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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:05

Le décor est planté

Aucun détail ne manque

Des lumières scintillantes

Aux couleurs saturées.

 

Nos narines frémissent

Aux arômes torréfiés

Les promesses sucrées

La cannelle et l’encens.

 

Dans l’azur ténébreux

Tous les flashs qui crépitent

Evoquent une nuée

Fabuleuse d’étoiles filantes.

 

Une douce frénésie

Envahit l’air ambiant

Où les cris des enfants

Ont le parfum des ors.

 

Les barbus finlandais

Chevauchent l’imaginaire

Leurs costumes rouge et blanc

Entretiennent cet espoir.

 

Je me laisse griser

Me disant que peut-être…

Quand soudain je remarque

Ton visage émacié.

 

Pour qui n’y prendrai garde

On te croirait grimée

Comme une saltimbanque

Composant un faciès.

 

Mais je croise dans tes yeux

Une faille de terreur :

En cette nuit de Noël

Tu es prête à sombrer.

 

Emporté par la foule

J’avance encore un peu

Esquissant un sourire

A l’émail indécent.

 

Tu t’accroches à l’espoir

D’une main secourable

Chaleureuse et sincère

Qui te viendrait en aide. 

 

Mais je suis un minable

Egoïste et odieux.

Ignorant ton appel

Je poursuis mon chemin.

 

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 11:01

La ville n’est que noirceur,

A l’ombre de mes yeux

Nul astre n’a jamais lui.

 

Il en va de mon cœur

Comme dans l’univers peint

En aplats noirs et froids.

 

Aucune onde ne m’atteint

Ni bonheur, ni envie ;

L’amour m’est inconnu.

 

Autour de moi gravite

Comme une anti-matière

Aspirant corps et âmes.

 

La ville soudain prend peur

A cette perspective :

Elle risque d’être engloutie.

 

Je me repais des autres

Sans désir et sans faim

Nullement rassasié.

 

La ville soudain m’écoeure

Terrible dyspepsie

Inondant mon regard.

 

Par delà mes paupières

Tu es là devant moi

Sans crainte ni désarroi.

 

Tu sais bien avant moi

Que cette mascarade

Prendra fin dans tes bras.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:35

Soudain tu lèves le voile sans la moindre pudeur

Désirant contempler l’étendue des dégâts

Ton visage ne trahit qu’une sourde rancœur

L’homme que tu as aimé n’est pour toi qu’un Judas.

 

De nous deux tu es bien celle qu’il faudrait plaindre

Et la faute m’en revient sans discussion possible

A l’abri de tes bras j’aurais voulu éteindre

Le feu du désarroi aux douleurs indicibles.

 

La seule volonté est parfois bien fragile

Quand les forces supérieures travestissent nos âmes

Ignorant les tourments, les lois de l’évangile

 

Qui s’imposaient à nous ont brûlé dans les flammes.

Tes yeux s’arriment aux miens avec condescendance

Mon corps s’est calciné aux torches de l’imprudence. 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 20:58

Le racisme est comme la connerie : il est daltonien.

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 08:56

Tu croyais naïvement aux vertus du travail

Au salaire de la sueur et de l’intelligence

Ton patron soutenant que pour être au sérail

Tu devais chaque instant témoigner allégeance.

 

Ainsi donc tu portais sur les fronts baptismaux

Les valeurs essentielles qu’on t’avait inculquées

Répétant à l’envi qu’il n’était point de maux

Que leur stricte observance ne puisse éradiquer.

 

Puis vint le jour d’un siège directorial vacant; 

Tu pensas tout de go qu’on saurait reconnaître

Ta servile obligeance, ton parcours convaincant

 

Pour qu’enfin dans le cercle en grande pompe tu pénètres.

Evincé de la course, tristement tu compris

Qu’un défaut d’ascendance ne valait que mépris.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 21:50

La terre colle à mes pieds

Traînant comme un fardeau

Le plomb de mes souliers.

 

Avide de liberté

J’épouserai l’oiseau

Sur l’autel azuré.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:06

Dans la nuit moite et lourde

L’haleine de la ville reste sa propre captive.

Mon pas sur le pavé résonne d’un écho sourd

Aux flancs des demeures assoupies

Pour s’en aller mourir dans l’infini cendreux.

Le labyrinthe des sombres ruelles,

Imperceptiblement m’entraîne vers un cachot sanglant.

Les bas-fonds surgissent

Des entrailles de la cité tentaculaire

Pour attirer vers les sous-sols dépravés

Les âmes errantes et indécises.

Sur le pavé raboteux, mon allure perd de sa superbe

Et mes yeux dans le noir absolu

Ne trouvent aucun secours.

La rue est soudain muette et halitueuse.

 

Me voilà égaré au milieu de nulle part.

Je fais halte pour aspirer en moi

Ce silence étrange et pesant.

La peur me prend à bras le corps

Dans une violente et suffocante étreinte.

J’entends battre mon cœur

Comme un tambour de charge.

Dans l’ombre fuyante de la rue

Un chat noir soudain s’enfuit en ragoulant de plaisir.

Je redoutai une malencontre mais,

Avide de curiosité, je m’avançai un tantinet.

Appréhendant quelque attrapoire

Je marquai à nouveau le pas sans toutefois ciller.

Au fond de la tortille

Une silhouette se détacha alors très distinctement.

Comme je m’approchai,

Une voix de respectueuse me héla :

« Eh chéri, tu montes ? »

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:01
"Pas la peine de revenir", c'est le titre de la première nouvelle du recueil que je viens de publier "J'aimerais vivre un jour encore". Ecrire un poème sur la même thématique m'a procuré beaucoup de plaisir (et un peu de sueur).
Bonne lecture.

 

J’attends les résultats du bac

Comme une accusée sa sentence.

Le cœur en creux, les jambes en vrac

Miroirs de mon inconsistance.

 

Un étrange sentiment m’habite

Celui de l’échec à venir

Je serai chassée de l’orbite

Dans le néant sans avenir.

 

Dans la cité grise et sinistre

Un beau-père qui veut me bannir

Et toutes ces roustes qu’il m’administre

C’est pas la peine de revenir.

 

Au loin j’entends déjà des cris

La joie de jeunes et beaux vainqueurs

Une sarabande qui me proscrit  

 

Désastre qui me soulève le cœur.

Sous la passerelle que je gravis

Les trains mortels foncent ravis.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:33

J’ai su que j’étais vieux le jour où on m’a dit que je ne faisais pas mon âge.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:39

Les feuilles des arbres tombent

Sous les gifles du vent

Elles s’éparpillent en nombre

Morne fuite en avant.

 

Les feuilles des arbres tombent

Assemblée d’âmes seules

La terre humide et sombre

Comme ultime linceul.

 

Les feuilles des arbres tombent

Et mon cœur au-dedans

S’ensevelit dans la tombe

 

De mon spleen abondant.

Pur bonheur avorté

Dès la fin de l’été
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