Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:24

En plus de la surpopulation, un des problèmes majeurs dans les prisons françaises tient dans l’inactivité des détenus. Pour tenter d’y remédier, l’un d’entre vient de lancer un jeu concours : le photomaton.

Le gagnant recevra le prix Zon.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:53

Aujourd’hui, un kinésithérapeute toulousain en fuite a été condamné par contumace.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:48

Aujourd’hui mon entreprise, en cours de fusion, a emménagé dans de nouveaux locaux. A l’occasion mon arrivée, un livret d’accueil m’a été remis. Il est toujours très instructif de parcourir ces communications internes. C’est ainsi qu’à la page consacrée aux « espaces de convivialité » il est écrit : « ….  une cafétéria est aménagée pour vous apporter un espace de repos : canapés, poufs…. »

C’est bien la première fois que mon employeur met à disposition des filles de petite vertu à disposition de la gent masculine. Merci Patron !

P-S : il manque tout de même un distributeur de préservatifs pour que le service soit complet.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 09:35

Dans mes bras tu venais te blottir

Contre mon insouciance

Sur mon cœur je pouvais te sentir

Comme une douce ambiance.

 

Torse fier j’étais sûr de mon fait

Le regard portant loin

Négligeant le présent tout à fait

L’avenir en pourpoint.

 

Dans mes yeux je sentais venir

Ce voile de vanité

Maître de toi je saurais obtenir

Ta haute immunité.

 

Un jour sans crier gare, l’horizon

Devint flou et j’eus froid.

Jeunesse était passée.

 

J’entendis l’oraison

Dans mon cœur résonner

Sur le chemin de croix.

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:46

Demain, jeudi 17 septembre à 20h35 sera diffusée sur France 5, et en direct, « La grande librairie ». A cette occasion vous pourrez découvrir le dernier roman de mon amie Delphine de Vigan « Les heures souterraines » qui vient d’être retenu lors de la première sélection du prix Goncourt 2009.

Delphine de Vigan avait déjà connu un succès retentissant avec « No et moi » (best seller à plus de 100 000 exemplaires) qui avait (notamment) été couronné par le prix des libraires en 2008.

Allez Delphine !

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Les médias en parlent
commenter cet article
11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 17:31
La crise touche tout le monde, sans distinction. La preuve : je viens de recevoir un appel au secours d'un ami suisse qui me disait que son portefeuille était en berne.
Affreux !
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:30
Croire est le plus sûr moyen d'éviter de comprendre.
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:01

Parfois, ce que l’on dit importe moins que ce que votre interlocuteur comprend, ou peut comprendre.

Imaginez la scène : vous vous trouvez à la nuit tombée dans une cité de béton (armé bien entendu). Vous n’y voyez guère, ce qui est normal puisque les bandes de jeunes (et moins jeunes car il n’y a pas d’âge pour se fendre la gueule) ont depuis longtemps réglé son compte à l’éclairage public. Soudain, une « capuche » que vous n’aviez pas vue vous interpelle :

-         Eh toi, enculé, qu’est-ce tu veux ?

Vous vous rapprochez, étonné par une telle acuité visuelle. Vous répondez alors :

-         Vous êtes nyctalope ?

Je vous laisse imaginer la suite de la scène….

Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Ce que j'écris.
commenter cet article
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 16:51

Kafka Tamura est un adolescent qui vit à Tokyo avec son père. Sa mère a quitté le domicile conjugal avec sa sœur aînée alors que Kafka n’avait que quatre ans. Depuis lors, il ne les a jamais revues. Kafka était encore si jeune qu’il ne garde d’elles que quelques bribes de souvenirs, des impressions. Leurs visages sont effacés de sa mémoire. Leur départ remonte à tellement loin que Kafka croît qu’il n’arriverait même pas à les reconnaître si par hasard il venait à les rencontrer.

Depuis toutes ces années, Kafka a été totalement négligé par son père, quasiment livré à lui-même dans leur grande maison de Tokyo. Ceci explique sans doute pourquoi Kafka est un garçon tellement taciturne qui n’a pas le moindre ami.

Peu à peu, Kafka s’est construit une carapace, a érigé une muraille derrière laquelle il vit reclus de tous.

Kafka est un garçon particulièrement intelligent. A cause, ou peut-être grâce à son isolement affectif et relationnel, il s’est doté d’une remarquable culture générale à force de lectures. La philosophie, l’histoire, la musique, les sciences… tout le passionne. En plus de cela, Kafka s’entraîne quotidiennement pour sculpter son corps. Chaque jour il s’adonne à d’intensives séances de culture physique avec une remarquable discipline. Kafka veut se façonner un corps d’homme, être solide comme un roc. Il a une bonne raison pour ça : il a décidé de fuguer le jour de ses quinze ans, de partir de cette maison où rien ni personne ne le retient, bien au contraire. Sa décision est mûrement réfléchie. Kafka sait ce qu’il veut faire, en tout cas où il veut, où il doit aller comme il l’explique lui-même :

« Le jour de mes quinze ans, je ferai une fugue, je voyagerai jusqu’à une ville inconnue et lointaine, et trouverai refuge dans une petite bibliothèque. Il me faudra une semaine pour en arriver là, avec  toutes les péripéties que cela implique. Car je n’indique là que les points principaux : le jour de mes quinze ans, je ferai une fugue, voyagerai jusqu’à une ville inconnue et lointaine, trouverai refuge dans une petite bibliothèque.

Cette formulation fait un peu penser à un conte de fées. Mais croyez-moi, ça n’a rien d’un conte de fées. Dans tous les sens du terme. »

 

Comme prévu, le jour de ses quinze ans, Kafka part, dérobant au passage de l’argent liquide dans le bureau de son père, mais aussi un petit briquet et un couteau pliant avec une lame de douze centimètres, des objets qui pourront lui être particulièrement utiles. Si Kafka part, c’est avant toute chose pour tenter d’échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui, une prophétie qu’il redoute de voir s’accomplir. Selon cette funeste prédiction, Kafka sera un fils parricide et incestueux. Kafka, dont nous ne connaîtrons jamais le véritable prénom, a certainement choisi cette identité originale en référence à l’auteur de la « colonie pénitentiaire », persuadé sans doute qu’une machine infernale va le broyer après avoir inscrit dans sa chair le motif de sa condamnation. C’est pour éviter cette fatale issue que Kafka part sur la route, guidé par on ne sait quelle main invisible comme il le confesse lorsqu’il dit : « J'ai l'impression de suivre un chemin que quelqu'un d'autre a déjà tracé pour moi. »  

 

Au même moment, toujours à Tokyo, nous faisons connaissance avec Nakata. Nakata est vieil homme, un simple d’esprit, un cœur pur qui complète l’argent de sa modeste pension en ramenant les chats égarés à leurs propriétaires. Il faut dire que Nakata possède un don unique, celui de pouvoir communiquer avec les chats. C’est justement en recherchant un chat échappé que Nakata va, contre son gré il faut bien l’avouer, accomplir un acte qui dépasse sa volonté et son entendement. Un acte irrémédiable qui l’amène à fuir la ville d’autant plus sûrement qu’un appel mystérieux, une voix intérieure le pousse vers une destination inconnue. Mais Nakata ne sait ni lire ni écrire, ne quitte jamais le cadre de son quartier de Nagano qu’il connaît comme sa poche, là où il a tous ces repères. Qu’importent les obstacles et les difficultés, Nakata doit partir lui aussi, prendre la route vers une destination inconnue dans un but qu’il ignore mais auquel il ne peut pourtant se soustraire.

Voilà, nos deux héros sont sur la route, une route dont on devine qu’elle risque de les mener vers une même direction, une île du sud de l’archipel, l’île de Shikoku.

Nous voici dans l’île de Shikoku. Nous embarquons alternativement avec ces deux personnages dans une aventure au long cours, singulière, faite de rencontres improbables et décisives, des rencontres qui doivent les aider dans leur quête respective. Kafka rencontrera d’abord la jeune Sakura, une coiffeuse délurée en exil qu’il imagine pouvoir être sa sœur. Puis il trouvera la bibliothèque qu’il cherche, une bibliothèque privée née de la passion d’une riche famille pour les artistes qui trouvaient là un lieu de refuge pour créer. Dans cette bibliothèque il fera la connaissance d’Oshima l’assistant érudit de la troublante mademoiselle Saeki, la directrice du lieu qui le fascine immédiatement : « Notre guide, mademoiselle Saeki, est une femme mince, d’environ quarante-cinq ans, plutôt grande pour une femme de sa génération. Elle porte une robe bleue à manches courtes et un fin cardigan couleur crème. Elle a beaucoup d’allure. Ses cheveux longs sont attachés par un lien lâche. Elle a un visage raffiné et intelligent, avec de beaux yeux, et un vague sourire flotte en permanence au coin de ses lèvres. Je ne sais trop comment dire, mais son sourire donne un sentiment de perfection. Il me fait penser à une petite flaque de soleil, qui apparaîtrait au fond d’un endroit secret. »

De son côté, au cours de sa pérégrination en auto-stop, Nakata aura la chance d’être pris en charge par Hoshino, un jeune routier de vingt-cinq ans qui le prend en sympathie parce qu’il ressemble à son grand-père disparu, un grand-père auquel il doit beaucoup mais à qui il regrette maintenant de n’avoir jamais su témoigner le moindre signe d’affection. Une fois sa cargaison livrée à Kobe, Hoshino décide de prendre sur le champ quelques jours de congés pour accompagner le vieux Nakata, probablement pour s’acquitter de la dette morale qu’il a envers son grand-père.Là, sur l’île de Shikoku, nous suivons tour à tour les aventuriers dans leur odyssée, leur quête impérieuse.

Dans ce roman d’une grande finesse, Haruki Murakami nous entraîne dans des contrées où le surnaturel surgit à chaque instant au milieu des considérations matérielles que l’aventure impose. A travers une galerie de personnages atypiques, surréalistes parfois, l’auteur apporte de nombreuses références culturelles sans jamais donner dans l’exposé stérile et savant.  Haruki Murakami puise +aussi bien dans les traditions japonaises que dans la philosophie, comme cette étonnante prostituée qui cite Hegel comme elle respire. Les références touchent tous les arts, peinture, sculpture, littérature, cinéma. La musique est partout présente, celle qu’écoute Kafka sur son baladeur, celle qu’Oshima, l’assistant de la bibliothèque, savoure comme un met délicat, ou bien encore celle qu’Hoshino découvre en s’arrêtant dans une taverne pour boire un café, une musique qui va éveiller sa conscience anesthésiée. Découvrons la scène : « Hoshino était le seul client. Enfoncé dans son fauteuil, il se sentait serein, pour la première fois depuis longtemps. Autour de lui, tout était calme et harmonieux. Le café, servi dans une tasse élégante, était fort et délicieux. Il ferma les yeux et, respirant calmement, écouta de toutes ses oreilles le jeu des cordes et du piano qui s’entrelaçaient. Il n’écoutait pratiquement jamais de musique classique, mais ce morceau, pour une raison inconnue, l’apaisait et le rendait d’humeur introspective. Hoshino ferma les yeux, s’enfonça encore un peu plus dans son confortable fauteuil, et se mit à réfléchir à diverses choses. Mais plus il pensait à sa vie, moins il y trouvait de substance. Son existence n’avait aucune profondeur réelle, il était seulement là, sorte d’accessoire inutile. »

 

La quête des personnages de l’histoire est sans doute un peu celle de l’auteur, ainsi qu’il le confie : « En écrivant des histoires, je cherche ma propre histoire, mon âme profonde sous la surface. »

 

En lisant « Kafka sur le rivage » vous plongerez dans un univers inconnu de nos  auteurs, vous pénétrerez dans une dimension ou le tangible et l’onirisme se côtoient avec une telle maestria qu’on en finit presque par ne plus savoir ce qui distingue les frontières du rêve et de la réalité. Laissez-vous dériver sur ce fleuve inexploré qui vous révèlera à chaque méandre de nouveaux aspects de l’âme humaine, vous amènera à vous poser des questions que vous éludez habituellement.

 

Entrez dans la sarabande et laissez-vous griser par ce roman envoûtant.

J’espère que vous éprouverez autant de plaisir et de jubilation que moi en dégustant ce roman magistral.
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
commenter cet article
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:44
Oyez, oyez braves araignées dansant avec aisance sur la toile. Samedi 5 septembre vers 17 heures 30 je viendrai hanter les ondes de la bande FM avec une chronique du roman "Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami.
Pour les franciliens (ben oui, il en faut quand même pour les touristes) cela sera sur 98 FM, pour les autres un petit clic (et pas de claques) sur le lien suivant fera l'affaire. Chiche ?
link
Repost 0
Published by Eric Van Hamme - dans Les médias en parlent
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'Eric Van Hamme
  • Le blog d'Eric Van Hamme
  • : Partager ma passion pour l'écriture sous toutes ses formes. Vous faire connaître quelques coups de cœur de lecture. Confronter nos points de vue, tout simplement.
  • Contact

Recherche