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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:29

Ton regard est si doux

Qu’il se pose sur mon cœur

Comme un grand papillon

Dont les ailes mordorées

Ne brilleraient que pour moi.

Et tes yeux sont si tendres

Qu’ils effleurent mon âme

Comme une suave caresse

Dont l’effluve vaporeux

N’ondulerait que pour moi.

Lorsque tu me contemples

Ton bonheur enfantin

Me bouleverse les sens

Car je sais qu’il faudra

Supporter tel Atlas

Ton futur à deux bras.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 22:38

Je n’ai pas ce talent

Que mes amis m’accordent

Ignorant mes lacunes

Et mes erreurs grossières.

 

L’amitié comme l’amour

Soustrait à leurs regards

La terrible évidence

De mes vers pathétiques.

 

Or je sais que les muses

Ont flairé l’imposture

De cet écrivaillon

 

Qui prétend les trouver.

Je n’ai rien à offrir

Que des pieds de guingois.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:42

Quand en toi je m’immisce

Avec tact et douceur

Quand je vais et je viens

Au secret de tes cuisses

Où nul autre que moi

Ne sera invité.

Quand je lis dans tes yeux

Ce bonheur partagé

Quand ton corps s’étourdit

Dans le flot des délices

Quand l’amour devient chant

Dans ta gorge exaltée

Alors mon cœur chavire

De te voir transportée.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:49

En remettre une couche

Qu’on ne puisse pas le voir en peinture

En voir de toutes les couleurs

Essuyer les plâtres

S’emmêler les pinceaux

Faire jouer la brosse à reluire

En tenir une couche

Aller se faire brosser

Ne pas gagner sa croûte

Etre lessivé

Brosser dans le sens du poil

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:27
Si Dieu existait, les hommes n’existeraient pas.
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 07:33

Il n’est d’autre soleil

Que celui de ton âme

Qui en moi fait germer

Les champs bleus de l’amour.

 

Il n’est d’autre sourire

Que celui de ton cœur

Qui en moi fait couler

Les flots d’or de l’espoir.

 

Il n’est d’autre chaleur

Que celle née de tes bras

Qui en moi fait souffler

 

Le vent doux pour toujours.

Il n’est d’autre que toi

Pour m’aimer plus que tout.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:24

Quand les feuilles tombent à un endroit, elles bourgeonnent toujours à un autre.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:08

Assis dans la poussière

Ton regard fiévreux

S’évapore lentement.

Tout juste as-tu la force

De présenter ces mains

A d’improbables oboles.

La foule passe et t’ignore

Tout comme le soleil

Qui a banni ton ombre.

Si ce n’était ton pagne

Aux couleurs sépulcrales

Tu serais un fantôme.

Ton corps n’est que brindille

Fragile et inflammable

Qu’un rien peut consumer.

Mais il n’est pas un homme

Pour faire couler en toi

La source qui se tarit.

Le vent a emporté

Sur ses ailes brulantes

Le souffle imperceptible

De ton dernier soupir.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:01

 

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Dès le levé de rideau, dès la première phrase de la première scène le décor est planté, les personnages introduits, le lecteur se retrouve au théâtre. Voici :

« Prenant place à mes côtés vous avez penché votre buste, votre visage était absent, votre regard perdu, vous ne m’avez offert que la fugitive vision de la dentelle recouvrant votre sein, broderie blanche sur peau de lait dans le bâillement de votre pull-over crème, dérisoire impulsion électrique captée par mon regard. Vous vous êtes finalement assise, avez rajusté le profond col en V, replacé votre écharpe fine sur votre poitrine, et j’ai prié pour que nous n’ayez aucune histoire à me confier. Je ne suis plus apte à entretenir une conversation, encore moins à écouter des confidences. Je déborde. Nous nous sommes salués d’un quasi imperceptible hochement de tête, les portes se sont refermées dans un sifflement pneumatique, et j’ai renoncé à affronter la confusion de mes pensées. Noir. »

Dans cette rame de TGV, l’homme rentre d’un voyage, un voyage durant lequel il a voulu oublier sûrement, se détruire peut-être. Il a voulu mais a échoué à se dissoudre, à se perdre lui-même. Une fuite qui le laisse exsangue, presque réduit à néant. Il avait fui avec l’espoir de ne jamais revenir, alors ce retour sonne comme un échec cinglant. Il rentre et le pire l’attend. Le pire c’est sa faillite financière, les créanciers impayés, la boîte aux lettres débordant de factures, de mises en demeure et de lettres d’injonction, le spectre de la commission de surendettement. Etait-il sans travail ? Pas vraiment. Mais il était une sorte d’intermittent. Il pense à son histoire et celle des autres, de tous les autres. Seulement voilà, il se dit qu’il ne croit plus croire au pouvoir des mots, et aux histoires qu’ils racontent. Que faisait-il donc? Il animait des ateliers d’écriture, il « transmettait aux autres l’usage des mots ». En tant qu’animateur, il en a vu des femmes et des hommes, tous ceux pour qui les mots, par nécessité ou par simple envie, devaient raconter ce qu’ils n’avaient même jamais dit, les sentiments enfouis, les secrets tus, certains même touchant à l’intime, à des béances nées des traumatismes les plus violents.

Puis soudain, c’est le choc, un arrêt d’urgence en rase campagne. Que se passe-t-il ? Le haut parleur crachouille ce qu’on pouvait redouter, le tristement célèbre « Incident de personne ». Un incident de personne avec un TGV lancé à pleine vitesse dans la campagne. A l’unité de lieu, s’ajoute l’unité de temps et l’unité d’action. Eric Pessan a mis en place tous les ingrédients du huis clos. Nous allons partager cette parenthèse spatio-temporelle avec les deux personnages de l’histoire. 

Le narrateur se disait inapte à entretenir une conversation. Mais cet incident de personne va tout chambouler. Lui qui était fermé comme une huitre, va soudain se mettre à parler de lui-même, à raconter sa fuite à sa voisine, une voisine qui l’écoute poliment, qui sert presque d’alibi pour ce qui se révèle devenir quasiment un monologue.

Le wagon du TGV devient un confessionnal, où l’homme brise le mur du silence, et va s’épancher dans un flux interrompu. Il interroge les autres, les participants aux ateliers d’écriture pour mieux s’interroger lui-même, faire remonter dans sa mémoire les souvenirs et les émotions. La parenthèse ne se refermera qu’au bout de plusieurs longues heures, lorsqu’enfin les dommages collatéraux causés par l’incident de personne auront été effacés.

Le train repart et le rideau se baisse. Chacun roule à nouveau vers son destin, à grande vitesse.

Dans ce roman, Eric Pessan nous invite à nous interroger nous-mêmes, à travers les questionnements de son personnage, le tout grâce à une écriture millimétrée où rien ne dépasse, où chaque mot est à sa place où on ressent la totale maîtrise du dramaturge qu’il est par ailleurs. De cet apparent dépouillement ressort la puissance d’un texte qui ne pourra pas vous laisser insensible.

Du bien bel ouvrage, vraiment.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:14

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2011/9782709635790-G.jpg

 

Chaque année, à l’automne, c’est la grande distribution des prix littéraires avec, tels des tournois du grand chelem en tennis, le quatuor Goncourt, Médicis, Renaudot, Femina. Bien entendu, le graal reste le Goncourt, prix pour lequel, l’histoire du prix le montre, il vaut mieux concourir dans une des trois grandes écuries de l’édition française : Gallimard et Grasset (groupe Hachette) et Seuil (groupe La Martinière).

Les jurys de ces prix, comme tous les jurys, sont invariablement placés sous les feux de la critique, pour des raisons plus ou moins bonnes. L’erreur est humaine, les jurés sont humains, ni plus ni moins vertueux que vous et moi. Leurs choix sont par essence discrétionnaires, tout comme le sont ceux des lecteurs : vous et moi. Personne ne vous reprochera d’avoir aimé tel livre et d’avoir détesté tel autre. C’est ce qu’on appelle le choix, le libre-arbitre. A chacun ses goûts, sa sensibilité, ses inclinations, son humeur du moment. Pour qu’un livre rencontre son public, il faut aussi qu’il soit en adéquation avec les attentes de ce dernier.

Mon amie Delphine de Vigan a été écartée de la course aux quatre prix majeurs. Dont acte. Devrait-elle le regretter ? Pas si sûr…

Il n’est qu’à regarder les statistiques de vente de son roman « Rien ne s'oppose à la nuit » (J.-C. Lattès) pour comprendre que ce livre-là a su rencontrer un public, son public. Et le choix du public est comme le choix du peuple tout entier : souverain.

Si plus de 100 000 exemplaires sont sortis de nos librairies, c’est tout sauf un hasard… Je connais la réserve naturelle de Delphine, sa retenue et sa discrétion pour savoir qu’elle a mis dans de ce roman une bonne part d’elle-même, de son histoire familiale. On ne dupe pas impunément le lecteur. Et c’est précisément pour cela, parce que le livre raconte la vie, la vraie, avec ses déchirures, ses tragédies, ses silences et ses mensonges que les lecteurs en ont fait leur préféré. Et c’est heureux.

Alors, vous qui commencez peut-être à penser à Noël et ses cadeaux, mon modeste conseil est le suivant : ajoutez à votre liste " Rien ne s'oppose à la nuit", vous serez conquis, parole d'Eric. Maintenant, c'est à vous de choisir.

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