeux lorsqu’il s’était présenté ; 

- Une entrée ? avait-elle demandé.

Il s’était contenté de hocher la tête. Elle lui avait tendu son billet, rendu sa monnaie et remis le programme avant de reprendre sa lecture. Il avait rangé l’argent dans l’une de ses poches et le ticket dans une autre avant de quitter les lieux. »

D’emblée, pour le lecteur, l’homicide apparaît des plus étranges, presque incongru. En effet, qu’est-ce qui a donc pu pousser quelqu’un à assassiner dans un cinéma un jeune homme a priori sans histoire ? Qu’est-ce qui pourrait justifier une telle prise de risque ? Que cherchait le meurtrier ? A-t-il agi seul ou bien avait-il un complice ? Avait-il prémédité son crime ? Et tout cela peut-il avoir, de près ou de loin, un lien avec le championnat du monde d’échecs ? Ce crime a-t-il été commis par un islandais ou bien par un étranger ? Il faut dire que Reykjavik connaît un afflux de visiteurs sans précédent (si on excepte bien entendu la seconde guerre mondiale). La ville a été prise d’assaut par les délégations soviétiques et américaines, les supporters des deux champions, les journalistes accourus des cinq continents, sans compter les bataillons de fans d’échecs. C’est à toutes ces questions que devra tenter de répondre Marion Briem, l’expérimentée commissaire de la Criminelle islandaise. Secondée par un jeune enquêteur, Albert, Marion va devoir s’attacher au moindre détail, au plus petit indice, pour tenter de comprendre comment ce drame a pu se produire. Et des indices, il n’y en a que peu, pratiquement aucun même lorsque débute l’enquête. Il faudra donc remuer ciel et terre, être à l’affut, élaborer des scénarios bien fragiles pour avancer dans cette enquête singulière. Arnaldur Indridason réussit à nous tenir en haleine sans effusion d’hémoglobine au verso de chaque page, sans rebondissement improbable, sans avoir recours aux bonnes grosses ficelles dont sont coutumiers trop d’auteurs de polars. Ici, tout n’est que finesse, variations subtiles, partition maîtrisée où « Le Duel » entre Fischer et Spassky ne se contente pas de servir de décor, d’arrière-plan commode. La galerie de personnages est tout en justesse, parfaitement campée dans cette époque si proche et déjà si lointaine. Je vous recommande vivement de le lire ce roman, de participer à ce « duel ». Croyez-moi, vous ne serez pas déçus.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 09:42

Le vent clair sur ta peau

Comme aux flancs d’un récif

Déchire tes oripeaux

Dans un ballet lascif.

 

Et le sel sur tes lèvres

Exacerbe nos baisers

Dont le feu et la fièvre

M’invitent vers ton brasier.

 

Et lorsque la morsure

De ton corps déchaîné

Creuse en moi des fissures

 

Où tu vas m’entraîner

Je sens poindre la lave

Et je suis ton esclave.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 09:27

Amis terriens, votre Extra-Terrestre préféré sera en téléportation sur les ondes d’IDFM ce jour à 16 heures et quelques poussières d’étoiles pour vous parler du roman d’Arnaldur Indridason « Le Duel ».

Sur 98 FM pour ceux d’entre vous stationnés en Ile-de-France.

Ici pour les autres : http://idfm98.free.fr/

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 16:38

Pour vous aider à choisir un livre, rien ne vaut et rien ne vaudra jamais le conseil d’un libraire. Le libraire est le véritable ambassadeur des livres qu’il a lus.

Et les libraires disposent d’un site « le choix des libraires » où vous pourrez trouver une véritable mine d’informations : leurs choix, la revue de presse, les quatrièmes de couverture, le courrier des auteurs…

J’ai personnellement eu le plaisir de répondre à quelques questions dont vous trouverez la retranscription ci-après.

Bonne lecture.

 

http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-153637-cet-amour-que-vous-ne-m-avez-pas-donne.htm#504304

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 15:33

Comment ça vous avez planifié de profiter de l’été ? Et dire que vous pourriez tranquillement rester cloîtré chez vous, bien à l’abri du soleil, sans admirer ces paysages trop somptueux pour être honnêtes…

Si toutefois vous aviez un remord, sait-on jamais, ou bien si vous décidiez subitement de vous muer en ermite (non pas la grenouille), alors vous pourriez (par dépit s’entend) écouter l’interview que Laurence Ducourneau va faire de votre serviteur, ce samedi, à 16 heures, sur les ondes d’IDFM au cours de son émission littéraire « Les mots des livres ».

Au programme, mon dernier roman « Cet amour que nous ne m’avez pas donné » publié aux éditions Assyelle.

Pour ceux qui veulent profiter de la modulation de fréquence, c’est sur 98 FM (en Idf) et pour le reste de l’univers, avec votre smartphone, tablette connectée, montre bidule… en vous rendant là : 

http://idfm98.free.fr/

 

 

 

 

 

 

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 06:00

J’ai senti brusquement ton haleine

Gonfler la voile de mon désir

Ce vent puissant sans cesse m’entraîne

Et m’étourdit jusqu’au plaisir.

 

À la proue du bateau éphémère

Les embruns capiteux me transportent

Et les vagues sur mes flancs comme une mer

Se déchainent en terribles cohortes.

 

Enchaîné corps et âme sous la flèche  

Je deviens sur le pont ton captif

Tes assauts fulgurants qui me lèchent

 

Et m’inondent de bonheurs si hâtifs.

J’aperçois la prochaine déferlante

Et l’écume de ta fougue ruisselante.

 

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