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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:06

Une plume.

Une plume a surgi sur mon dos

Puis une autre sur mon bras

Et ensuite sur ma jambe.

En quelques jours à peine

Je ne vis plus ma peau :

Je n’étais que plumage.

Cloîtré dans mon studio

Au sommet de la tour

Qui devint une cage

La fenêtre s’est ouverte.

Un vertige m’a saisi

Une force invisible

Vers le vide me poussait.

Je ne sais pas pourquoi

Et encore moins comment

Mais soudain j’ai sauté

Et me suis envolé

Vers un autre destin.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 15:20

A perdre la mesure d’une qualité on crée un défaut.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:46

Jeudi 15 septembre, mon amie Delphine de Vigan sera l’invitée de François Busnel dans « La grande librairie » où elle présentera son dernier roman « Rien ne s’oppose à la nuit ».

Dans ce roman très personnel, comme le fût « Jour sans faim » son premier roman publié, Delphine se lance dans une véritable quête, presque une enquête, sur le destin tragique de sa mère, qui a mis fin à ses jours.

Delphine recompose cette tragédie avec ses mots et sa sensibilité, en interrogeant sa mémoire, les souvenirs consignés au fil de temps dans son journal intime, mais aussi les souvenirs de toute une fratrie…

 

Avec ce nouvel opus, Delphine fait à nouveau partie de la première sélection pour le Goncourt (c’est la troisième fois). Obtiendra-t-elle enfin le précieux graal ?

 

Tous mes vœux l’accompagnent.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:05

Quand la neige sera chaude

Et le soleil gelé

Quand la mer sera creuse

Et les monts renversés

 

Quand le vent sera muet

Les nuages envolés

Quand l’odeur sera honte

Et les bois pétrifiés

 

Alors sur le granit

Nos prénoms séparés

Entreront en fusion

Pour ne plus se quitter.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 13:50

Si la vie vaut la peine d’être vécue, c’est d’abord pour les belles rencontres qu’elle nous réserve. Les circonstances sont parfois insolites mais peut-être pourraient-elles être pour partie régies par quelque invisible fil, quelque chose qu’on nommerait destin…

Voici neuf ans exactement, mon petit chemin tortueux a croisé celui de Frantz qui est depuis devenu un ami. En devisant en sa compagnie selon l’humeur de l’instant, en focalisant parfois mon attention sur les plus menus interstices de l’existence, j’ai souvent découvert des béances dont mon esprit n’aurait jamais même pu soupçonner l’existence. Je l’en remercie sincèrement.

Frantz, en toute discrétion, traduit parfois en mots quelques unes de ses nombreuses pensées ; il évoque parcimonieusement, avec la plus grande pudeur, des émotions et des sentiments toujours puissants. Ainsi m’a-t-il généreusement offert aujourd’hui une carte sur laquelle était écrit :

 

« J’aime la voix, dans ses inflexions légères, dans ses dérives incertaines, ressac d’émotions changeantes et de paisibles murmures. »

  

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 10:31

En cette fin d’été, un ami a eu la délicate attention de m’inviter au parc d’attraction d’Eurodisney (merci Wilfrid) ce qui a permis à la plus jeune des mes filles de passer une magnifique journée.

Cependant, comme vous le savez si vous fréquentez cet espace maléfique, les transports en commun et moi ne filons pas le parfait amour…

Arrivés dans le parc, direction le petit train, histoire de faire le tour du propriétaire… gare charmante, ambiance far West et, bien entendu, locomotive à vapeur.

Vingt minutes d’attente prévisionnelle.

Rien de bien méchant ; après tout, nous avons tout notre temps. Au rythme des passages notre tour approche, la tension nous gagne. Nous sommes déjà dans les starting blocks quand soudain le trafic est interrompu pour une « avarie de matériel ». Je me frotte les yeux, c’est sûr, je dois rêver. Mais non. Nous décidons d’attendre, un peu, beaucoup… plus d’une heure au total… Le mauvais œil quoi !

M’enfin, tout se mérite ! Le reste était parfait.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 22:20

Eh bien oui, même les plumitifs ont droit de partir physiquement et moralement. Avec un peu de malchance vous aurez de mes nouvelles. Ne croyez pas vous en tirer à si bon compte.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 16:43

 

Ci-après le texte de la chronique radio de ce jour. Bonne lecture.

http://www.ed-lesolitaire.com/ind-galerie_fichiers/image007.jpg

 

 

Sans internet, je n’aurais probablement jamais rencontré Sandrine Virbel, alias Sandy qui, voici deux et demi a posté un premier commentaire sur mon blog. Je n’ai pas manqué de lui répondre, comme je le fais quasi systématiquement, et me suis aussitôt dirigé vers « l’antre de Sandy », son blog, pour découvrir son univers. En parcourant ses articles, j’ai immédiatement été séduit par son regard sur les choses, l’acuité de son point de vue, la pertinence de ses analyses. C’est ainsi que nous avons commencé une relation épistolaire où nous échangions sur un peu tous les sujets, selon nos humeurs et l’actualité. Fréquemment je venais me promener dans « l’antre de Sandy », notamment pour lire ses nouvelles. Eh oui, Sandrine écrivait, et rudement bien. Cependant, comme vous le savez, écrire est une chose, être publié une tout autre, quand bien même votre talent est éclatant. Le talent ? Sandrine en a revendre, et c’était un crève-cœur que de savoir qu’aucun éditeur ne lui ouvrait sa porte. Heureusement,  Sandrine a su forcer le destin, en participant au concours « Quatre lignes » organisé par les éditions « Le Solitaire ». La  collection « Quatre lignes »  poursuit l’objectif de mettre en exergue des « textes brefs et singuliers » dixit. L’édition du concours 2011 a été remporté haut la main par Sandrine avec sa nouvelle « Abattez les grands arbres », avec comme récompense le graal : être éditée pour  notre plus grand bonheur.

« Abattez les grands arbres » nous ramène au milieu des années 1990 alors que sévissait au Rwanda un terrible génocide, celui des Tutsi par les Hutus. « Abattez les grands arbres » n’est autre qu’un signal, un signal de haine diffusé sur les ondes de la Radio Télévision Libre des Mille Collines, vecteur de propagande des extrémistes Hutus. Dans la nuit du 6 au 7 avril 1994, le message était clair : allez-y, « Abattez les grands arbres », c’est-à-dire les Tutsi, ceux que les colonisateurs belges avaient décidé d’ériger en « ethnie » supérieure selon des critères morphologique qui n’avaient rien à envier à ceux édictés par les nazis, d’autant plus qu’ils les précédèrent de quelques années. C’est précisément là, le jour où l’horreur a commencé, que Sandrine Virbel démarre son récit. Ecoutez :

 


« « Tais-toi, pas un mot… il approche… »

 

Il n’a pas besoin de le chuchoter à nouveau. Je suis tellement terrorisée que je cache mon visage dans le cou de mon frère qui me serre contre lui  dans un geste follement désespéré de protection impossible.

 

Ce n’est pas l’obscurité dérisoire de ce placard qui empêchera l’homme de nous atteindre, il lui suffira de donner un violent coup du bout de sa botte militaire pour défoncer le mobilier et nous offrir à son arme.

 

Ce n’est pas plus Paul-Toussaint, mon aîné de 2 ans, qui parviendra à nous sauver. Du haut de ses 12 ans, il ne fera pas le poids. Même maman ne s’y est pas trompée qui nous a ordonnés de nous cacher dans ce meuble exigu lorsque la milice a commencé à arpenter notre rue.

 

Lorsque l’homme est entré, je l’ai entendu la traiter de tous les noms. Il renversait les meubles, il hurlait des insanités, lui demandant où elle cachait ses sales cafards. J’ai mis un moment avant de comprendre qu’il parlait de nous, les enfants. Puis tout s’est enchaîné… maman qui s’interpose… qui supplie qu’on ne touche pas à ses petits… qui s’offre en sacrifice pour nous sauver… qu’on fasse d’elle ce qu’on veut mais qu’on nous épargne… Les larmes qui coulent sur les joues de mon frère m’impressionnent terriblement. Lui, si fort, un vrai petit dur lorsqu’il joue avec les autres garçons du voisinage, sa faiblesse momentanée me trouble au possible. J’entends du bruit, des pleurs et enfin des souffles. Je me sens éclaboussée par ces sons étouffés, salie parce que je ne comprends pas vraiment. Paul pleure doucement, les yeux baissés, il me serre plus fortement contre lui et pose un doigt sur mes lèvres pour m’imposer le silence. Seulement, je me trémousse, je ne suis pas très à l’aise, mes membres ankylosés à force de rester crispés dans une immobilité forcée commencent à douloureusement fourmiller. Honteuse, je ressens une sensation incongrue d’humidité qui court le long de mes jambes et qui baigne déjà l’endroit où je suis assise.

« Paul, je suis désolée, j’ai fait pipi sur moi… », je chuchote d’une voix contrite à l’oreille de mon frère qui plaque sa main sur ma bouche. L’homme est devant notre meuble, une mince paroi de mauvais bois nous sépare de sa haine incompréhensible. Nous avons l’impression de sentir sa respiration sur nous. Je me retiens de hurler. »


 C’est ainsi,  à travers les yeux de la petite Marie-Espérance, la bien nommée, que nous allons vivre cette tragédie de l’intérieur, partager ses peurs, ses craintes, son effroi devant une barbarie qu’elle ne comprend pas et que rien ne semble pouvoir arrêter, un déferlement de haine et de rancœurs savamment entretenu par les colonisateurs blancs et les extrémistes de tout bord.

Vivre, se battre pour vivre, simplement survivre au milieu du chaos. Voilà l’enjeu pour Marie-Espérance, son frère Paul, leur mère et leur petite sœur Eugénie.

Sandrine Virbel nous plonge avec maestria dans ce chapitre écœurant de l’histoire récente. C’était hier et personne n’a rien fait. Chaque mot est à sa place, chaque description, chaque sentiment renvoie un cortège d’émotion qui vous submergera. Alors, comme moi, lorsque vous aurez commencé la lecture de cette nouvelle poignante vous ne pourrez pas arrêter de tourner les pages pour en connaître le dénouement. 

Précipitez-vous sur le site des éditions « Le solitaire » pour  commander « Abattez les grands arbres », cette nouvelle magistrale de Sandrine Virbel. Bravo.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 21:26

Chers amateurs de la modulation de fréquence,

Demain, samedi  9 juillet, je serai sur les ondes d’IDFM (98 fm) à 16h35 dans l’émission de Laurence Ducournau « Les mots des livres » pour chroniquer la nouvelle de Sandrine Virbel « Abattez les grands arbres » .

Pour les accrocs de la toile ou pour tous les veinards qui résident loin de la cuvette francilienne pas de panique, vous pourrez vous délecter de ma voix de baryton en cliquant sur le lien qui est juste là

 

link

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 11:05

Tu pleures et les sanglots

Résonnent comme des plaintes

Les larmes telles des brûlots

Incendient tes complaintes

 

Tu pleures sur cet amour

Qu’elle disait éternel

Et ces nuits et ces jours

Aux étreintes charnelles

 

Tu pleures et tu comprends

Que tout est éphémère

Le destin qui reprend

 

Tes espoirs, tes chimères.

Mais la pluie des essarts

Assombrit ton regard.

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