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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 09:10
Si vivre c’est mourir un peu, devons-nous vraiment vivre ?
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 09:11
Il n’est plus grande évidence que celle qui s’impose sans qu’on prononce son nom.
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 20:58
Depuis bien trop longtemps déjà tu as volé
Mon quotidien. Tu as volé mon corps, mon âme
Et mon destin. Au féminin tu n’est point femme,
Même si de moi tu as vraiment tout consommé.
 
Je ne pourrai jamais m’asseoir sous le portique
Ecouter l’assemblée faire fi de tes desseins;
Je suis sensible à tes ardeurs quand tu me piques
Et incapable de soutenir que tu n’es rien.
 
Et quand bien-même le feu que tu attises en moi
Fait de mon corps un essart noir et dévasté,
Tocsin de mon bonheur, je viendrai te briser
Pour retrouver la paix au sommet du beffroi.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 09:53
L’amitié pardonne à l’amour ce que l’amour ne lui pardonne pas.
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 10:16
Hitler adorait l’histoire romaine.
Et pour cause : dans la Rome antique les dictateurs étaient élus. Le mandat du dictateur, qui concentrait tous les pouvoirs, était de courte durée, notamment en cas de crise de la république. Dans l’Allemagne de 1933 la république de Weimar était à l’agonie, la démocratie en danger. Toutes les conditions étaient donc réunies pour l’élection d’un dictateur qui ne disait pas encore son nom.
Le personnage préféré d’Hitler dans la Rome antique était Jules César.
César : celui qui avait fait marcher ses troupes, franchi le Rubicon pour prendre le pouvoir.
César : premier dictateur nommé ad vitam aeternam. Mais l’éternité de César ne dura qu’un mois.
Hitler, lui, professa que le Reich durerait mille ans. Il lui suffit cependant de quelques années pour mettre le monde à feu et à sang, déchaîner un torrent de haine et de barbarie furieuse.
Comment ne pas amèrement regretter que le parallèle avec César ne soit pas poursuivi jusqu’à un complot en cette funeste année 1933.
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 10:25
La femme est l’avenir de l’homme dans un futur qui se conjugue au présent.
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 11:19
C’est décidé, je me lance dans l’autoédition. Mon premier bouquin sera consacré aux voitures françaises.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 09:10
Ainsi la lune et le soleil
Depuis toujours font chambre à part.
Quand l'un se couche, l'autre s'éveille,
A l'aube d'un matin blafard.
 
Dieu sait combien ils sont si tristes,
Laissant à l'autre sur la feuillée,
Inconsolables duettistes,
De grises larmes de rosée.

Si par bonheur ils se rencontrent,
Au clair de lune ensoleillé,
C'est par pudeur qu'ils ne nous montrent
Que leur éclipse ensommeillée.
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 12:17
L’homme appelle Dieu ce qu’il ne comprend pas. 
Ce concept a encore un bel avenir devant lui.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 15:51
 

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Je fus donc accueilli par l’antithèse de mon patron robot ce qui, au demeurant, était plus réjouissant que de devoir assurer face à un olibrius du même acabit que moi. Pour me mettre à l’aise, rompre la distance imposée par les dimensions hors normes de son magnifique bureau au plateau finement marqueté, Pierre Garcin m’invita à prendre place autour de la table ronde occupant le centre de son repaire.
Il s’agissait d’une splendide réalisation artisanale que je crus taillée dans la masse avant de me raviser en considérant son diamètre que j’évaluai à un mètre quatre vingt. Pour autant, je ne parvins pas à déceler la moindre césure à la surface. Entièrement en noyer, la table était ornée d’une rose des vents façonnée par l’emploi de deux teintes de vernis apposées au tampon conférant à cette essence commune une brillance et un éventail chromatique inhabituels. La table reposait sur un pied monumental évasé sur lequel je devinai, habilement sculptés par l’ébéniste, des bustes inspirés par quelques antiques colosses hellènes en marbre. La masse conséquente de l’ensemble semblait littéralement plonger dans l’épaisse toison de la moquette en mohair beige clair recouvrant le sol d’où irradiait une douce chaleur à peine perceptible.
Un noyer séculaire semblable au précédent avait sans doute permis d’ouvrager des répliques singulières de chaises à bras de style Louis XIII dont la garniture en cuir exhalait une odeur de cire presque entêtante. De larges accotoirs habillés du même cuir, cette fois retourné, auguraient un confort propice à la relaxation plutôt qu’au travail pour lequel j’étais là.
Cette invitation à la détente était renforcée par la quiétude quasi solennelle des lieux tout juste troublée par le murmure de l’eau de la Corrèze flirtant avec les gros galets gris qu’elle avait charriés là les jours de crues.
Je pris place face aux larges baies vitrées coulissan-tes qui ménageaient une échappée vers les pentes herbeuses venant mourir sur les berges de la rivière. De part et d’autre de ce panorama, étaient accrochées par des cimaises des lithographies de Léonore Fini. Celle de gauche mettait en scène une chatte essayant un chapeau alors que celle de droite montrait trois fillettes se balançant en compagnie de leurs trois chats.
Pendant ces quelques secondes qui me semblèrent des minutes, l’œil vif, affichant un large sourire franc, Pierre Garcin me dévisagea avec l’insistante lenteur d’un douanier soviétique au regard bleu acier dans l’aérogare de Moscou avant que Gorbatchev et la perestroïka ne soient passés par là. Nullement décontenancé, je profitai de ces instants pour saisir dans mon cartable d’écolier un cahier à spirales Oxford neuf, format A4, petits carreaux et feuilles détachables. Je sortis également une longue trousse ajourée en cordes tissées qui m’offre l’incomparable avantage de pouvoir trouver beaucoup plus rapidement que dans un modèle classique l’objet que je recherche.
L’originalité de cet équipement aiguisât la curiosité de mon interlocuteur et eut pour effet immédiat de suspendre son examen psycho morphologique et d’embrayer sur le sujet :
¾      Votre Palm est en panne ? me demanda-t-il.
¾      Rassurez-vous, répondis-je du tac au tac, j’ai aussi amené mon agenda de poche.
¾      Cela ne fait ni consultant ni parisien, enchaîna-t-il moqueur.
¾      Peut être par ce que je ne suis qu’un ersatz du premier et pas vraiment le second, objectai-je sur un ton facétieux.
¾      Chapeau ! vous faites bien des mines.
¾      C’est pour cela que je ne me sépare jamais de mon crayon.
Un énorme éclat de rire jaillit du plus profond de sa cage thoracique avec la puissance d’un déluge comique.
¾      Vous êtes l’homme qu’il me faut ! Quelles sont vos conditions financières ?
¾      Mes honoraires s’établissent à deux mille euros par jour, hors taxe.
¾      Ah oui, tout de même !
¾      Vous n’êtes engagé à rien. Si ce prix est hors budget pour votre entreprise je retourne à Paris derechef. C’est sans aucun souci. Vous savez, il faut toujours que l’offre rencontre la demande. Tous vos accordéons sont-ils au même prix ?
¾      Bien sûr que non. Comment comparer un modèle d’étude à un autre fait sur mesure avec des spécifications techniques particulières ?
¾      Aucune comparaison possible. De même en matière de consulting. Vous pouvez acheter du prêt-à-porter, essentiellement dans des multinationales anglo-saxonnes, et espérer que cela vous seille. Cela peut fonctionner, mais vous pourrez croiser dès demain quelqu’un qui portera dans la rue exactement le même vêtement que vous.
¾      Soit, mais encore ?
¾      Je veux vous expliquer que ces grands cabinets, au demeurant de bons professionnels, ratissent large, ont un business à grande échelle. Ce qui veut dire, pour répondre plus directement à votre interrogation, qu’ils peuvent très bien réaliser une mission identique chez votre concurrent direct… et lui fournir des réponses qui ressembleront furieusement à celles qui vous seront formulées.
¾      Mais c’est de l’arnaque !
¾      Pas du tout. Dans ce genre de situation, deux équipes de consultants totalement distinctes opèreraient sur le terrain. Il n’y aurait par conséquent aucun risque d’espionnage industriel. C’est une règle d’éthique scrupuleusement suivie croyez moi.
¾      Alors ma réponse serait bien différente de celle donnée chez Janker ou Bertomelli, nos deux principaux concurrents en Europe.
¾      Elle serait différente … dans la forme seulement. Chacune des deux équipes utiliserait en effet rigoureusement les mêmes méthodes d’investigation, adopterait la même technique de résolution de problème, se réfèrerait aux mêmes expériences du cabinet. Au final vous auriez deux modèles d’accordéons d’étude dont seule la couleur serait distincte. En engageant un consultant indépendant comme moi, vous recherchez au contraire à obtenir quelque chose de fait pour vous, rien que pour vous, exactement selon vos attentes. Le prix est en rapport. La décision vous appartient pleinement.  
¾      Bon… c’est vrai que depuis que vous êtes entré dans cette pièce, vos yeux n’ont cessé d’inspecter tout ce qui se présentait à eux. On dirait qu’ils sont montés sur des roulements à billes.
¾      Je prends cela pour un compliment.
¾      C’en est un. Votre sens de la répartie montre combien votre esprit est vif et votre caractère anticonformiste. Ce sont précisément ces qualités qui vous seront utiles pour me tirer de l’ornière qui semble se creuser sous mes pieds chaque jour davantage. Je veux du sang neuf, des idées neuves, trouver de quoi reprendre l’avantage sur mes concurrents. J’accepte vos conditions, mais à ce tarif là ne perdons pas de temps.
Je compris qu’il allait m’exposer ce qu’il attendait de moi. Aussi, j’ouvrai mon cahier à la première page (j’en commençais un neuf à chaque mission) et pris mon roller pour retranscrire sur le papier le maximum de cette matière première qu’est le propos de mes clients. Bien souvent, à leur insu et de leur plein gré, ceux que vous êtes censé conseiller vous livrent avec une ingénue franchise la réponse qu’ils cherchent. Car, si se poser la question c’est déjà y répondre, il faut tout de même une certaine expérience, du flair et de l’intuition pour bâtir la solution comme on assemble un puzzle de plusieurs milliers de pièces dont la majorité serait de surcroît totalement inutile. Il s’agit quasiment d’un travail d’orpailleur pour lequel le consultant serait le seul à distinguer les minuscules pépites dans le flot des alluvions verbales apportées sans retenue par les chercheurs d’or novices, dépourvus des indispensables cônes transformant le caillouteux exposé grisâtre en solution brillante.
Pierre Garcin enchaîna sur un ton plus lourd, plus grave, ralentissant le flux de son propos pour trouver le mot juste et, sans doute, me permettre de noircir le maximum de lignes sur mon cahier.
¾      Comme vous le savez peut être, l’accordéon est ancré dans la culture corrézienne même si son histoire a débuté dans d’autres contrées, de manière assez singulière d’ailleurs.
¾      N’hésitez pas à remonter le temps. Chaque détail pourrait m’être utile.
¾      D’accord. En 1829 donc, à quelques semaines d’intervalle, deux inventeurs qui ne se sont jamais rencontrés, déposent chacun le brevet d’un nouvel instrument portatif à sons fixes. L’un est autrichien, Cyrille Demian. Il nomme son invention « l’akkordion ». L’autre est anglais, Charles Wheatstone, et l’appelle le « concertina ». Si les deux noms sont passés dans le langage usuel, c’est l’accordéon qui, dans la plupart des pays est resté le terme d’usage courant.
En 1840, un français, Léon Douce, déposa à son tour le brevet modernisé d’un « accordéon harmonieux » qui, bien qu’encore imparfaitement maîtrisé, préfigure ce qui deviendra l’un des deux grands types d’accordéons existant aujourd’hui à savoir le chromatique. Mais nous y reviendrons tout à l’heure. Apprenez, pour la petite histoire, qu’en 1852 un autre inventeur de chez nous, Philippe Joseph Bouton, déposa de son coté le brevet d’un accordéon à touches piano. C’est probablement de là que notre instrument tire son nom de piano à bretelles. Suis-je clair ? S’enquit-il.
Tout en griffonnant mon cahier à force d’abréviations, savamment mises au point au cours de ma vie estudiantine (une sorte de sténo archaïque que je suis seul à déchiffrer) je lui répondis :
¾      Vous êtes des plus précis. Grâce à vous, je vais pouvoir en épater plus d’un (je pensais surtout à Sébastien). Je suis curieux de savoir comment l’histoire arriva jusqu’à Tulle.
¾      J’y viens, enchaina-t-il. Pendant les premières décennies la fabrication des accordéons était purement artisanale, les musiciens les confectionnant souvent pour leur usage personnel. L’intérêt, la curiosité et la demande augmentant, un italien au nom prédestiné, Paolo Soprani, vivant dans le village de Castelfidardo situé dans la province des Marches, décide de lancer la première production organisée dans un atelier dédié à cette activité. L’instrument sera maintes fois perfectionné notamment dans sa version chromatique, c'est-à-dire qui produit le même son dans les deux sens, que l’on tire ou l’on pousse le soufflet. Castelfidardo a rapidement développé cette industrie qui tenait alors un rôle central dans l’activité de la petite cité.
Marquant une pause dans son récit, Pierre Garcin se leva et me proposa un verre d’eau que j’acceptai volontiers. Après s’être désaltéré à coup de grandes rasades d’une eau gazeuse juste fraîche à la salinité assez marquée, mon orateur reprit :
¾      L’épopée familiale commence, dans la légende au moins, en 1882 à Paris. Cette année là, mon aïeul, Alphonse Garcin, natif de Tulle, venait de terminer son apprentissage de quatre ans chez un Maître luthier de la rue du Rocher, monsieur Larcher.
Dans son atelier, on fabriquait plus spécifiquement des violoncelles et des violons dont jouait mon ancêtre. Au cours de son séjour dans la capitale, il s’était lié d’amitié avec un accordéoniste italien de Castelfidardo qui gagnait sa vie en donnant des récitals dans les salons de la bourgeoisie parisienne. Conquis par l’instrument et par les récits de son ami, Alphonse Garcin entreprit un voyage initiatique vers la petite cité italienne située à proximité immédiate des rives de la mer Adriatique.
Bien que parlant peu italien, il réussit à se faire embaucher comme ouvrier dans l’usine Soprani. Grâce à sa formation de luthier et à ses qualités de violoniste, il eut tôt fait de se faire remarquer par le fondateur qui le prit en amitié. Si Valentino Soprani, frère et associé de Paolo avait trois fils, ce dernier était père de trois filles. L’aînée, Monica, tomba sous le charme de l’auvergnat qui lui-même n’avait d’yeux que pour elle. L’année suivante ils se marièrent et c’est bien sûr aux sons de l’accordéon et du violon que leur union fût célébrée. Tout allait pour le mieux si ce n’est que, en tant que « pièce rapportée » (il mima les guillemets) Alphonse, un tantinet ambitieux, n’aurait jamais pu prétendre jouer un rôle majeur dans l’entreprise familiale des Soprani. C’est pourquoi, en 1885, les jeunes époux décidèrent d’un commun accord de partir pour Tulle avec pour projet de se lancer dans la fabrication d’accordéons. C’est ce qu’ils firent en ouvrant une boutique de lutherie dans la rue Barrière. 
Sans lever la tête de mon cahier je lâchai à Pierre Garcin :
¾      Vous aviez parfaitement raison de parler d’épopée familiale tant cette histoire confine presque au romanesque. D’où tenez vous cela ? d’une tradition orale ?
¾      Que nenni, répondit-il, il se trouve qu’Alphonse avait l’habitude de tenir un journal dans lequel il notait très régulièrement les faits marquants de son existence en prenant un soin tout particulier pour décrire ce qu’il voyait, pensait ou ressentait. Comme vous le faites ici, il remplit plusieurs cahiers d’une écriture à la plume magnifiquement calligraphiée. En tout état de cause, il est l’instigateur d’une autre tradition familiale consistant à tenir le journal de sa vie.
¾      Vous-même poursuivez-vous cette coutume ? m’enquis-je.
¾      Bien sûr ! il s’agit bien là avec la fabrication des accordéons des deux atavismes familiaux auxquels je suis particulièrement attaché. C’est la lecture de ces manuscrits qui me permet de vous résumer la saga Garcin en allant à l’essentiel.
¾    Me permettriez-vous de parcourir ces fameux cahiers pour mieux m’inspirer de votre histoire ?
¾      Sans problème. Hormis celui que j’ai commencé le mois dernier, ils sont tous entreposés dans un rayonnage de la bibliothèque qui se trouve derrière vous.
Pierre Garcin se leva et ouvrit les battants de l’imposant meuble où je découvris, impeccablement alignés, une multitude de cahiers tous identiques que seule une étiquette sur la tranche distinguait les uns des autres. Je m’étonnai à voix haute de cette étonnante similitude entre tous ces cahiers
¾      Comment se fait-il que vous trouviez aujourd’hui encore des cahiers pareils à ceux utilisés par votre aïeul ?
¾      Tout bonnement par ce que je ne les achète pas !
¾      J’avoue ne pas comprendre.
¾      Alphonse en acquit toute une malle.
¾      Et pourquoi donc ?
¾      Il reçut un jour la visite d’un représentant de la maison Clairefontaine. Celui-ci voulût acheter un accordéon mais, comme il ne disposait pas des fonds suffisants, Alphonse lui fit payer la soulte en cahiers. Voilà toute l’histoire.
Pierre Garcin consulta sa montre au moment précis où on entendit dans le lointain carillonner les douze coups de midi. En se dirigeant vers son bureau il me dit non sans humour :
¾      Je suis réglé comme du papier à musique. Mon estomac est la plus précise des horloges. Allons déjeuner, je suppose que vous devez être affamé ?
¾      Pour le moins, mon bol de corn flakes et mon café remontent à un demi-tour de cadran.
¾      Rajoutons donc quelques tours de roues supplémentaires pour aller à ma cantine. Prenez votre manteau, cela ne sera pas du luxe. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient nous continuerons à travailler au cours du repas.
¾      Cela fait partie de mon métier et de ma façon de fonctionner. Vous devez en avoir pour votre argent. Vous ne serez pas déçu.
¾      J’y compte bien. Allons-y.
Attendu que les locaux des établissements Garcin étaient situés dans la zone d’activité de Tulle est, à distance respectable du centre de la cité, il nous fallait utiliser un véhicule. Tandis que j’essayais de deviner dans quelle voiture nous allions monter alors que nous arrivions sur le parking il s’arrêtait déjà devant un bolide jaune vif du plus bel effet : une Méhari ! Non content de son effet de surprise Pierre Garcin s’exclama :
¾      C’est comme pour les Ferrari, il n’y a que deux couleurs qui lui conviennent : celle-là, ma préférée, et le rouge !
¾      Permettez moi de préférer la seconde même si, je l’avoue, c’est bien la première fois que je vais rouler dans une jaune.
¾      Vous verrez, nous ne passerons pas inaperçus.
¾      Je vous crois sur parole, ajoutai-je, tandis que les vingt neuf chevaux vapeurs vrombissaient déjà sous le capot de la bête.
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