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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:08

Assis dans la poussière

Ton regard fiévreux

S’évapore lentement.

Tout juste as-tu la force

De présenter ces mains

A d’improbables oboles.

La foule passe et t’ignore

Tout comme le soleil

Qui a banni ton ombre.

Si ce n’était ton pagne

Aux couleurs sépulcrales

Tu serais un fantôme.

Ton corps n’est que brindille

Fragile et inflammable

Qu’un rien peut consumer.

Mais il n’est pas un homme

Pour faire couler en toi

La source qui se tarit.

Le vent a emporté

Sur ses ailes brulantes

Le souffle imperceptible

De ton dernier soupir.

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Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
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commentaires

Loran 20/11/2011 11:26


Très poignant et toujours aussi révoltant... Ne pas commenter ici serait souscrire à l'indifférence.

Eric Van Hamme 20/11/2011 11:34



Merci beaucoup Loran,


en fait, c'est un reportage sur une chaîne TV du cable qui m'a "inspiré" (le mot semble ici terriblement déplacé), où on voyait les ravages de la famine et, comme souvent, l'aide humanitaire
internationale détournée par une poignée de bandits locaux qui n'hésitent pas à laisser "crever" la bouche ouverte les gamins qu'ils croisent. Cela me file vraiment une indescriptible nausée.



Arielle 17/11/2011 20:59



Heureusement que l'âme erre dans l'air ! l'idée de poussière est bien grise...


bonne soirée


arielle



Eric Van Hamme 19/11/2011 18:29



Eh oui chère Arielle,


Ce poème est triste. Il évoque la misère d'un enfant en Afrique, j'avais pensé au Mozambique, mais cela pourrait être (malheureusement) dans bien d'autres endroits.


Amicalement,



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