Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:35

Soudain tu lèves le voile sans la moindre pudeur

Désirant contempler l’étendue des dégâts

Ton visage ne trahit qu’une sourde rancœur

L’homme que tu as aimé n’est pour toi qu’un Judas.

 

De nous deux tu es bien celle qu’il faudrait plaindre

Et la faute m’en revient sans discussion possible

A l’abri de tes bras j’aurais voulu éteindre

Le feu du désarroi aux douleurs indicibles.

 

La seule volonté est parfois bien fragile

Quand les forces supérieures travestissent nos âmes

Ignorant les tourments, les lois de l’évangile

 

Qui s’imposaient à nous ont brûlé dans les flammes.

Tes yeux s’arriment aux miens avec condescendance

Mon corps s’est calciné aux torches de l’imprudence. 

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 20:58

Le racisme est comme la connerie : il est daltonien.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 08:56

Tu croyais naïvement aux vertus du travail

Au salaire de la sueur et de l’intelligence

Ton patron soutenant que pour être au sérail

Tu devais chaque instant témoigner allégeance.

 

Ainsi donc tu portais sur les fronts baptismaux

Les valeurs essentielles qu’on t’avait inculquées

Répétant à l’envi qu’il n’était point de maux

Que leur stricte observance ne puisse éradiquer.

 

Puis vint le jour d’un siège directorial vacant; 

Tu pensas tout de go qu’on saurait reconnaître

Ta servile obligeance, ton parcours convaincant

 

Pour qu’enfin dans le cercle en grande pompe tu pénètres.

Evincé de la course, tristement tu compris

Qu’un défaut d’ascendance ne valait que mépris.
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 21:50

La terre colle à mes pieds

Traînant comme un fardeau

Le plomb de mes souliers.

 

Avide de liberté

J’épouserai l’oiseau

Sur l’autel azuré.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:06

Dans la nuit moite et lourde

L’haleine de la ville reste sa propre captive.

Mon pas sur le pavé résonne d’un écho sourd

Aux flancs des demeures assoupies

Pour s’en aller mourir dans l’infini cendreux.

Le labyrinthe des sombres ruelles,

Imperceptiblement m’entraîne vers un cachot sanglant.

Les bas-fonds surgissent

Des entrailles de la cité tentaculaire

Pour attirer vers les sous-sols dépravés

Les âmes errantes et indécises.

Sur le pavé raboteux, mon allure perd de sa superbe

Et mes yeux dans le noir absolu

Ne trouvent aucun secours.

La rue est soudain muette et halitueuse.

 

Me voilà égaré au milieu de nulle part.

Je fais halte pour aspirer en moi

Ce silence étrange et pesant.

La peur me prend à bras le corps

Dans une violente et suffocante étreinte.

J’entends battre mon cœur

Comme un tambour de charge.

Dans l’ombre fuyante de la rue

Un chat noir soudain s’enfuit en ragoulant de plaisir.

Je redoutai une malencontre mais,

Avide de curiosité, je m’avançai un tantinet.

Appréhendant quelque attrapoire

Je marquai à nouveau le pas sans toutefois ciller.

Au fond de la tortille

Une silhouette se détacha alors très distinctement.

Comme je m’approchai,

Une voix de respectueuse me héla :

« Eh chéri, tu montes ? »

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:01
"Pas la peine de revenir", c'est le titre de la première nouvelle du recueil que je viens de publier "J'aimerais vivre un jour encore". Ecrire un poème sur la même thématique m'a procuré beaucoup de plaisir (et un peu de sueur).
Bonne lecture.

 

J’attends les résultats du bac

Comme une accusée sa sentence.

Le cœur en creux, les jambes en vrac

Miroirs de mon inconsistance.

 

Un étrange sentiment m’habite

Celui de l’échec à venir

Je serai chassée de l’orbite

Dans le néant sans avenir.

 

Dans la cité grise et sinistre

Un beau-père qui veut me bannir

Et toutes ces roustes qu’il m’administre

C’est pas la peine de revenir.

 

Au loin j’entends déjà des cris

La joie de jeunes et beaux vainqueurs

Une sarabande qui me proscrit  

 

Désastre qui me soulève le cœur.

Sous la passerelle que je gravis

Les trains mortels foncent ravis.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:33

J’ai su que j’étais vieux le jour où on m’a dit que je ne faisais pas mon âge.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:39

Les feuilles des arbres tombent

Sous les gifles du vent

Elles s’éparpillent en nombre

Morne fuite en avant.

 

Les feuilles des arbres tombent

Assemblée d’âmes seules

La terre humide et sombre

Comme ultime linceul.

 

Les feuilles des arbres tombent

Et mon cœur au-dedans

S’ensevelit dans la tombe

 

De mon spleen abondant.

Pur bonheur avorté

Dès la fin de l’été
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 17:02

Alea jacta est

Le sort en est jeté, normal après tout en cette soirée d’halloween.

Mon nouveau livre « J’aimerais vivre un jour encore » vient de paraître. Comme à chaque fois, j’ai un nœud au ventre, peur que mes tribulations romanesques ne plaisent à personne, peur que ce bouquin soit le dernier, faute de lecteurs.

92% des livres sont distribués dans les points de vente traditionnels, points de vente où, comme la plupart des auteurs des « petites » maisons, je serai invisible. Eric qui ? Un lien de parenté avec Jean-Claude ? Les amateurs de BD penseront éventuellement à Jean.  

Bref, ce livre qui pousse son premier cri, ne grandira sans doute pas. Ce n’est pourtant pas faute de faire tout ce qui est en mon modeste pouvoir. Comment se résoudre à voir le fruit de ses entrailles végéter ? Pas facile ! Votre amour propre en prend un coup. Vous redoutez que l’on vous dise d’arrêter là cette gentille farce. Allez, mon grand, va te coucher, les vrais auteurs arrivent. Et pourtant je n’ai pas sommeil. Que ne ferais-je pas pour rêver éveillé, pas vous ?

Alors c’est sûr, « J’aimerais vivre un jour encore ».

Merci à toutes celles et ceux qui me témoignent leur soutien et leur amitié.
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 19:54
L’été dernier, alors que je me promenais sur un chemin côtier, j’ai remarqué dans les eaux claires du cap Corse, un plongeur qui s’adonnait à la chasse sous-marine. Je me suis assis pour contempler ce ballet aquatique que je n’avais jamais observé de visu. Lorsqu’il est remonté à la surface et qu’il a enlevé son masque, j’ai alors remarqué que son visage au teint bistre était constellé de boutons singuliers évoquant de petites ventouses, comme si sa peau avait pris des accents d’étoile de mer. Intrigué, je n’ai pu m’empêcher de l’interroger sur les causes de cette particularité cutanée. Il m’a alors répondu qu’il souffrait depuis l’adolescence d’apnée juvénile.
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'Eric Van Hamme
  • Le blog d'Eric Van Hamme
  • : Partager ma passion pour l'écriture sous toutes ses formes. Vous faire connaître quelques coups de cœur de lecture. Confronter nos points de vue, tout simplement.
  • Contact

Recherche