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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:35

"Vanille Lauterre", dont je viens de vous faire l'éloge, est publiée aux éditions Assyelle, jeune maison qui construit un catalogue diversifié : romans, nouvelles, poésie, théâtre.

Vous pouvez retrouver leur catalogue en cliquant ici :

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 16:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41RnUyyKiXL._SL500_AA300_.jpg

 

Il y a des romans, des récits, des biographies, des recueils de nouvelles… les genres littéraires ne manquent pas. Et pourtant, ce livre ne relève d’aucun des ceux-ci, ou peut-être de tous à la fois, allez savoir… finalement, nous sommes en présence de quelque chose que nous ne connaissons pas, un véritable OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Vous n’êtes pas plus avancé. Normal. Alors le mieux est encore que je vous fasse lecture de la préface :

«  Vanille Lauterre est une marque non déposée, née fin 2009, peut-être créée début 2010, mais qui s'en soucie ?

 

Si vous mélangez les lettres dans un saladier, vous pourrez, à force coups de cuillère à pot, retrouver le nom qui se cache sous les fruits mixés. Mais comme vous avez englouti la salade avant même d'avoir pris le temps de la regarder, vous ne saurez rien. A moins que : vomissez maintenant, et laissez le contenu brouillé sur la table vous donner matière à réfléchir. On ne sait pas.

 

Le style pot-pourri laisse échapper des volutes de vulgarité poétique, de romance passionnelle, d'espoir gluant.

 

Bien sûr, il y a aussi la lavande bleue et le sein malchanceux, mais ça c'est presque une autre histoire. Quoi ? Queue.

 

A ne pas vous entendre, on croirait que tout ça ne va nulle part. Comme la bêtise ne m'est pas totalement cosmopolite, je ne mettrai pas de notes en bas de page en forme de petits chiffres référencés, et vous en aurez pour votre temps.

 

Pour finalement revenir à ses débuts, Vanille Lauterre relate les aventures sensuellement rocambolesques, remarquablement prosaïques et parfois pathétiquement lunaires d’une personne à sexe unique, à corps plein de replis, de creux et de bosses, qui sent le miel, le sel et le beurre. »

 

Voilà, le décor est planté, le style exposé. Nous allons donc partager la vie de Vanille Lauterre, au fil de pages où nous l’auteure nous transporte de surprise en surprise. Je parlais d’Objet Littéraire Non Identifié, et c’en est vraiment un. Et pourtant nous disposons d’un repère précis, quand l’histoire commence, en été, à Paris. Une curieuse rencontre en vérité, écoutez donc :

Sur le quai, tout n'est qu'agitation. Brouhaha. Odeur de pneus chauffés.

 19h27

 Elle. Jupe grise à carreaux au-dessus du genou. Jolies jambes lisses et dorées. Escarpins noirs. Chemisier blanc. Bras nus et ronds. Cheveux courts.

 Au bout du quai, un homme. Il marche vers elle. Grand, démarche assurée et élégante. Veste en lin brun sur chemise blanche. Pantalon sobre.

 Il s'avance. Elle le remarque.

 Les deux corps s'élancent l'un vers l'autre. Les sphères intimes se mêlent. Vibrations et chaleur. Les vêtements se frôlent. Les regards se trouvent. Décharge électrique. L'homme embrasse la fille sur les joues, près des lèvres. Elle garde ses yeux dans les siens, déjà troublée. Les corps se touchent. Épaule contre épaule. Elle se place devant lui, ou c'est lui qui se colle à elle. Elle sent sa poitrine dans son dos, ses bras autour de sa taille. De ses mains sur son ventre, il la presse contre lui. Son sexe contre ses fesses. La tension monte.

 Le train arrive. La rame est bondée, quelques voyageurs descendent, puis ils montent, d'un seul bloc. Calés l'un contre l'autre, à l'abri au milieu des autres corps serrés. Les mains jouent. Elle sent ses doigts sur ses cuisses, sur ses fesses. Elle est gênée. Elle voudrait arracher ses vêtements sur le champ. Elle le voit nu. Il regarde ses yeux, mais elle se mire déjà ailleurs.

 Bien sûr, des mots ont été dits. Des phrases banales. Les mots résonnent dans leurs têtes. De temps en temps, leurs bouches s'ouvrent et des mots sortent. Leur ton n'est ni neutre, ni pressant. Ce sont seulement des mots. Inutiles, futiles peut-être. Des paroles, tout simplement.

 Elle aime sa voix. Elle n'aime pas ce qu'il dit. Ça lui est égal. Pour le moment.

 Les voilà dehors. Ses talons claquent sur le pavé tandis qu'il la devance pour lui montrer le chemin. La sphère intime est rompue, à cause d'une histoire de bouteille de vin. Qu'à cela ne tienne, les voilà devant la porte de l'immeuble. Voici les boîtes aux lettres. La porte claque, elle s'avance pour ouvrir celle de la cage d'escalier, mais il l'attrape par le bras et l'attire à lui. Ses doigts sont déjà là. Elle le repousse. Ils montent les marches, jusqu'à chez lui. Ferment la porte.

 Ce type, je le connais. Je ne compte plus le nombre de filles qui entrent et sortent de chez lui. Celle-là n'a rien de plus ou de moins que les autres. Elle a les cheveux courts, fait inhabituel. Elles sont toutes plutôt agréables en tout cas.

 Le lendemain je les ai vus sortir de l'immeuble ensemble, à midi, et revenir le soir. Ça aussi c'est plutôt inhabituel. Mais ça n'a pas traîné : le surlendemain elle est repartie, avec cet air que j'ai vu tant de fois sur le visage des autres filles.

 Comment sera la prochaine ?

 Et moi, dans tout ça ? Si j'allais boire une bière, pour changer ? Il fait chaud, ici. »

 

 Au fil des pages, comme moi, vous aurez certainement l’impression de parcourir un journal intime, où Vanille nous fait partager ses émotions, ses rencontres, ses états d’âme. Derrière le personnage de Vanille on sent poindre, jamais très loin, des sujets personnels touchant intimement l’auteure que cela soit à travers des saynètes ou des poèmes plein de verve, de sensibilité et d’humour.

Vanille évolue dans un univers singulier, à nul autre pareil, un univers qui parfois déroute mais qui presque toujours en appelle à nos propres émotions avec un incroyable brio.

Si vous voulez sortir des sentiers battus, alors faîtes comme moi, procurez vous ce livre et placez-le sur votre table de chevet pour en déguster quelques pages chaque soir avant de vous endormir. Vous ferez assurément de beaux rêves.

S’agissant d’un premier ouvrage, on ne peut qu’être admiratif devant la maîtrise linguistique et l’imaginaire débridé de cette jeune auteure qui, n’en doutons pas, n’en est qu’au début d’une grande aventure littéraire.

Un immense bravo.

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 08:32

C’est une évidence : sur la toile, comme partout ailleurs, le temps s’écoule avec la même célérité… C’est par un beau jour de mai 2007 qu’a émergé cet espace d’expression, avec pour objectif de faire partager une infime partie de ce que j’écris ou de ce que je lis, ouvrir des débats, créer des échanges à partir des textes mis en ligne.

Objectif trop ambitieux sans doute. Échec. De ce point de vue-là au moins.

Voici donc quatre ans que ce blog s’éteint à petit feu, lente descente vers les abysses de l’oubli. Peut-être étais-je alors « moins » ceci ou « plus » cela… ce qui expliquerait pourquoi en vous promenant ici vous pouvez être certain que votre quiétude sera toujours préservée.

Les intérêts changent. Les quelques vers et autres pensées vertigineuses exposés se perdent dans d’improbables limbes… mais qu’importe, même si je me retrouvais définitivement seul dans cette thébaïde, j’écrirais toujours car tel est mon plaisir.

En revanche, je me réjouis d’avoir pu rencontrer ici puis appris à connaître certains d’entre vous avec qui une véritable amitié est née autour de la passion commune pour le verbe. Et, rien que pour cela, l’aventure est belle.

Quatre ans, ce sont les noces de cire… faut-il y voir un présage particulier ?

Bien à vous.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 20:13

Je vous invite à aller découvrir la pièce "Mélodie pour désaccords mineurs" où joue mon amie Yamina. Cela se passera au théâtre de Ménilmontant.

En plus, avec le flyer, vous pourrez bénéficier d'un tarif réduit.

Venez nombreux !

flyer2.jpg

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:47

Tel une vigie sur la falaise

Je suis ballotté par les vents

Et mes appels les plus fervents

Résonnent en moi comme un malaise.

 

Ce soir encore dans l’occident

Le ciel s’étiole sanguinolent

Aucun esquif même indolent

N’écarte le spectre de l’accident.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:08

Aujourd’hui, il y a grève sur les réseaux RATP des RER A et B. Mais pourquoi donc ?

Tout simplement parce qu’il paraît que travailler un vendredi 13 porte malheur !

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:34

Le ciel est bas

Mon cœur est gris

Les nuages pleurent

A l’infini.


Mon humeur change

Avec les cieux ;

Insoutenables

Atermoiements.


Caméléon

Je passe ainsi

Du bonheur pur

Au désespoir.


Voilà pourquoi

Je suis reclus

Dans ce désert

Où le bleu luit.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 19:53

Les mannequins sont, pour la plupart, des femmes légères.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 20:21

La vérité et le mensonge sont comme le jour et la nuit : ils se frôlent toujours sans jamais se rencontrer.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 18:59

La chose paraîtra sans doute incongrue à la plupart d’entre vous mais, avant hier, je n’avais jamais mis les pieds dans un fast food. J’avais toujours réussi à passer à travers les mailles du filet, quitte à parfois sauter un repas pour éviter d’avoir à ingurgiter ce que je considérais comme une hérésie au pays de la gastronomie. Las. Hier donc, un rendez-vous d’affaires avec des commerciaux me mena dans un de ces établissements. Avec circonspection, je pris un hamburger et des frites. Je n’en étais qu’à la moitié de ce cauchemar gustatif lorsque je me mis à étouffer, sentant mon cou et mon visage entier gonfler comme une baudruche. Heureusement, un médecin qui était là me secourut. Il me fit une injection qui me sauva la vie : j’avais été victime d’un œdème de Quick.

 

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