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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 08:58

Que reste-t-il de ma candeur

Du temps où j’étais un enfant ?

Que reste-t-il de ma blondeur

Des épis tendres et chatoyants ?

 

Que reste-t-il de l’insouciance

Du temps où je voyais en grand ?

Que reste-t-il de la confiance

Du futur beau comme un roman ?

 

Que reste-t-il de l’indolence

Des printemps verts, des étés lents ?

Que reste-t-il de mes silences

 

Quand je croyais avoir le temps ?

La fuite soudaine de l’existence

M’emporte dans les bras du néant.   

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:41

Je sens poindre le jour

Où le jour ne point pas

Où mon cœur supplicié

N’est que peine et tourments.

 

Je sens battre la nuit

Où la nuit devient loi

Où mon âme outragée

Restera sans défenses.

 

Je sens naître la mort

Où la vie se disloque

Où mon corps en bouillie

 

N’est que pleurs et souffrances.

J’en appelle à la mort

Pour partir au-delà.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:49

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore succombé au bombardement médiatique... Comment ça, vous ne me connaissez pas ? Tant mieux pour vous, partez vite tant que c'est encore possible, à ce stade vous pouvez encore plaider l'erreur... Vous cherchiez Jean (bien) ou Jean-Claude (pas bien, non vraiment pas bien du tout)... 

Challenge : si cette vidéo dépasse les 100 vues alors je mettrai en ligne la suite de l'interview (vous voyez que le risque est minime et je promets de ne pas cliquer moi-même sur le lien).

 

Allez, je vous libère (pour cette fois). 

 

link

 
 

Figurez-vous que vous venez d'éviter une nouvelle version du premier chapitre de "la croisée des chemins" un des romans les plus nuls de l'année 2007 (nominé pour le "prix Belon" -notez la finesse de l'anagramme- de l'huitre littéraire), une sorte de logorrhée stérile avec 234 fautes d'orthographe. Remarquez, je vais peut-être lancer un jeu concours là-dessus... A suivre.
Cette fois, promis, vous pouvez aller fumer ou bien vous adonner à toute autre activité recommandée par la sécurité asociale.  
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 08:35

J’ai croisé un enfant

Qui avait mon visage

Comme celui des albums

Aux photos noir et blanc

Leur parfum d’insouciance

Et d’infiniment grand.

J’ai croisé un vieillard

Au visage familier

Un sourire édenté

Et son air complaisant

En lui j'ai reconnu

Une photo du futur

Conjuguée au présent.

La panique m’a saisi :

Je me suis retourné

Le trottoir était vide

Plus de trace de l’enfant.

Mais de l’autre côté

Le vieil homme m’attendait

Le regard désolé

Dans le jour déclinant.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 10:52

La mort tourne en silence

Juste au-dessus de moi

Elle observe, patiente

La douleur qui me broie.

 

Peu importent mes larmes

Et mes cris d’épouvante

Elle tournoie lentement

Se rapprochant de moi.

 

Je sens battre ses ailes

Comme un souffle polaire

Engourdissant mon âme.


De son bec acéré

Elle transperce mon cœur

Puis m’emporte au-delà.

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:06

Ceci aurait pu être

La cagnotte du loto

Et on aurait trinqué

Pour fêter la fortune.

Mais il s’agit de votes

Dans les urnes brûlantes

Où la flamme tricolore

Voudrait tout ravager.

Mais n’oublions jamais

Qu’un certain chancelier

Accéda au pouvoir

Par la sanction des urnes

Qu’il garda à dessein

Pour entasser les cendres

De millions d’innocents

Qui n’avaient d’autre tort

Que d’être « différents ».

Vous qui ici en France

Avez la mémoire courte

N’oubliez pas cela :

C’est en votant la haine

Qu’on tue l’humanité.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:57

J’ai joué avec le feu

En totale inconscience

Comme on joue sur sa vie

A parfois se brûler.


J’ai soufflé sur les flammes

En feignant l’insouciance

Tel un fou désinvolte

Ignorant le danger.


J’ai jeté les torchères

En parfait saltimbanque

Comme un clown déjanté

Négligeant la souffrance.


Puis le feu m’a grillé

Dans l’étreinte de ses bras

Sous vos cris apeurés

Je me suis immolé.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 21:00

Les Anglais sont supérieurs aux Français. Pourquoi ?  

  • nos guerres contre eux ont toujours eu lieu chez nous
  • ils ont inventé les hooligans
  • ils nous reprochent systématiquement notre manque de fair-play quand nous perdons contre eux
  • ils n’ont jamais tort, sinon ils ne seraient pas anglais
  • ils ont rompu avec l'église romaine
  • The Beatles, Morrissey, The housemartins, Roddy Frame, Carmel Mac Court... 
  • Ringo, Dick Rivers, Jessé Caron, Lucky Blondo...
  • ils ont inventé les petits pois à la Jelly verte (pour le camaïeu)
  • vous trouverez de la viande de bœuf anglaise en vente chez nous mais pas l’inverse
  • Cantona est le roi de MU
  • ils ont l’Eurostar, l’Eurotunnel mais pas l’euro
  • ils ont inventé le lobbying
  • je suis Français
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 09:49
 
    http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/4/3/9782330001346.jpg
 
Les amours d’été ne devraient pas survivre à l’automne, et encore moins à l’hiver. Alors pourquoi tenter de prolonger quelque chose d’éphémère, quelque chose qui n’est pas fait pour durer ? C’est exactement ce à quoi pense Martin Molin, le jeune inspecteur de police de Fjällbacka, collègue encore peu expérimenté de Patrick Hedström. Nous sommes une semaine avant Noël. Martin a cédé aux injonctions répétées de sa conquête de l’été, Lisette, et s’est résolu à aller passer ce glacial we d’hiver sur une île isolée au large de la côte. Là-bas, un couple a transformé une ancienne colonie de vacances en confortable maison d’hôtes.
Ce vendredi soir, alors que Martin accoste sur l’île menacée par les glaces, la météo devient exécrable. Il gèle à pierre fendre et une violente tempête de neige est annoncée. Rien de bien alléchant en vérité d’autant que, dans la maison d’hôtes, il n’y a pas seulement Lisette, mais également ses parents, son frère, son oncle, sa tante et leurs enfants et enfin, et peut-être surtout, son grand-père Ruben, un homme âgé, en fauteuil, quasiment impotent mais qui impressionne par sa seule présence.
Sitôt les présentations faites, il faut passer à table où un impressionnant buffet attend les convives. Chacun d’entre eux se sert avant d’aller s’installer à table.
Dès le début du repas, le patriarche, Ruben, questionne tour à tour ses quatre petits enfants qui, soit poursuivent des études supérieures, pour deux d’entre eux, soit se sont lancés dans les affaires pour les deux autres. Mais, dans tous les cas, ils utilisent largement les fortes sommes d’argent octroyées par lui. Cependant, aucun d’entre eux ne semble posséder le don des affaires de leur grand-père, ce qui a pour effet de l’énerver. Lui, il est parti de rien pour devenir milliardaire. Après les petits-enfants, Ruben fait passer sur le grill ses deux fils, Harald et Gustav, qui ont pris sa suite à la tête de l’empire qu’il a bâti. Là encore, ses questions incisives, mettent en exergue le fait qu’il n’y a personne dans sa descendance qui ait la carrure pour être son digne héritier. Face à cette situation, Ruben sort de ses gonds et chacun en prend largement pour son grade. C’est alors que, face à l’auditoire familial incrédule, et sous les yeux de Martin Molin, Ruben lâche une véritable bombe atomique : il a l’intention de les déshériter, tous, sans exception. Il ne leur restera que le minimum légal…. Du reste, il vient de prendre toutes les dispositions testamentaires pour qu’il en soit ainsi.
L’assistance entière est pétrifiée par cette annonce totalement incroyable. Dans la salle à manger, soudain devenue silencieuse comme une tombe, on entendrait voler les mouches. C’est à ce moment précis que s’enclenche la mécanique du drame : Ruben, qui s’est passablement énervé, semble terriblement assoiffé par sa virulente diatribe. Il saisit son verre et en vide le contenu d’un trait. Mais, sitôt sa soif étanchée, le vieil homme est saisi de spasmes de plus en plus violents que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter.
Martin, qui s’est précipité vers le vieillard juste après deux de ses petits enfants, Lisette et Bernard, ne peut que recueillir son dernier souffle. Ruben est mort violemment. Il n’y a plus rien à faire. D’ailleurs, qu’auraient-ils pu faire ? Au dehors, la tempête de neige qui sévit maintenant vient en effet de couper la ligne téléphonique, désormais hors d’usage, tandis que les réseaux de téléphonie mobile ne couvrent pas la petite île.
Alors que tout le monde est incrédule, abasourdi par la soudaineté du décès du patriarche, Martin, qui est toujours à ses côtés, remarque une odeur caractéristique qui semble émaner du défunt, une odeur d’amendes amères qu’on lui a appris à reconnaître à l’école de police, l’odeur du cyanure. Cette odeur, Martin la retrouve dans le verre que Ruben vient de vider. Aucune hésitation possible, Ruben a été assassiné. C’est ce que Martin annonce à l’ensemble de la famille.
Seul, privé de toute assistance policière, Martin va, pour la première fois de sa carrière, devoir résoudre un crime dont l’auteur doit forcément se trouver parmi les convives. C’est pour cette raison que Martin décide de les interroger individuellement, les uns après les autres, pour tenter de démasquer le coupable.
Avec ce court roman, d’environ 150 pages, Camilla Läckberg renoue avec la longue tradition du huis-clos à suspense dont le plus célèbre demeurera sans doute, et à jamais,  l’inoubliable « 10 petits nègres » d’Agatha Christie.
Il faut ici avertir le lecteur : « Cyanure » ne peut en rien être comparé avec les habituels romans de Camilla Läckberg et ce, pour une bonne et simple raison, un huis-clos est un genre à part entière. « Cyanure » n’est pas un thriller et ne prétend pas l’être. En fait, en s’appuyant pratiquement sur les bases des trois unités (lieu, temps et espace) cette intrigue aurait tout aussi bien pu prendre la forme d’une pièce de théâtre. Et c’est ainsi que « Cyanure » doit être lu. L’attention du lecteur est focalisée sur l’intrigue elle-même. Rien d’autre. Selon moi, « Cyanure » atteint assez bien son but, soutenu par une écriture sobre, efficace et sans fioritures. Vous passerez un agréable moment en dévorant « Cyanure » en quelques heures à peine, en cherchant à savoir qui est le coupable ainsi que je l’ai moi-même fait.
 
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 08:22

En ce we Pascal, et pour les autres aussi, tous les autres, pour les désespérés des frimas d’avril, je propose de passer quelques minutes déprimantes en écoutant ma chronique dans l’émission de Laurence Ducournau « Les mots, des livres » sur Idfm (98 Fréquence Monde pour les terriens du cratère francilien) et quelque part dans l’espace arachnéen pour les autres créatures (coordonnées cosmiques pour synchroniser vos GPS interstellaires : link ). Là, qui sait, avec un peu de malchance, vous pourrez peut-être capter tout ou partie du message au « Cyanure » de Camilla Läckberg.

Ah, oui, j'avais oublié, des fois que... la fin du monde aura lieu vers 17 heures, summer Paris time.

 

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