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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 19:05

Un agent immobilier parisien expérimenté, et un tantinet facétieux, a engagé un jeune auxiliaire d’été dans son agence. Puisque le jeune homme manifeste un réel intérêt pour ce métier, il lui propose de l’emmener à un rendez-vous où un propriétaire doit rencontrer un candidat locataire. Le point de rencontre est fixé devant le porche de l’immeuble haussmannien concerné. Alors qu’ils arrivent à pied à proximité, l’agent interroge son jeune stagiaire :

―    D’après toi, parmi les deux hommes qui attendent devant le porche, lequel est le propriétaire et lequel est le locataire ?

Le novice les regarde mais ne trouve pas la réponse. L’agent immobilier lui dit alors :

―    Facile, c’est toujours le mieux habillé des deux.

Une fois la visite terminée, le novice demande à l’agent ce qui lui a permis de déclarer ça. L’agent lui répond en s’esclaffant :

―    Réfléchis un peu, l’un d’eux était en loques.

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:14

Vous trouverez ci-dessous, le texte de la chronique radiophonique consacrée à "Oscar et la dame rose"

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/2/1/9782226194121.jpg

 

Oscar, alias « crâne d’œuf » a dix ans. Il a dix ans et il vit à l’hôpital à cause de son cancer comme il l’écrit sans détour dans la première lettre qu’il adresse à Dieu. Oscar n’aime pas écrire, qui plus est à Dieu qui, d’après lui, n’existe pas. Oscar n’est pas le seul enfant en séjour longue durée dans le service de pédiatrie : il y a ses copains Bacon, Einstein ou Pop Corn et puis, celle qu’il aime en secret, Peggy blue, l’enfant bleue.

Pourquoi donc écrire à Dieu si on croît qu’il n’existe pas ? L’idée n’est pas d’Oscar, elle vient de « Mamie-Rose », une visiteuse bénévole qui passe du temps avec les enfants hospitalisés. Oscar adore « Mamie-Rose » qui le fait beaucoup rire, elle qui se présente comme une ancienne catcheuse, « l’étrangleuse du Languedoc ». « Mamie-Rose » lui paraît très vieille, périmée « comme un yaourt ». Ce sont là leurs petits secrets. Mais si Oscar aime bien « Mamie-Rose », c’est parce qu’elle est la seule dont le comportement n’ait pas changé à son égard ainsi qu’il l’expose à Dieu dans cette première lettre :

« Moi, je ne fais plus plaisir. Depuis ma greffe de moelle osseuse, je sens bien que je ne fais plus plaisir. Quand le docteur Düsseldorf m’examine, le matin, le cœur n’y est plus, je le déçois. Il me regarde sans rien dire comme si j’avais fait une erreur. Pourtant je me suis appliqué, moi, à l’opération ; j’ai été sage, je me suis laissé endormir, j’ai eu mal sans crier, j’ai pris tous les médicaments. Certains jours, j’ai envie de lui gueuler dessus, de lui dire que c’est peut être lui, le docteur Düsseldorf, avec ses sourcils noirs, qui l’a ratée, l’opération. Mais il a l’air tellement malheureux que les insultes me restent dans la gorge. Plus le docteur Düsseldorf se tait avec son œil désolé, plus je me sens coupable. J’ai compris que je suis devenu un mauvais malade, un malade qui empêche de croire que la médecine, c’est formidable.

La pensée d’un médecin, c’est contagieux. Maintenant tout l’étage, les infirmières, les internes et les femmes de ménage, me regarde pareil. Ils ont l’air tristes quand je suis de bonne humeur ; ils se forcent à rire quand je sors une blague. Vrai, on rigole plus comme avant.

Il n’y a que « Mamie-Rose »  qui n’a pas changé. A mon avis, elle est de toute façon trop vieille pour changer. »

 

Oscar est très lucide, il a compris que l’échec de son opération de la moelle osseuse le condamne à brève échéance. Alors pourquoi les adultes, à commencer par le médecin, ne lui disent pas ouvertement qu’il va mourir ? C’est ce qu’il demande à « Mamie-Rose » :

 

«  - Mamie-Rose, j’ai l’impression que personne ne me dit que je vais mourir.

Elle me regarde. Est-ce qu’elle va réagir comme les autres ? S’il le plaît, l’Etrangleuse du Languedoc, résiste et conserve tes oreilles !

-         Pourquoi veux-tu qu’on te le dise si tu le sais, Oscar !

Ouf, elle a entendu.

-         J’ai l’impression, Mamie-Rose, qu’on a inventé un autre hôpital que celui qui existe vraiment. On fait comme si on ne venait à l’hôpital que pour guérir. Alors qu’on y vient aussi pour mourir.

-         Tu as raison, Oscar. Et je crois qu’on fait la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d’être immortels.

-         Elle est ratée, mon opération Mamie-Rose ?

Mamie-Rose n’a pas répondu. C’était sa manière à elle de dire oui. Quand elle a été sûre que j’avais compris, elle s’est approchée et m’a demandé sur un ton suppliant :

-         Je ne t’ai rien dit, bien sûr. Tu me le jures ?

-         Juré. »

 

Mamie-Rose a souvent raison. C’est pour ça qu’elle conseille à Oscar d’écrire à Dieu pour lui confier ses pensées les plus secrètes, celles qui « s’incrustent », « l’alourdissent » et « l’immobilisent ». Oscar doit se décharger des ses mauvaises pensées. S’il ne les partage pas, c’est sûr il va devenir  « une décharges à vieilles pensées qui puent ». Et Dieu, d’après Mamie-Rose, est l’interlocuteur idéal pour ça, d’autant plus idéal qu’on peut lui formuler un vœu par jour. Mais un vœu, explique Mamie-Rose, ce n’est pas une chose matérielle comme celles qu’on demande au père Noël. Non, il s’agit de « choses de l’esprit ». Elle cite par exemple à Oscar « du courage, de la patience, des éclaircissements » avant d’ajouter « Et tu peux aussi, Oscar, lui suggérer des faveurs pour les autres. »

 

Alors c’est entendu, Oscar va écrire à Dieu. En plus, sur l’insistance d’Oscar, Mamie-Rose a obtenu une permission spéciale du médecin pour lui rendre visite chaque jour, et ce, pendant douze jours.

Pendant ces douze jours, à compter du dix-neuf décembre, Oscar et Mamie-Rose vont pratiquer la légende des douze jours divinatoires. Cette légende dit que chaque jour comptera pour dix ans.

Ainsi, durant cette très courte période, Oscar pourra-t-il vivre toutes les étapes de la vie avec l’aide et de Mamie-Rose. Il en fera le récit dans chacune des lettres qu’il va adresser à Dieu, même s’il n’a pas son adresse.

 

A travers ces quelques lettres, Eric-Emmanuel Schmitt aborde avec beaucoup de pudeur et de sensibilité le sujet des enfants atteints de pathologie incurables. Le sujet est grave, mais le ton n’est jamais larmoyant ou condescendant. En quelques dizaines de pages à peine, Eric-Emmanuel Schmitt nous entraîne avec maestria dans une quête de la vie, de ses joies et de ses peines, petites ou grandes. A travers les yeux d’Oscar, par l’intermédiaire de son cœur, nous vivons ou revivons en accéléré les grandes questions qui nous assaillent, celles qui font de nous des humains.

 

Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à vous précipiter chez votre libraire pour acheter « Oscar et la dame Rose », un pur joyau qui vous entraînera du rire au larmes. On ne remerciera jamais assez Eric-Emmanuel Schmitt pour nous avoir offert ce splendide manifeste, cette ode à la vie. Un grand et sincère bravo.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 17:41

Chers amis blogueurs,

Ce samedi 15 mai, je serai sur les ondes d’IDFM, vers 17 heures, dans l’émission de Laurence Ducournau « les mots des livres » pour vous donner un retour de lecture sur le roman « Oscar et la dame Rose ». L’ouvrage n’est pas récent, je sais, mais je ne l’avais pas encore lu, grave erreur je le concède, pas plus que je n’ai vu l’adaptation cinématographique.

 

Pour les franciliens, univers en perpétuelle expansion, c’est sur 98.0 FM, et pour ceux qui parcourent le vaste monde, un clic sur le lien ci-dessous fera l’affaire.

 


http://idfm98.free.fr/index10.php

 

 


P-S : boules Quies recommandées

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 19:56

Il n’est jamais trop tôt pour faire mal.

 

(Proverbe de boxeur)

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 19:40

On vante souvent mes traits d’esprit, ce qui est normal puisque mon esprit a l’épaisseur d’un trait.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 20:07

Peut-être que certains d’entre vous on vu ce reportage télé la semaine passée où nous étaient présentés des retraités américains totalement démunis, parfois à la rue, et obligés de reprendre une activité professionnelle pour simplement survivre. Tout cela à cause (ou grâce diront certains) à ce système basé sur un individualisme forcené faisant que votre retraite dépend, quasi uniquement, des économies que vous avez placées dans les (tristement) fameux fonds de pension. Seulement voilà, certains gérants sont amusés avec un argent qui n’était pas le leur avec les conséquences que l’on sait.

Ce reportage m’a touché, à tel point que j’ai tenté quelques rimes maladroites, mais sincères, sur le sujet.

 

 

Durant plus de quarante années

Tu as fourni un dur labeur

Travaillant tel un condamné

Tout juste gagnais tu ton beurre.

 

L’heure du repos étant venue

Tu fis valoir ta position

Selon les termes convenus

A l’organisme de gestion.

 

Tu ignorais tout des marchés

De leur débauche, des surenchères

Mais tu allais beaucoup toucher

Les « pros » feraient le nécessaire.

 

Ainsi tu allais profiter

Vivre sans crainte du lendemain

Chaque mois devant récolter

Les intérêts nés de tes mains.

 

Mais à la bourse de l’argent roi

Et des traders sans foi ni maître

Le risque tel un cheval de Troie

 

A soudain fait tout disparaître.

Comment feras-tu pour manger ?

Demain tu repars travailler.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 19:03

Les occasions de se réjouir dans les transports franciliens sont à peu près aussi fréquentes que les trèfles à quatre feuilles dans nos pelouses. On a beau chercher, on n'en trouve presque jamais.

Ce matin, c'est donc avec plaisir que j'ai croisé Fred Vasseur sur un quai du RER. Malheureusement, la rencontre fut réduite à peau de chagrin, chacun d'entre nous devant aller gagner son pain quotidien.

Ce fut quand même un vrai plaisir, et l'occasion pour moi de vous inviter à découvrir l'univers de cet auteur vraiment très sympathique. Allez-y, c'est juste là en-dessous :


link

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 19:07

la scène se déroule à l'accueil du comptoir Air France de Roissy, le lundi 19 avril 2010. Un monsieur tirant une énorme valise s'adresse à l'hôtesse :
- on vole quand ?
- ça dépend du volcan.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 16:09

Au cours d’une randonnée dans les Pyrénées, je suis parvenu à un belvédère. Me penchant un peu pour ressentir l’ivresse du vide, j’ai alors aperçu un type qui grimpait l’impressionnante paroi rocheuse sans aucun équipement visible. Pire, je l’ai distinctement vu lâcher toute prise plusieurs fois sans même tomber. Lorsqu’il s’est enfin hissé sur le promontoire, je lui ai immédiatement demandé comment il pouvait réaliser un tel exploit. Il m’a alors répondu :

« Facile, je suis le priapique du Midi de Bigorre. »

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 15:55

Celui qui est parti de rien dans la vie a tout à gagner ; celui qui est revenu de tout n’a plus rien à perdre.

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