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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:01
"Pas la peine de revenir", c'est le titre de la première nouvelle du recueil que je viens de publier "J'aimerais vivre un jour encore". Ecrire un poème sur la même thématique m'a procuré beaucoup de plaisir (et un peu de sueur).
Bonne lecture.

 

J’attends les résultats du bac

Comme une accusée sa sentence.

Le cœur en creux, les jambes en vrac

Miroirs de mon inconsistance.

 

Un étrange sentiment m’habite

Celui de l’échec à venir

Je serai chassée de l’orbite

Dans le néant sans avenir.

 

Dans la cité grise et sinistre

Un beau-père qui veut me bannir

Et toutes ces roustes qu’il m’administre

C’est pas la peine de revenir.

 

Au loin j’entends déjà des cris

La joie de jeunes et beaux vainqueurs

Une sarabande qui me proscrit  

 

Désastre qui me soulève le cœur.

Sous la passerelle que je gravis

Les trains mortels foncent ravis.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 21:12

Chers amis,

j'ai reçu ce soir un mail d'Agnès Brunet, dont je vous livre un extrait ci-dessous :

" Besoin d’aide

Je suis la maman des deux handicapés Matthieu et Thomas, « héros » malgré eux d’un livre à succès qui n’est plus à présenter.

Suite à une mise en demeure de l’éditeur de ce livre, je n’ai plus le droit d’utiliser le nom de mon site « Ou on va maman ?» qui serait une contrefaçon du titre original. Je suis également obligée d’en supprimer certains passages qui gênent l’auteur et qui seraient diffamatoires.

L’adresse de la nouvelle version « expurgée » de mon site :

http://mamanmathieuetthomas.monsite.orange.fr  

 

Merci de ce que vous pourrez faire et à bientôt peut-être.


Agnès Brunet brunet-agnes@orange.fr"


Je suis tout simplement abasourdi par cette démarche procédurière qui prouve, qu Jean-Louis Fournier et les éditions Stock ne poursuivent d'autre objectif que de faire taire la maman, tout simplement parce qu'elle fait entendre un autre son de cloche, qui ne donne pas forcément à l'auteur le costume de super héros qu'il s'était taillé sur mesure.
N'hésitez pas à soutenir Agnès Brunet, et à faire suivre cette information.

 
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:33

J’ai su que j’étais vieux le jour où on m’a dit que je ne faisais pas mon âge.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:41
Ce week-end se tient le 7ème salon des éditeurs indépendants, l'occasion pour vous de découvrir d'excellents auteurs qui ne bénéficient pas des feux de la rampe.
La littérature française ne se limite pas au top 50, loin s'en faut.
Allez-y. Vous trouverez tous les renseignements en cliquant sur le lien ci-dessous :


link
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:39

Les feuilles des arbres tombent

Sous les gifles du vent

Elles s’éparpillent en nombre

Morne fuite en avant.

 

Les feuilles des arbres tombent

Assemblée d’âmes seules

La terre humide et sombre

Comme ultime linceul.

 

Les feuilles des arbres tombent

Et mon cœur au-dedans

S’ensevelit dans la tombe

 

De mon spleen abondant.

Pur bonheur avorté

Dès la fin de l’été
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 22:42

 

Dans nos villes et nos villages, on trouve des bibliothèques, et c’est heureux. Sans la bibliothèque de ma ville, sans compter celle qui existait dans mon école primaire, je n’aurais probablement jamais rencontré les livres et les histoires qu’ils renferment. Partant de là, il y a fort à parier que je n’aurais jamais développé cet imaginaire qui me pousse à écrire…

Vendredi 13, j’ai été invité par la bibliothèque d’Arbois, sur l’initiative de sa dynamique et sympathique bibliothécaire. Là-bas, j’ai rencontré les lecteurs ayant courageusement bravé leur paraskevidékatriaphobie et concomitamment renoncé à un match de rugby. L’échange fut sympathique, sans formalisme aucun, l’occasion d’échanger sur notre passion commune. J’ai en outre eu l’occasion de revoir des personnes qui me connaissent depuis très longtemps (cf. article de presse).

Notre réunion s’est achevée par quelques dédicaces autour du verre de l’amitié, sans oublier une petite photographie prise par Dominique Simon, la journaliste passionnée qui s’était déplacée pour l’occasion.

Merci à la bibliothèque d’Arbois et à ses lecteurs.

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 20:59
Demain, vendredi 13 novembre, je serai à la bibliothèque "Val de Cuisance" à Arbois (Jura) pour une rencontre avec les lecteurs. J'y présenterai notamment mon nouveau livre "J'aimerais vivre un jour encore".
Pour les curieux, ou bien ceux qui auraient envie de faire plusieurs centaines de kilomètres en pure perte, toutes les informations sont disponibles sur le blog de la bibliothèque, là :

link 
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:28




Aujourd’hui c’est le 20 mai. Le 20 mai précisément. Voici quelques semaines, Mathilde a consulté une voyante qui, dans les lignes de sa main et dans les nombres qui l’entourent, a déterminé que le 20 mai quelque chose d’essentiel allait se produire dans sa vie. Mathilde n’attend que ça, qu’il se produise enfin quelque chose, quelque chose qui lui permette d’échapper au destin qui la conduit pied au plancher dans une impasse, une impasse dont le mur se rapproche vite, tellement vite qu’elle a peur, qu’elle est terrorisée même. Ce quelque chose pourrait être quelqu’un, un homme ou une femme, peu importe au fond, quelqu’un qui l’aiderait à s’en sortir, à s’évader du cauchemar dans lequel elle se débat depuis des mois et des mois. Voilà ce à quoi elle pense à 4 heures du matin, ce fameux 20 mai. Ecoutez plutôt :

« Quelqu’un qui comprendrait qu’elle ne peut plus y aller, que chaque jour qui passe elle entame sa substance, elle entame l’essentiel. Quelqu’un qui caresserait sa joue, ou ses cheveux, qui murmurerait comme pour soi-même comment avez-vous fait pour tenir si longtemps, avec quel courage, quelles ressources. Quelqu’un qui s’opposerait. Qui dirait stop. Qui la prendrait en charge. Quelqu’un qui l’obligerait à descendre à la station précédente ou s’installerait en face d’elle au fond d’un bar. Qui regarderait tourner les heures sur l’horloge murale. A midi, il ou elle lui sourirait et lui dirait : voilà, c’est fini. »

Cette nuit, comme toutes les autres, Mathilde ne se rendormira pas. Elle est devenue insomniaque. Elle est arrivée au bout du bout de ses forces. C’est sûr, elle ne va pas y arriver. Cela fait 8 mois, 8 longs mois qu’elle est devenue le jouet de Jacques, Jacques Pelletier, son supérieur hiérarchique, le directeur marketing d’une filiale de nutrition d’un groupe international de santé. C’est Jacques qui l’avait recrutée 8 ans auparavant, avait apprécié la qualité de son travail, son dévouement à ses côtés, tant et si bien qu’il l’avait assez rapidement promue au rang de directrice adjointe, c’est dire la confiance qu’il lui accordait. Leur duo semblait fonctionner parfaitement, bien rôdé, huilé, complémentaire. Mais il aura suffit de cette fameuse réunion de restitution des résultats d’une étude, une réunion animée par un cabinet de grande renommée pour que tout bascule. Mathilde repense à cela, précisément. Chaque détail est gravé en elle, comme si tout ça s’était déroulé la veille. Voici ce qu’elle en garde :

« Mathilde avait pour habitude d’être d’accord avec lui. D’abord parce qu’ils partageaient un certain nombre de convictions, ensuite parce qu’il lui était apparu, dès les premiers mois de leur collaboration, qu’être d’accord avec Jacques était une position à la fois plus confortable et plus efficace. Il ne servait à rien de le prendre de front. De fait, Mathilde parvenait toujours à exprimer ses raisons et ses propres choix, parfois à le faire changer d’avis. Mais cette fois, l’attitude de Jacques lui avait paru d’une telle injustice qu’elle n’avait pu s’empêcher de reprendre la parole. Sur le ton de l’hypothèse, sans le contredire directement, elle avait expliqué en quoi il lui semblait que les orientations proposées, au regard des évolutions du marché et des autres enquêtes effectuées au sein du groupe, méritaient d’être étudiées.  Jacques l’avait regardée, longtemps. Dans ses yeux, elle n’avait rien lu d’autre que de l’étonnement. Il n’avait pas surenchéri. Elle en avait conclu qu’il s’était rendu à ses arguments. »

Ce n’est que bien plus tard que Mathilde identifiera cette réunion comme l’instant où le processus qui l’a conduit là où elle est s’est enclenché.

 

Nous sommes toujours le 20 mai, dans une chambre d’hôtel à Honfleur, plus précisément dans la salle de bains attenante à la chambre. Thibault non plus ne peut pas dormir. Voici quelques heures, en rentrant du restaurant, il a fait l’amour avec Lila. Après l’amour Lila l’a remercié avant de sombrer dans le sommeil, contentée. Merci. C’est tout ce que Lila semble être capable de lui dire. Et pourtant, Thibault est tombé amoureux d’elle, vraiment amoureux. Mais Lila n’a rien d’autre à lui offrir que son corps. C’est à ça qu’il repense :

« Elle dit merci pour tout, merci pour le restaurant, merci pour la nuit, merci pour le week-end, merci pour l’amour, merci quand il l’appelle, merci quand il s’inquiète de savoir comment elle va. Elle concède son corps, une partie de son temps, sa présence un peu lointaine, elle sait qu’il donne et qu’elle ne lâche rien, rien d’essentiel. »

Enfermé dans la salle de bains, il se projette dans quelques heures, quand ils repartiront vers Paris : « Il la déposera devant chez elle, il appellera la base, il enchaînera sur sa journée sans repasser chez lui, la voix de Rose lui indiquera une première adresse, au volant de sa Clio il ira visiter un premier patient, puis un second, il se  noiera comme chaque jour dans une marée de symptômes et de solitude, il s’enfoncera dans la ville grise et poisseuse. »

La porte du cœur de Lila ressemble à celle de la salle de bains : verrouillée à double tour. Et ça, ça rend Thibault totalement dingue, désespéré même. Thibault est « comme un con » dans la salle de bains, « Il n’arrive pas à dormir parce qu’il l’aime et qu’elle s’en fout. Elle, offerte pourtant, dans l’obscurité des chambres. Elle qu’il peut prendre, caresser, lécher… mais en dehors d’un lit Lila lui échappe, se dérobe. En dehors d’un lit elle ne l’embrase pas, ne glisse pas sa main dans son dos, ne caresse pas sa joue, le regarde à peine. En dehors d’un lit, il n’a pas de corps, ou bien un corps dont elle ne perçoit pas la matière. Elle ignore sa peau. »

Thibault dresse un constat d’échec, amer. Il sait que sa relation avec Lila ne sera jamais que purement physique, qu’elle n’éprouve et qu’elle n’éprouvera jamais rien pour lui. Lui aussi est dans une impasse. Une impasse qui dure depuis plus d’un an. Il sait que cela ne mène à rien, qu’il faut faire demi-tour. Alors c’est décidé, demain matin il quittera Lila. Il quittera Lila parce qu’il n’a pas d’autre choix. Et puis, allez savoir pourquoi, le 20 mai lui semble une bonne date pour tourner la page, pour passer à autre chose. Il va encore se noyer dans le travail, aller à la rencontre des patients qui font appel au médecin de garde.

 

Voilà, le décor est planté. Nous sommes le 20 mai, et c’est sûr, aujourd’hui il va se passer quelque chose d’important, tant dans la vie de Mathilde que dans la vie de Thibault. Là, dans la ville tentaculaire et hostile Mathilde et Thibault vont poursuivre leur route, une route qui, peut-être les fera se rencontrer. Peut-être, peut-être pas, allez savoir….

 

Pour découvrir l’issue de cette journée singulière, je vous invite à lire le roman de Delphine de Vigan, un roman sombre, tout en nuance et en subtilité qui dépeint l’âme humaine et ses tourments, un roman qui touchera votre sensibilité.  

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Published by Eric Van Hamme - dans Mes lectures
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 23:11

Demain, samedi 7 novembre, je serai sur les ondes d’IDFM, pour une chronique radiophonique consacrée au roman de Delphine de Vigan « Les heures souterraines ». Pour les franciliens, c’est sur 98.0 FM. Pour les autres, c’est accessible en cliquant sur le lien juste-là :


link 

Je reviendrai également sur le premier salon Facebouquins auquel j’ai eu le plaisir de participer les 17 et 18 octobre dernier.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:40

Tel est le titre de mon nouvel ouvrage, un titre qui sonne comme une vaine supplique, prémonitoire. Grâce au soutien populaire de vous autres, mes chers amis, il semblerait que ce bouquin soit bien parti pour affoler le top 50 (si ça se trouve d’ici quelques années 50 lecteurs se seront précipités dessus). Ne le cherchez pas dans votre librairie, leur stock est déjà épuisé. Quant à Fnac.com, elle a tout bonnement décidé de ne pas le référencer, anticipant que sa logistique ne pourrait pas suivre un rythme de commandes échevelé. Petits joueurs !

Pas de place pour moi dans les grands salons littéraires de province (Arnac-la-poste (87), Pleurs (51) ou Sarrouilles (65)) ce qui va m’obliger à me rabattre sur la foire aux tripoux de Séverac (12) pour me faire connaître. Je sens que je vais m’arranger pour rejoindre la confrérie locale. Si ça se trouve les nourritures ne sont pas là où on les attend !

Allez, ce n’est pas grave, je me consolerai bientôt avec un nouveau record au Guiness Bookins (le plus grand flop de l’histoire) et mon entrée au gotha du Who’s not (la crème des loosers).

Bonjour chez vous
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Published by Eric Van Hamme - dans Les médias en parlent
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