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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:52
Chez nous, les humains, la mort ça se mérite, et le mérite ça se mesure à la souffrance qui la précède.
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 19:32

Je n'ai rien emporté qu'un lointain souvenir

La blancheur de ton sein, le parfum des soupirs.

Les hivers ont passé effaçant les empreintes

Arrachant la mémoire, et le temps des étreintes.


Mais le temps me rejoint ignorant les attaches,

Brise les chaînes de la vie pour me faire chavirer

Et voilà que soudain mon esprit se détache

Pour voguer à nouveau sur ton corps azuré.


Dans mes yeux se raniment nos amours incessantes

Et nos courses haletantes au sentier du désir

La croisée des chemins et la route indécente

Sans relâche nous menant aux sommets du plaisir.


Sur la voie de l'extase dans tes yeux je plongeais

Comme un fjord apaisé dans le ciel des nuits blanches

Où l'obscure clarté du soleil dans le jais

Exacerbe l'ivresse de nos folles avalanches.


Puis l'instant me rappelle que tu m'as condamné

Et le pêcher de chair que je n'ai pas commis

Me torture et me hante depuis toutes ces années

Mais mon cœur en souffrance te restera promis.
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 17:32



Ci-dessous le texte de la critique réalisée ce jour sur IDFM


Je jouis d'un immense et triple privilège :

- primo celui d'être né la même année que Philippe Ségur

- secundo d'avoir, comme lui, usé mes culottes sur les bancs de l'université pendant de très nombreuses années

- tertio, d'avoir également exercé tout un tas de petits boulots : veilleur de nuit,  ouvrier agricole ou illustrateur pour lui, manutentionnaire, pompiste ou cascadeur pour moi.

Cependant, et au risque de vous décevoir je ne vous révèlerai pas ici, par pure coquetterie, qu'il s'agit de la fameuse année 1964 qui, à n'en pas douter, marquera d'une pierre blanche l'histoire de la littérature française... enfin surtout grâce à Philippe.


Vous l'avez compris grâce à cette anecdote introductive, ce que j'aime d'abord chez Philippe Ségur, c'est son sens de l'humour. Un humour corrosif, grinçant, au vitriol. Mais j'admire aussi chez lui un don inné pour l'ironie, une ironie parfois vacharde qui s'exerce aux dépends de ses héros, ou plutôt de ses anti-héros. L'ironie de Philippe Ségur est teintée d'un flegme tout britannique, ce qui ne manquera pas d'étonner chez un tarnais qui, de plus, enseigne le droit constitutionnel à l'université de Perpignan, c'est-à-dire à proximité immédiate du « centre cosmique du monde ».


Dans son dernier roman « Vacance (sans s) au pays perdu » Philippe Ségur endosse le costume d'un graphiste spécialisé dans le packaging de produits alimentaires, c'est-à-dire comme il le dit lui-même d'"emballages de thon au mercure, de mayonnaise à la dioxine, d'oeufs bourrés de pesticides". Or, en tant que végétarien, ce graphiste déteste la plupart des produits qu'il met en scène. Il traverse d'ailleurs une sorte de crise existentielle et souhaite prendre ses distances avec cette société de consommation qui, bien qu'elle pourvoie à ses besoins et à ceux de sa famille, le ronge littéralement de l'intérieur. Il faut dire que ses propres enfants le tyrannisent à force de lui faire acheter systématiquement  les produits dernier cri, comme par exemple sa fille aînée qui lui lâche en revenant du collège :

- Ouais, bon. Va falloir penser à changer mon cartable. Le Eastpak, ça déplie de first.

 Je l'ai fixée, les yeux ronds.

- Ben quoi ? A-t-elle aboyé. Vous voulez quand même pas que je continue d'aller au bahut avec cette daube ?

C'est pourquoi notre anti-héros veut rompre (« depuis des années, je rêvais de clé sous la porte »), il veut partir, tout plaquer, partir loin, mais pas trop comme il le concède :


« L'aventure, d'accord. Mais à l'étranger, était-ce bien raisonnable ? »

Mais cet étranger « raisonnable » où pourrait-il bien être ? C'est ce que cherche notre graphiste, jusqu'au moment où, comme il le déclare modestement, il a  « une idée géniale » :

« J'ai écrit « désastre touristique » dans la lucarne.

Et l'écran a affiché : Albanie.

A-L-B-A-N-I-E.

L'ailleurs -mon ailleurs -venait de trouver son nom.

Ces sept lettres flamboyaient devant mes yeux comme un code d'accès au pays des merveilles. Le soir même, j'ai annoncé la nouvelle à ma femme... En apprenant sur quel pays s'était arrêté mon choix, elle a hoché la tête.

-Vraiment bien vu, elle a reconnu. Un endroit impossible, je n'y aurais pas pensé.

-Qu'est-ce que tu sous- entends par là ? J'ai demandé.

-Oh, rien du tout. L'Albanie, c'est tout à fait l'univers qui te convient. »


Ce sera donc l'Albanie où le narrateur décide de partir pour une semaine avec son meilleur ami, « son cricri » comme il l'appelle. Les deux compères partent à l'aventure avec leur sac sur le dos pour découvrir un pays dont on ne sait presque rien et qui, pour le peu qu'on en sait (ou plutôt qu'on croit en savoir), ne donne guère envie d'aller y vadrouiller. L'Albanie, dont il dit :


« Un État minuscule, coincé dans les Balkans entre le Monténégro, la Serbie, la Macédoine et la Grèce. Il n'était sorti de la dictature communiste qu'en 1992, disputait aujourd'hui à la Moldavie le statut de pays le plus pauvre d'Europe et n'était visité chaque année que par quelques milliers de touristes qui, d'ailleurs, le traversaient sans respirer et avec des pincettes pour aller dépenser leurs dollars chez les Grecs. »


Et cette Albanie-là quand on est végétarien, et surtout un hypocondriaque de la pire espèce, peut susciter des craintes terribles, en témoigne cette scène dans l'aérogare juste avant le départ :

« Ma femme a posé sur ma bouche ses lèvres froides. Sa main a exercé une pression insistante sur mon bras.

- N'oublie pas de ne boire que de l'eau de source, elle m'a fait. Seulement en bouteille. Et vérifie toujours qu'elle soit correctement bouchée.

J'ai hoché la tête, la gorge nouée.

- Et ne mange jamais de ­viande, elle a ajouté. Ni de poisson. C'est plein de toxines. Si ça sent l'ammoniac, c'est que c'est avarié.

- Mais, ma chérie, tu sais bien que je suis végétarien.

- Ça ne fait rien, n'en mange pas. C'est plein de toxines quand même. »

Voilà donc nos deux routards partis en vacance (toujours sans s) car c'est bien de vacance dont il s'agit, une grande vacance même, qui confine à l'abandon, à l'errance. Après une traversée chaotique de la mer Adriatique depuis le port italien de Bari, les deux compères découvrent enfin l'ailleurs qu'ils convoitaient :


« Nous sommes restés sur le port, pétrifiés... nos regards butaient sur une barre d'immeubles délabrés dont le revêtement gris s'écaillait. Du linge était accroché à la ferraille des balcons. Sur la route, les voitures ne passaient qu'une à une, lentement, sans concurrence. Il n'y avait aucun piéton en vue, nul visage aux fenêtres. Les seuls bruits perceptibles étaient ceux des camions qui s'échappaient en brinquebalant du ferry. La désolation de l'endroit était surnaturelle. »


Le choc est rude, brutal même. Nos baroudeurs voulaient un ailleurs et ils vont être servis bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer, même dans leurs pires cauchemars, d'autant plus qu'ils vont se heurter d'emblée à des problèmes de communication avec les autochtones qui ne parlent aucune autre langue que la leur.

Le fond du problème est bien là : pour voyager physiquement il faut d'abord être capable de s'évader mentalement, de rompre avec ses repères, ses habitudes, son mode de vie. Or, quoiqu'ils en disent, les deux comparses sont incapables de concevoir autre chose que le monde occidental qu'ils prétendent pourtant fuir, engoncés dans un carcan intellectuel qui leur colle à la peau. Nos voyageurs de l'extrême vont-ils être capables de dépasser leurs limites, sortir du cadre, voir au-delà du glaucome cérébral qui circonscrit leur vision du monde ? Parviendront-ils à rencontrer véritablement l'Albanie et ses habitants ?

C'est ce que je vous propose de découvrir en lisant cette épopée burlesque truffée de gags hilarants.

« Vacance au pays perdu » de Philippe Ségur, un bien beau roman à déguster sans modération.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 17:18

Quand on a bravé l'interdit tout devient possible.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 17:13

La valeur de l'exemple n'a pas de prix.

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 14:49

" Dans la vie, avec les femmes, il faut toujours se serrer la ceinture avant de pouvoir baisser son pantalon."

 

« Le champ de personne » Daniel Picouly

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 18:10

Qu'est-ce qu'un adulte ? Un esprit d'enfant dont le corps a grandi.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 18:15

Quand nos regards se frôlent et nos lèvres s'épousent

Sur le quai de la gare aux frimas du matin

Soudain mon cœur se glace. Je suis seul et le blues

D'une journée sans te voir me saisit dans le train.

 

Heureusement la nuit tombe sur la ville au dehors

Et je vais de ce pas me jeter dans ses bras

Pour très vite la quitter, car je sais que dès lors

Je retrouverai le quai où l'amour m'attendra.

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 20:19

Les années aux visages

Impriment leurs longs sillons

Indécents témoignages

Où se gravent les saisons.


Tant d'espace et de temps

A tous vents nous essaiment

Mais qu'importe finalement

Où le destin nous mène.


Notre amitié fleurit

A l'automne, au printemps

En ce jour, dans dix ans,


Dans le cœur elle nourrit

Nos belles âmes d'enfants.

Tous ensemble, tout le temps.

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 13:14

Le passé appartient à ceux qui se couchent tard.
Mais le lendemain, lorsqu'ils se lèvent, le futur ne leur appartient plus.

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