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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 13:19

Vous l’avez tous entendu, cela a été le grand jeu de massacre à la bourse depuis plus d’un an. En partie grâce aux yankees qui prêtaient à ceux qui n’en avaient pas les moyens, mais à qui on fait croire que si (avec des taux variables… j’en dirai peut-être un mot une prochaine fois). Une histoire qui, de loin, ressemble à un dogme Elyséen de France de propriétaires, de pauvres gens qui achètent sur 30 ans des maisons de papier (les trois p’tits cochons) qui resteront seulement 20 ans debout (si le loup est asthmatique) et qui achèteront seulement ensuite le terrain, s’ils ne sont pas morts (à la tâcha) et s’ils en ont les moyens (avec 500 € de retraite mensuelle). En partie également avec ce foutu pétrole….  Bon, tout ça pour dire qu’à la bourse c’est tout bradé en troisième démarque avec des rabais monstrueux…

Mais la bourse vous a laissé un goût amer : heureux investisseur, vous avez cédé à votre amical conseiller financier de la Caisse d’épargne qui vous a convaincu que l’augmentation de capital de Natixis c’était du sûr, comme le livret A, mais avec des perspectives de gains supérieures. Vous avez fait confiance investissant à 18,55 € les économies nées de votre labeur et de vos sacrifices. Le gentil banquier vous a fait retirer 4400 € sur les 4500 € de votre livret A.

4500 €, ça représente pour vous 5 ans d’économies à coup de 75 € mensuels.

4500 € c’est votre poire pour la soif, par ce qu’un coup du sort est si vite arrivé… Vous ne pouvez pas tenter l’aventure du 60% de propriétaires, avec vos 1200 € nets mensuels, votre studio de 20m2 à Bagnolet qui vous allège de 450 € le 1er de chaque mois, vos impôts (et oui, vous en payez), votre bouffe à la cantoche, votre carte orange (que vous raquez plein pot because job de PME), votre complémentaire (pas donnée à cause de cette saloperie d’hépatite virale que vous aviez chopée gamin)… Après les courses chez Ed, les fringues aux puces (quand vous n’êtes plus présentable)… ben reste plus grand-chose… Il le sait le banquier, qui vous appelle dès que vous passez sous la ligne de flottaison, toujours prêt à aider en vous faisant bore un peu plus d’eau saumâtre.

Mais bon, là c’était du Natixis qu’il vous serinait aimablement le banquier, du sûr de chez sûr qu’il en aurait pris lui-même s’il avait pu…

Il faut lui faire confiance.

Vous faites confiance.

A tel point que vous avez signé les yeux fermés une simple formalité, le bilan investisseur où il a rempli les cases à votre place.

Voilà, deux autres gris-gris, un pour vider le Livret A, un autre pour acheter les titres et voilà comment vous avez basculé dans l’univers des ’investisseurs. Vous êtes devenu quelqu’un d’autre, l’actionnaire de votre banquier. Ça en jette non.

C’était facile, très facile, trop facile ?

Au début c’était bien parti. Mais juste au début.

A partir de 18,55 € (votre prix d’achat) ça avait peu frissonné.

Et puis la baisse est arrivée, lancinante, sournoise…

Le banquier s’est d’abord voulu rassurant… sur le long terme, vous seriez gagnant (dis papa c’est loin le long terme ?).

Puis votre conseiller financier a été muté dans une autre agence. Une promotion pour avoir vendu tout plein de Natixis, à vous et aux mémés qui avaient aussi des livrets A trop dodus.

Vous vous êtes plaint. Celui qui l’a remplacé, a ressorti votre dossier, dit que vous aviez investi en pleine connaissance de cause puisque vous avez signé le fameux bilan investisseur.

Mais vous avez besoin de fric. Votre machine à laver et votre gazinière ont rendu l’âme à 15 jours d’intervalle. Impossible de contracter un crédit. Endetté à près de 40% avec votre seul loyer. Pas solvable. Vous faîtes encore vos comptes, traquant les centimes sur compte-chèques, constatant avec effroi que les 4400 € investis valent aujourd’hui à peine plus de 700 €…

La merde quoi. Le banquier l’a dit : pas vendu, pas perdu. Il en de bonnes lui. Il n’a pas besoin de fric… là maintenant, tout de suite. Il faut vendre perdre plus de 80% de vos économie, près de trois mois de salaire…

Avant de vous passer la corde au cou, vous allez sur Boursorama et consultez la rubrique « conseil ». Vous lisez une fois, puis deux, puis trois, dans votre tête, à voix basse, puis en hurlant :

 

«  Le MACD est négatif et inférieur à sa ligne de signal. Cette configuration dégrade les perspectives sur le titre. Le RSI n'indique pas encore une survente donc la poursuite de la baisse est techniquement possible. Inférieurs à 20, les stochastiques sont extrêmement bas. Les volumes échangés sont inférieurs à la moyenne des volumes sur les 10 derniers jours.

Le titre est orienté à la baisse. Il est sous sa moyenne mobile à 50 jours située à 3,8 EUR. La moyenne mobile à 20 jours est inférieure à la moyenne mobile à 50 jours. Notre premier support est à 2,68 EUR, puis à 2,49 EUR et la résistance est à 4,14 EUR, puis à 4,51 EUR.
 »

 

Entant qu’investisseur avisé votre devriez comprendre ce charabia… oui, vous devriez.

 

L’image du corbeau de la fable vous revient en mémoire, allez savoir pourquoi

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 12:46

Retrouverai-je un jour mes amours de vingt ans,

Leur légère insouciance, le goût sucré d'antan ?

Retrouverai-je un jour ma fiancée d'enfance,

Et les baisers scellés de nos premières alliances ?


Retrouverai-je un jour le chemin de tes seins,

Pour croquer à nouveau le fruit de l'oubliance ?

Retrouverai-je un jour le creux de ton bassin

Et ses plages bercées de vagues impertinences ?


Retrouverai-je un jour la fleur de l'espérance

L'immense prairie bleue où tout semblait zéphyr ?

Retrouverai-je un jour les yeux de l'innocence,


L'océan infini au cœur de tes saphirs ?

Retrouverai-je enfin le jour de la naissance

Avant de trépasser à mon dernier soupir ?  

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 08:05

En général, vous dites : « Si j’avais su ceci je n’aurais pas fait cela ».

Fort bien.

Mais si vous n’aviez pas su ceci, auriez-vous fait cela ? 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 08:54

Pourquoi les riches mangent-ils du caviar ?
Par ce que c’est plus cher que les œufs de Cyclopterus lumpus (les pauvres disent "lump").
P-S : d'où l'expression " S'en mettre plein la lump
 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 07:56

L’angoisse nous saisit quand, sur l’océan de l’existence nous apercevons les rivages de la mort et, qu’en nous retournant, nous constatons que ceux de la naissance ont disparu.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 08:08

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ? M’est avis qu’Alfred de Musset a pris davantage de cuites au champagne qu’au gros-plant.

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 07:57

A quoi repère-t-on un nouveau riche ?
C’est le seul que l’on repère.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 15:41
People think i must get over with time
And forget what's in my mind
But i don't.

People think my love can't last long
And my silly feelings are wrong
But i don't.

I do know my love for you is strong
And my feelings will still abound
But they don't.

I do know you're the one with i have to share
And stay close to when you feel scare
But they don't.

I hear the voice telling me we'll make up a perfect brace
And make our life a cosy caress
But they don't.

I'm sure we can both show
Them we'll surely live in an endless love's billow
And then they won't.

P-S : j'espère que vous excuserez la piètre qualité de cette rimaille en grand breton. 
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 07:38
Les larmes coulent sur mon visage si lentement
En un ruisseau plein d'amertume et de rancoeur.
Le désespoir qui m'envahit si brusquement
Comme une vague de sanglots submerge mon coeur.

Je veux  mourir en cet  instant plein de détresse
Agenouillé seul dans la nuit d'encre glacée,
Prisonnier de cette effrayante forteresse
Dans laquelle sans toi j'ai été condamné.

Désespéré si loin de toi ma vie se meurt
Chaque heure un peu.
Délivre moi pour nous enfuir vers le bonheur
De vivre à deux.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 07:42

Les femmes sont parfois vénales. La preuve : Connaissez-vous un top modèle qui ait épousé un pauvre pour son indigence ?


Les hommes sont également parfois vénaux. La preuve : Connaissez-vous un seul jeune bellâtre qui ait épousé par amour une vieille sans le sou ?


Les femmes et les hommes sont souvent concomitamment vénaux. La preuve : les riches se marient presque exclusivement entre eux.

C’est bien pour cela que les femmes
pauvres, et davantage encore les hommes,  éprouvent les pires difficultés à épouser un riche du sexe opposé.

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