Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 21:37
Septembre; aujourd’hui l’été s’est fané
Trop tôt sans faire goulayer la diérèse.
L’automne, dans les lueurs désespérées,
A fait donner le glas dans un malaise.
 
Or, au loin encore, un bosquet tinte
Tiède au chant d’un antique grillon
Faisant vibrer son ultime complainte
Pour attiser le feu des vains rayons.
 
Là haut, sur la montagne calvitiée,
Jupiter a jeté son noir courroux,
Griffant le ciel de stries maléficiées
Pour inonder de haine le sommet du Ventoux.
 
Sa soulane burinée de longs sillons austères
Fût bientôt éplorée par les orgies de fiel
Submergeant les ravines et les suprêmes artères
Pour conjuguer les rus dans un violent pluriel.
 
Et la pluie endeuillant les franges de l’Ouvèze
A endiablé les flots emportant les maisons
Les arbres éradiqués dans un furieux malaise
Ont sculpté les cercueils pour les suaires de Vaison.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 22:45
Chaos
 
Mon beau château s’est écroulé,
Amas de cendres et de poussières.
Sous les coups de ses lourdes pierres,
Enseveli j’y ai succombé.
 
Mon beau château s’est écroulé,
Champs de bataille après la guerre.
Sous le poids de ses blocs mortuaires,
Mon corps en lambeaux arrachés.
 
Mon beau château s’est écroulé,
Dans la douleur et la colère.
Au paradis survit l’enfer,
Prudhomme à mon cœur martelé.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 11:17
Les chemins de nos vies avaient brusquement divergés, comme ça, sans raison particulière. En faut-il vraiment une d’ailleurs ? Il suffit parfois d’une simple inattention, d’une négligence passagère. Quand on est jeune on a tout le temps, pense-t-on naïvement, le temps de se revoir, le temps de se retrouver. L’horizon semble inaccessible, le futur éternel.
Puis les années s’égrènent dans un chapelet chaque jour plus fuyant.  De loin en loin, du « plus loin » parfois, les nouvelles arrivent. Rassurantes. Porteuses d’espoirs et de bonheurs simples : un mariage, des enfants.
On se frôle parfois.
Nos routes se rapprochent. L’un de nous le sait. L’autre pas.
La trace est fraîche. Il faudrait seulement se donner un peu de peine, faire un signe, le premier pas, prendre son téléphone, se présenter nos familles, tisser un nouveau lien, brasser les souvenirs, les couler dans les fondations d’une nouvelle aventure humaine.
Oui, il faudrait.
Aujourd’hui je sais qu’il aurait fallu, mais je n’ai rien fait.
Je n’ai rien fait et ne pourrai rien faire.
Jamais.
Cette nouvelle du « plus loin » m’a giflé de son amertume iodée : celle des larmes.
Le crabe t’a mis en boîte en quelques semaines.
Ne restent que les regrets, cette image de toi, ton regard doux, celui des gens au cœur de velours.
Le temps ne pardonne pas l’inconséquence, le détachement, l’indifférence. Maintenant je le sais.
Ne reste que ma culpabilité, vaine, tardive et déplacée.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 09:43
Du jour où j’ai compris l’effet papillon je me suis enfui à tire d’ailes.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 09:10
Si vivre c’est mourir un peu, devons-nous vraiment vivre ?
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 09:11
Il n’est plus grande évidence que celle qui s’impose sans qu’on prononce son nom.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 20:58
Depuis bien trop longtemps déjà tu as volé
Mon quotidien. Tu as volé mon corps, mon âme
Et mon destin. Au féminin tu n’est point femme,
Même si de moi tu as vraiment tout consommé.
 
Je ne pourrai jamais m’asseoir sous le portique
Ecouter l’assemblée faire fi de tes desseins;
Je suis sensible à tes ardeurs quand tu me piques
Et incapable de soutenir que tu n’es rien.
 
Et quand bien-même le feu que tu attises en moi
Fait de mon corps un essart noir et dévasté,
Tocsin de mon bonheur, je viendrai te briser
Pour retrouver la paix au sommet du beffroi.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 09:53
L’amitié pardonne à l’amour ce que l’amour ne lui pardonne pas.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 10:16
Hitler adorait l’histoire romaine.
Et pour cause : dans la Rome antique les dictateurs étaient élus. Le mandat du dictateur, qui concentrait tous les pouvoirs, était de courte durée, notamment en cas de crise de la république. Dans l’Allemagne de 1933 la république de Weimar était à l’agonie, la démocratie en danger. Toutes les conditions étaient donc réunies pour l’élection d’un dictateur qui ne disait pas encore son nom.
Le personnage préféré d’Hitler dans la Rome antique était Jules César.
César : celui qui avait fait marcher ses troupes, franchi le Rubicon pour prendre le pouvoir.
César : premier dictateur nommé ad vitam aeternam. Mais l’éternité de César ne dura qu’un mois.
Hitler, lui, professa que le Reich durerait mille ans. Il lui suffit cependant de quelques années pour mettre le monde à feu et à sang, déchaîner un torrent de haine et de barbarie furieuse.
Comment ne pas amèrement regretter que le parallèle avec César ne soit pas poursuivi jusqu’à un complot en cette funeste année 1933.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 10:25
La femme est l’avenir de l’homme dans un futur qui se conjugue au présent.
Repost 0
Published by VAN HAMME - dans Ce que j'écris.
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'Eric Van Hamme
  • Le blog d'Eric Van Hamme
  • : Partager ma passion pour l'écriture sous toutes ses formes. Vous faire connaître quelques coups de cœur de lecture. Confronter nos points de vue, tout simplement.
  • Contact

Recherche