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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:55
Qu'importe le succès ou l'échec. Ce qui compte c'est ce que vous en faites.
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 16:29
Pas de livre aujourd'hui. Juste un clin d'oeil sur mon autre passion : le ski.
En dépit de tous mes efforts, je ressemble davantage à Jean-Claude Dus qu'à tous ces champions que j'admire chaque hiver.
Il y a des courses et des pistes mythiques, dans le circuit de la coupe du monde et les grands championnats (Kitzbühel la face de Bellevarde). Et puis il y a le derby de la Meije, une course sans égale, qui démarre à 3550 mètres et se termine à 1400 mètres d'altitude. Entre le départ et l'arrivée parcours libre, chacun passe où il veut (ou presque) et surtout où il peut. Il va sans dire que dans cet exercice de ski nature (du free ride pour les anglophiles) les pistes ne sont pas damées. Les champs de neige et les champs de bosses, sans oublier les arbres, sont servis à volonté. Dans ce contexte particulier, 2150 mètres de dénivelé et environ 8 kilomètres de distance, Nicolas Anthonioz ne se pose pas de questions et fonce tout droit dans un run diabolique de 5 minutes et 29 secondes, soit environ 90 km de moyenne !
FABULEUX !
Bravo à toi Nicolas.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 20:03

Demain, samedi 6 juin, je serai à la bibliothèque « Jules Verne » de Houilles (7 rue du Capitaine Guise) à partir de 15 heures pour une rencontre-débat. A cette occasion je présenterai en avant première la nouvelle « Pas la peine de revenir » qui ouvrira le recueil de nouvelles « J'aimerais vivre un jour encore » à paraître pour la rentrée littéraire 2009.


Vous pouvez accéder à la bibliothèque en transports en commun via la gare Saint-Lazare ou le RER A (station « Houilles Carrières »).

Ci-dessous le lien pointant sur le site de la bibliothèque pour toutes les autres informations pratiques.


link


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:31
Commencer à ne rien faire est facile, c'est s'arrêter qui est plus difficile.
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 08:17

En début d'année, j'avais réalisé sur l'antenne d'IDFM une chronique du livre de Jean-Louis Fournier s'intitulant « Où on va, papa ? ». Pour cet excellent livre, Jean-Louis Fournier a obtenu le Prix Femina 2008.

Or, voici quelques semaines, une amie blogueuse a attiré mon attention en m'invitant à aller visiter un site à l'adresse suivante :


http://ouonvamaman.monsite.orange.fr

link


Curieux, j'y suis allé. Voici ce que j'ai pu lire sur la page d'accueil :


«  Je suis la maman de Matthieu et Thomas les deux handicapés, héros malgré eux du roman de Jean-Louis Fournier «Où on va Papa ?» (Stock), Prix Femina 2008, qui n'est plus à présenter.

Il semble que beaucoup de lecteurs n'aient pas compris que ce livre était un roman, et qu'ils l'aient pris au premier degré, jusque dans ses détails les plus caricaturaux.

Ayant dû, depuis sa sortie, répondre à des questions absurdes et démentir des rumeurs farfelues sur ma vie et celles de mes garçons,
j'ai finalement décidé de publier ce site auquel ceux qui le désirent pourront se référer.

J'en profiterai pour tenter de rectifier l'image de mes fils. Image particulièrement maltraitée dans le livre d'après lequel ils n'auraient été que des boulets à traîner, inutiles et honteux, et avec qui on n'aurait pu établir aucune véritable relation.  Je ne l'ai pas vécu comme ça.

Tout au long de ma vie, j'ai pris le temps nécessaire pour connaître et apprivoiser mes garçons. Je peux vous affirmer que leur existence n'a pas été inutile.

Je refuse l'idée désespérante que le passage de Matthieu et de Thomas sur cette terre n'était finalement destiné à rien. A rien d'autre qu'à accabler leur père et à servir de sujet à un livre, aussi excellent soit-il. »


Agnès Brunet (mars 2009)


Agnès Brunet a laissé sur son site une adresse mail et c'est tout naturellement que j'ai pris contact avec elle. Nous avons échangé à plusieurs reprises, ce qui m'a permis d'éclairer d'un nouveau jour l'Histoire de Matthieu et Thomas. Je dis l'Histoire avec un grand H, car il semble maintenant acquis que le livre de Jean-Louis Fournier est bien un roman, un excellent roman certes, mais un roman. L'auteur et/ou l'éditeur ont savamment entretenu l'ambiguïté puisque à aucun endroit du livre sa nature n'est précisée.   

Mentir par omission, c'est toujours mentir. Le roman de Jean-Louis Fournier n'aurait rien perdu de ses qualités littéraires en affichant clairement ce qu'il était. En tant que lecteur, je me sens dupé et je tenais à le dire.

Agnès Brunet ne cherche pas à créer une quelconque polémique, à se poser en opposante systématique au roman de son ex-mari, ou bien encore à endosser le costume  de victime. Elle fait juste valoir son point de vue de mère, la mère d'enfants handicapés car, ne l'oublions pas, c'est tout de même elle qui les a portés et leur a donné la vie.

En lisant le roman de Jean-Louis Fournier, je m'étais dressé une représentation mentale des enfants qui était bien loin de la réalité. En allant sur le site « où on va maman » vous verrez donc des photos de la vie, de la vraie vie de ces enfants ainsi que de leur grande sœur. Dans cet espace ce sont les enfants qui sont mis en avant, les enfants et leur problème majeur, celui de « l'incommunicabilité » qu'a mis en avant Agnès Brunet dans l'un de ses messages où elle m'écrit ceci : « Ils posent des questions et personne ne leur donne jamais de réponse. Ils souffrent et ne savent pas le dire, ils ont des désirs et ne savent pas les exprimer. Ils aspirent au bonheur et personne ne comprend en quoi il consiste. »

Le vrai regret d'Agnès Brunet est bien celui-là, cette occasion ratée pour parler des handicapés eux-mêmes, puisque ce sont eux les victimes vers qui toute notre attention devrait se porter.

La vraie vie de Matthieu et Thomas n'est pas aussi vaine que le roman le laisse entendre, ce sont des personnes à part entière, des personnes avec une vie riche d'amour, l'amour de leur mère, de leur sœur et de leurs grands-parents.

Que vous ayez ou non lu le roman de Jean-Louis Fournier, je vous invite à aller visiter le site d'Agnès Brunet où vous pourrez également lire de nombreux témoignages dont ceux d'autres parents d'enfants handicapés.


Je le dis et le répète, le roman de Jean-Louis Fournier est excellent, mais de grâce, ne méprisez pas le lecteur en lui laissant croire qu'il s'agit d'un récit.

Pour ma part, je tiens à témoigner ici, et en direct, du courage et la probité d'Agnès Brunet qui ne cherche jamais à tirer la couverture à elle, à donner l'image d'une « mère courage » qu'elle a pourtant probablement été.

Madame, si vous écoutez cette émission, je tiens à vous témoigner ma profonde gratitude et mon indéfectible admiration.

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Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 19:04

Entre fleurs et violences

Viviane Campomar

Editions « d’un noir si bleu »


La France, entend-on souvent, est le pays des paradoxes et des antagonismes. Certains d'entre eux ont la peau dure et se perpétuent dans l'inconscient collectif avec une constance désolante. Ainsi en est-il de celui qui devrait opposer l'univers littéraire et l'univers scientifique. Notre système éducatif n'a de cesse de conforter cette idée selon laquelle on est soit doué pour les lettres soit pour les chiffres. Non content de considérer les « lettrés » comme des élèves de seconde zone -il n'est qu'à considérer le pourcentage d'étudiants issus de ces filières dans les grandes écoles- notre système éducatif détourne également la plupart des « matheux » des belles lettres, et c'est bien regrettable.

Suite à la sortie de mon premier roman, je me souviens encore de l'interview d'une journaliste qui voyait en moi un paradoxe vivant, tout simplement parce qu'elle n'arrivait pas à concevoir qu'un diplômé de maths et d'économie puisse écrire une œuvre de fiction.

Viviane Campomar pousse cet apparent paradoxe plus loin, bien plus loin que moi. Songez donc que Viviane Campomar est ingénieur chimiste, agrégée en sciences physiques et, pour couronner le tout, titulaire d'un doctorat. Excusez du peu.

Non contente de tous ces titres dont elle pourrait facilement s'enorgueillir, Viviane Campomar est également dotée d'une plume d'une rare finesse. Après le roman « Chromatographies », elle nous revient avec un recueil de nouvelles intitulé « Entre fleurs et violences » publié aux éditions « d'un noir si bleu », une jeune maison pour qui les nouvelles constituent un genre majeur et c'est heureux.

Le recueil de nouvelles de Viviane Campomar aurait tout aussi bien pu s'intituler le « huit mars » qui, comme chacun sait, marque officiellement la Journée Internationale des Femmes depuis 1977. En effet, au fil des pages d'« Entre fleurs et violences », Viviane Campomar brosse une galerie de portraits de femmes, des femmes de tous horizons, jeunes ou âgées, riches ou pauvres, citadines ou provinciales, seules ou en couple, des femmes qui, chacune à sa manière, mènent la lutte pour une juste reconnaissance. Même si ce recueil n'est pas ouvertement militant, il nous force tout de même à réfléchir à la situation des femmes qui, quoi qu'on en dise, n'occupent pas la place pleine et entière qui leur revient de droit dans notre société. Les revendications sont là, sous-jacentes, partout en filigranes discrets, presque indétectables pour qui n'y prêterait pas attention.

Le « huit mars » précisément est le titre de la première nouvelle du recueil, une nouvelle dans laquelle nous pénétrons dans la vie de Roseline, alors que sa vie vient de basculer par la faute d'un miroir. Ecoutez plutôt :

« C'était peu après le jour des morts, à l'heure ou d'habitude Raoul n'en est qu'à son deuxième ou troisième verre chez Dédé, ou chez Maurice. Elle s'apprêtait à prendre sa douche. La porte de l'armoire ouverte, elle se demandait qui diantre avait eu l'idée saugrenue de fixer un miroir sur la paroi intérieure, à quoi bon puisqu'on oubliait de s'y regarder. Mais ce soir-là, elle se savourait en Narcisse, ma foi elle ne s'en sortait pas si mal à quarante-six ans dont une grossesse. Quoique légèrement bombé sous le nombril le ventre se tenait encore ferme, et sa peau fraîche et lisse glissait dans l'échancrure du soutien-gorge qu'elle dégrafa. Certes les seins s'affaissaient un peu mollement, tes petites poires blettes lui disait Raoul avant de les suçoter goulûment, pour autant elle ne se souvenait pas qu'ils se fussent jamais dressés, même dans sa jeunesse, telles les rampes de lancement siliconées des mannequins.

Soudain elle éprouva sa véritable image. Là, dans le miroir, elle vit l'anomalie, si flagrante, si importante qu'il était impossible qu'elle ne l'eût pas repéré avant. Pétrifiée, elle s'observa durant de longues minutes, s'en remettant à l'illusion d'optique qui finirait bien, à la longue, par s'atténuer mais le sein gauche ne diminua pas. Il pendait, amorphe, deux fois plus gonflé que le sein droit. S'était-elle cognée la veille, sans s'en rendre compte ? Ou bien Raoul le soir... elle se souvenait qu'il l'avait sollicitée avec une ardeur virulente, il l'avait longuement travaillée, malaxée sur tout le corps... C'était peut-être tout simplement cela, le sein avait enflé sous cet érotisme exacerbé... cela disparaîtrait avec le temps. En attendant elle ne parvenait pas à se détacher de ce reflet infidèle. »

Après cet examen oculaire Roseline devine qu'elle a une tumeur au sein, une tumeur qui, pense-t-elle lui sera fatale. Alors elle se tait, ne dit rien à personne pendant des semaines, jusqu'à se qu'elle vende la mèche à son amie Marie, Marie qui lui ordonne de prendre les choses en mains. Prendre les choses en mains cela veut dire aller consulter un médecin spécialiste, Marie prendra le rendez-vous pour elle. Mais prendre les choses en mains cela signifie aussi, et peut-être surtout, en parler à Raoul, « Raoul le maboul » comme on l'appelle au village, son tailleur de pierre de mari, un homme un peu frustre, un homme qu'elle craint parce qu'il est un buveur invétéré. Raoul est colérique, s'emporte facilement  et sa main leste s'abat parfois sur elle comme sur une pierre.

Roseline a peur. Elle est terrorisée même. D'une manière ou d'une autre elle devra parler à Raoul. C'est à ce prix seulement qu'elle parviendra peut-être à entamer le chemin vers sa libération tant physique que mentale. En aura-t-elle la force et le courage ? A vous de le découvrir.


Viviane Campomar peint ces portraits de femmes avec une grande justesse, trouve le bon mot, n'en rajoute jamais trop. Viviane Campomar nous délivre un travail de précision, comme si elle taillait un diamant, ou plutôt des diamants. Quelle que soit leur condition ou leur âge, chacune de ces femmes exhale un parfum subtil qui se dépose en effluves sur les pages du recueil. Nous découvrons « Petit bonnet » le temps d'une scène touchante, puis cette femme qui rêve d'ailleurs dans « Neige ».

Dans la nouvelle « Au bobinoir » nous faisons la rencontre d'Adriana, une ouvrière modèle, très consciencieuse, qui se débat à l'usine avec son nouveau supérieur, une espèce de chefaillon dont elle dit qu'il « mouchait son personnel pour un rien et trémoussait son croupion devant la direction. » Adriana broie du noir d'après son mari. Elle broie tellement du noir que son mari lui soutien qu' « un jour il ira lui casser la gueule au contremaître, c'est ce qu'il bougonne les soirs où elle s'efforce d'être muette pour que sa voix ne la trahisse pas. »

Puis vient l'histoire de « La pute » qui écrit une lettre déchirante à l'enfant qu'elle a du abandonner bien des années auparavant. Nous rencontrons « Ségolène » qui finit par détester ce prénom qu'elle aimait tant.  Nous croisons la route d'autres destins, singuliers ou ordinaires, mais qui tous savent trouver le chemin de l'émotion. Ainsi en est-il de celui de Madeleine dont le mari la traite comme une boniche, presque une esclave, un mari odieux et sans scrupule qui n'hésite pas à la réveiller tout simplement parce qu'il ne trouve pas sa paire de chaussettes. Il y aura encore Jamila, la fille d'immigré qui se débat entre modernité et tradition, entre la vie dont elle rêve et la vie que ses parents ont décidé qu'elle devrait avoir. Il y aura enfin « Le départ » qui illustre tellement le thème du recueil.

Ne nous y trompons pas. Ces femmes ont beaucoup en commun. Chacune à sa manière tente de se dessiner un autre futur, un futur meilleur, un futur dont elles auront elles-mêmes décidé.

Ce recueil est un splendide manifeste que chacune et chacun d'entre vous ferait bien de lire histoire de considérer, ou reconsidérer, la place occupée par les femmes dans notre société.

Viviane Campomar est une scientifique, certes, mais une scientifique des mots, ces mots qu'elle manie avec une magnifique dextérité.

Alors Madame je vous le dis, continuez donc à fouler au pied les idées reçues, continuez à nous faire profiter de votre plume.

Un grand bravo.
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Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 08:01

Pour celles et ceux qui n'auraient rien de mieux à faire sachez que je réaliserai demain, samedi 30 mai vers 18 heures, une chronique sur les ondes d'IDFM au cours de l'émission de Laurence Ducournau "les mots des livres".
J'y parlerai d'un recueil de nouvelles "Entre fleurs et violences" de Viviane Campomar puis je reviendrai sur le livre de Jean-Louis Fournier "Où on va papa" à travers les yeux de la maman.

Pour les franciliens c'est sur 98 fm et pour nos ami(e)s en région vous pourrez écouter ma voix suave sur votre PC en utilisant le lien ci-après.
Je vous souhaite à toutes et tous un agréable week-end.


link

http://idfm98.free.fr/index10.php
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 20:35

Si la chance frappe à votre porte c'est que votre voisin ne lui a pas ouvert.

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:28

Au temps du rideau de fer, Moscou veillait au grain sur les pays satellites. Pour tenter de passer sous les radars de Moscou, et ainsi préparer une émancipation qui malheureusement sera réprimée par la force, la Tchécoslovaquie a longtemps fait semblant d'être un bon élève. Pour preuve, dans les locaux des services secrets soviétiques on pouvait entendre dire :

-     Que se passe-t-il à Prague ?

-     Rien.

-     Rien, vraiment ?

-     Vraiment. Les Tchécoslovaques à leurs occupations.
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Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 14:59
Pour voyager loin le bigleux ménage sa monture.
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