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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 21:25

J’ai fait comme si

J’allais t’aimer

Comme tu m’aimais :

Infiniment.


J’ai susurré

À tes oreilles

Les mots d’un cœur

Qui sonnait creux.


Et j’ai juré

Tel un voleur

Que je serais

Toujours à toi.


Mais j’ai menti

Sans me soucier

Des conséquences

De l’imposture.


J’ai ignoré

Que dans tes yeux

Brillait la flamme

Qui m’éclairait.


Je suis parti

Et j’ai perdu

Ce que j’avais

De plus précieux.

 

Le monde est noir

À l’infini ;

Je mourrai seul

Bien fait pour moi !

 

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 07:09

J’ai rêvé d’une vie

Qui ne serait pas rêve

Quelle que soit la saveur

De la réalité.

J’ai vécu tant de songes

Qui n’étaient que douceur

Mais qui s’évanouissaient

Lorsque j’ouvrais les yeux.

L’illusion est amère

Pour celui qui y voit

La réalisation

De ses secrets désirs

Alors que l’existence

Dans ses imperfections

Est comme un umami

Chaque jour révélé.

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:11

J’ausculte ma mémoire

Souvenirs effacés

Les reflets du miroir

Ignorent tout du passé.

 

Les fautes que j’ai commises

Révèlent ma vacuité

Toutes les parties remises

Mes espoirs avortés.

 

Il n’est d’autre comptable

Pour la note à payer

Je suis seul et coupable

 

Des forfaits à expier.

Mes erreurs en attestent

Un falot sans conteste.

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:09

Toutes ces larmes que l’on verse

Qui submergent nos linceuls

Ces torrents de tristesse

Arrachant nos corps seuls.

 

Quand sonne l’heure du départ

Pour nos âmes en survie

Quand la mort nous sépare

Du soleil de nos vies.

 

Quand l’horizon se fane

Et l’espoir se flétrit

Quand les ombres en soutane

 

Envahissent nos esprits

Nous comprenons enfin

Ce que sera la fin.

 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:47

Toutes ces larmes qu’on verse

Inondant les linceuls

Ces torrents de tristesse

Charriant les corps seuls.

 

Quand vient l’heure du départ

Pour nos âmes asservies

Quand la mort nous sépare

Du soleil de nos vies.

 

Quand l’horizon se fane

Et l’espoir se flétrit

Les fureurs océanes

 

Engloutissent nos esprits 

Nous pressentons enfin

L’amertume de la fin.

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:02

Les fous de Dieu n’ont rien compris

Aux paraboles de leur prophète

En prenant au pied de la lettre

Une symbolique qui leur échappe.

 

Qui pourrait croire un seul instant

Que Dieu appelle à la guerre sainte

Abominable antinomie

Vous faisant tuer femmes et enfants.

 

Soyez maudits crétins barbares

Criminels de l’humanité

Dieu doit vraiment vous exécrer.

 

Si Dieu existe l’enfer aussi

Du paradis puissent vos victimes

Vous voir brûler sur le bûcher.

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 11:02

Deux semaines de silence

Perforant mes oreilles

Et le vent capricieux

Qui se moque en rafales.

 

La quiétude du désert

Que rien ne peut troubler

Ne saurait s’esclaffer

Sur ces pieds de guingois.

 

Si le silence est d’or

Le mien est un diamant

Qu’il ne faut pas tailler

 

La nature surpassant

Les mots la glorifiant :

Je devrais rester muet. 

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:24

Je m'en vais sur les cimes

Tutoyer les nuages

Caresser le soleil

Et les ailes du vent.

 

Je m’en vais pour dormir

Sur les flots pétrifiés

En milliards de diamants

Scintillant dans la nuit.

 

Je m’en vais et qui sait

Je reviendrai un jour

Quand le rêve effacé

 

Sombrera pour toujours

Et l’extase des vacances

Ne sera que vacance.

 

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 16:52

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En septembre 2009, je vous faisais l’éloge de l’ouvrage de Haruki Murakami « Kafka sur le rivage ». Trois ans et demi plus tard, je ne peux que sombrer dans le dithyrambe avec le premier tome de sa tétralogie « 1Q84 ». Eh oui, Haruki Murakami est un auteur singulier. Inclassable. Pour notre plus grande joie. Cette singularité, curieusement, semble celle d’un être pluriel, qui aurait déjà vécu plusieurs vies, des vies passées, mais également des vies futures. Des vies futures ? Impossible me direz-vous. Pour le commun des mortels, vous, moi, indubitablement. Mais pour Haruki Murakami, cette impossibilité supposée devient évidence, une équation dont lui seul aurait la clef ainsi que son double romanesque de « 1Q84 », un dénommé Tengo, jeune professeur de mathématiques de 29 ans qui enseigne cette matière à des élèves de classes préparatoires. Non content d’être un as de l’univers des théorèmes, Tengo est également un jeune auteur de romans qui, par l’intermédiaire de sa passion, entretient une relation atypique avec l’éditeur Komatsu, perpétuellement à la recherche de nouveaux talents. La quête de l’éditeur s’appuie notamment sur le « prix des jeunes auteurs », distinction décernée par une revue littéraire pour laquelle Tengo est par ailleurs pigiste. Ce jour-là, justement, Tengo a rendez-vous avec Komatsu pour lui faire un retour sur un manuscrit qu’il a lu : 

« Je vous l’ai déjà dit au téléphone, commença-t-il prudemment, la qualité première de cette Chrysalide de l’air réside dans le fait que l’auteur n’imite personne. C’est très rare pour un texte de débutant. Qu’il n’y ait pas au moins un peu de : Je voudrais faire comme. Il est vrai que son style reste à l’état d’ébauche. Le choix de ses mots est enfantin. Dans le titre, notamment, elle confond « chrysalide » et « cocon ». Je pourrais énumérer un grand nombre de défauts du même genre. Malgré tout, dans ce récit, il y a des éléments captivants. L’ensemble est de type fantastique, mais les descriptions offrent certains détails étonnamment réalistes. Et l’équilibre entre les deux est tout à fait réussi. Je ne saurais dire si son originalité, sa logique ou son vocabulaire sont suffisants. Vous pourriez estimer que le niveau global est faible. Oui, peut-être, en effet. Pourtant, quand on a fini de lire l’ouvrage, même si on est déconcerté, cela vous laisse après coup comme un grand calme. Comme quand on a une impression inconfortable et étrange que l’on ne peut expliquer.

Komatsu, silencieux, regardait Tengo. Il attendait de lui d’autres commentaires.

Tengo poursuivit : « Je n’aimerais pas qu’on retire ce texte de la sélection juste parce qu’il y a des maladresses de style, des imperfections. Depuis toutes ces années que je fais ce travail, j’ai lu des piles et des piles de manuscrits soumis au concours. Enfin, plutôt survolé, ce serait plus juste. Certains étaient relativement bien écrits, sur d’autres il n’y avait rien à tirer, ceux-là étant bien entendu largement majoritaires. En tout cas, de tous les textes que j’ai eus sous les yeux, La Chrysalide de l’air est le premier qui m’ait autant frappé. Et pour la première fois aussi, j’ai éprouvé le sentiment d’avoir envie de relire un livre que je venais d’achever. »                                            

Bien qu’il n’en ait rien dit à Tengo jusque-là, Komatsu a également lu le manuscrit, relu même, lui aussi, ce qui ne lui était jamais arrivé s’agissant de la première œuvre d’un jeune auteur, une œuvre maladroite encore, mais porteuse d’un je-ne-sais-quoi qui la distingue des autres, ce petit supplément d’âme qui la fait émerger. Et ce petit supplément d’âme pourrait bien venir de l’auteur, une jeune et énigmatique lycéenne de 17 ans, une certaine Fukaéri.

Dans le même temps, ou plutôt dans le même espace-temps comme vous le découvrirez plus tard, nous faisons la connaissance d’Aomamé coincée dans un taxi sur une voie rapide de Tokyo, prisonnière d’un embouteillage monstrueux qui paralyse totalement la circulation. Dès sa montée dans le taxi, Aomamé a ressenti une étrange impression, attisée par l’œuvre de Janáček, la Sinfonietta que diffuse la stéréo haute fidélité du taxi. Et puis, il y a le chauffeur lui-même, qui ne ressemble guère à ce qu’on attend a priori d’un chauffeur et qui, afin de permettre à Aomamé de ne pas manquer ce rendez-vous qui paraît crucial, lui indique comment quitter la voie rapide, en empruntant une échelle de service. Après qu’elle a payé le montant de la course inachevée le chauffeur lui dit :

¾  Je serai prudente, répondit Aomamé.

¾  Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

Le chauffeur répondit en pesant ses mots :

¾  Non, sans doute pas…, dit Aomamé.

¾   Et une fois que vous aurez agi de la sorte, il n’est pas impossible qu’ensuite le paysage vous paraisse, comment dire, assez différent de celui de tous les jours. Moi aussi j’ai eu ce type d’expérience. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité. »

      Voilà, les deux principaux protagonistes de cette histoire sont entrés en scène. Tengo et Aomamé dont nous allons suivre les parcours parallèles dans ce Tokyo de 1984, l’année où, comme l’a écrit Georges Orwell « Big Brother is watching you ». Si vous êtes étonné, ou bien surpris par le côté énigmatique, voire obscur de ces extraits du roman de Murakami, pas de panique, c’est juste parce qu’il vous faudra plonger la tête la première dans l’univers de l’auteur ; un univers où le quotidien et l’inhabituel, le présent et le passé, l’ordinaire et l’extraordinaire se mêlent dans une fabuleuse alchimie faisant jaillir l’or des mots.

Comme à son habitude, Murakami distille un savoir qui n’est jamais pesant, pas chichiteux mais de bon aloi, juste tout simplement.

Nous ne connaîtrons pas le mot de la fin, bien entendu, puisqu’il s’agit du premier acte d’une tétralogie, mais nous allons peu à peu commencer à rassembler des indices, tenter d’imaginer où l’auteur veut nous emmener, ou bien, qui sait, nous perdre pour mieux nous surprendre.

Personnellement, je me suis délecté avec cet opus qui a rencontré un succès éditorial largement mérité. Si vous ne l’avez pas encore fait, allez-y, sautez dans le vide, oubliez tout ce que vous savez, ne cherchez pas à vous raccrocher à des repères qui ne vous seront d’aucune utilité. Laissez-vous embarquer pour un fabuleux voyage dans le monde d’Haruki Murakami.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:53

Meuh non, désolé pour la fausse joie. Ce n'est que moi pour une chronique sur "1Q84". Vous avez certainement mieux à faire, comme regarder la TV, rencontrer plein d'amis dans votre hyper préféré. Je comprends parfaitement.

Alors, pour les déprimés agoraphobes, les réfractaires à TF -1 il y a toujours moyen d'attenter à votre intégrité en vous rendant disponible vers 16h35 (heure d'hiver bien entendu), sur 98fm pour ceux qui dorment à l'ombre de la tour de Gustave et ici link pour tous ceux qui peuvent s'en éloigne.

 

 

 

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