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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 11:32

Le débat politique
N’est qu’une joute orale
Où tels des gladiateurs
Les candidats s’affrontent

Ce n’est pas le plus fort
Ni même le plus habile
Qui terrassera l’autre
Sur la piste du cirque

Car dans ce combat-là
Le public souverain
Désigne le vainqueur

Pour gagner les suffrages
Il suffit de promettre
Sans avoir à tenir

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 06:02

A chaque aube nouvelle
Nous observons le ciel
Pour tenter de percer
Le secret des nuages.

Nous n’y pouvons rien faire
Et pourtant nous croyons
Au pouvoir du soleil
De la pluie et du vent.

C’est pourquoi les tempêtes
Excacerbent nos mal-êtres
Quand les brises légères
Nous transportent de bonheur.

Il n’en reste pas moins
Qu’à la fin de l’histoire
Zéphyr emportera
Le dernier de nos souffles.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 07:57
J’ai rêvé que la mort
M’invitait en son antre
Pour me faire visiter
Son royaume invisible.

Elle chuchotait tout bas
Prétendant que les hommes
Commettaient tous l’erreur 
De la craindre à ce point. 

J’ai erré à ma guise
Dans des grottes infinies
Où régnait un silence 
Apaisant mes tympans.

J’ai humé l’air ambiant
Sans pouvoir déceler
Les relents mortifères
Ensorcelant les âmes.

J'ai senti sous mes doigts
La douceur d'un velours
Qui n'était pas celui
Garnissant nos cercueils.

C’est empli de confiance
Que j’ai ouvert les yeux :
Il n’y avait plus rien
Qu’une sombre béance. 
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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 16:00
http://ecx.images-amazon.com/images/I/415LUBKeDvL._AA200_.jpg
Après un hiver polaire, voici que l’été suivant plonge la ville de Linköping dans une véritable fournaise. Une canicule comme on n’en a jamais vu en Suède. Après un énigmatique prologue, dont le lecteur saisira le sens au fil de l’intrigue, le roman de Mons Kallentoft s’ouvre précisément sur cet été hors norme qui pose une véritable chape de plomb sur tous les habitants de la cité, tous, y compris l’inspecteur Malin Fors qui a trouvé refuge dans l’atmosphère climatisée d’un pub où, à minuit passé, elle s’est réfugiée comme tant d’autres pour boire des bières. 
« Quand le vent tourne et souffle vers la ville, il apporte l’odeur du feu qui va si bien avec la chaleur étouffante qui enveloppe Linköping jour et nuit. Cet air brulant qui s’est posé sur la partie sud du pays. C’est l’été le plus chaud que la ville ait jamais connu.
Malin boit encore une gorgée de sa bière. Le goût amer et la fraîcheur de la boisson atténuent la chaleur qui règne toujours dans son corps.
Toute la ville est en nage. Pendant la journée, elle rayonne en sépia, vert clair et gris. Linköping est désert, seuls ceux qui sont obligés de travailler, qui n’ont pas assez d’argent pour partir ni d’autre solution de repli, sont restés en ville. La plupart des étudiants sont rentrés chez leurs parents. Les rues ressemblent à celles d’une ville fantôme. Seul un endroit est pris d’assaut : le glacier Bosse, un trou dans un mur de la Hospitalsgata où on vend des glaces maison. La queue devant Bosse est interminable, et c’est une énigme de savoir d’où sortent tous ces gens qu’on ne voit sinon nulle part dans les rues.
Il fait tellement chaud qu’on n’a pas envie de bouger.
Trente-huit degrés, trente-neuf, quarante, avant-hier ils ont mesuré un nouveau record pour la ville, quarante-trois degrés deux à la station de Malmstätt.
Chaleur record !
L’été du siècle. 
Ces gros titres du Östgöta Correspondenten, qu’on appelle généralement le Corren, dégagent une gaîté et une énergie qui ne correspondent pas au tempo de la ville hantée par la chaleur.
Les muscles protestent, la sueur coule, les hommes cherchent l’ombre, le froid. La ville et ses habitants sombrent. Une odeur poussiéreuse et enfumée empeste l’air, elle ne provient pas de la forêt mais de l’herbe qui se consume lentement, sans flamme. »
Le lendemain matin, de très bonne heure, après une courte nuit, Malin Fors se rend à la piscine pour se rafraichir le corps et l’esprit. Mais à peine a-t-elle nagé quelques longueurs qu’une autre baigneuse l’interpelle pour lui signaler que son téléphone portable vient de sonner. Malin sort immédiatement du bassin et rappelle son coéquipier Zeke qui a tenté de la joindre. Ce dernier l’enjoint de le rejoindre aussi vite que possible dans le parc du centre ville. L’alerte vient d’être donnée au standard du commissariat. 
Là-bas, on vient de découvrir une jeune fille nue qui semble avoir été sexuellement abusée. Il s’agit d’une adolescente d’une quinzaine d’année, murée dans un silence que rien ne paraît pouvoir briser. Qui est-elle ? Impossible de le savoir. Ses vêtements ont disparu. Ses papiers d’identité aussi. Rien. Aucun indice. 
Cependant, un détail troublant interpelle les policiers : la jeune fille est étonnement propre, comme si on l’avait nettoyée méticuleusement. Malin Fors remarque l’odeur caractéristique du chlore, la même que celle a respiré à la piscine quelques minutes auparavant.
Ainsi commence cette enquête singulière. Dès que le groupe de policiers se réunit au commissariat, tout s’accélère avec l’annonce de la disparition d’une autre jeune fille de quatorze ans. Etrange coïncidence…
Dans le second opus de sa tétralogie, Mons Kallentoft immerge avec brio le lecteur au cœur de cet été dont les températures défrayent la chronique. Ses descriptions sont d’une grande justesse, plongeant le lecteur dans la fournaise, celle du soleil, celle de la forêt qui brûle aux portes de la ville. Les enquêteurs piétinent, ne parviennent pas à trouver pas de piste sérieuse, écrasés par la chaleur, leur esprit au ralenti. Nous progressons dans l’intrigue à pas comptés. Nous partageons aussi les doutes et la solitude de Malin Fors, dont la fille, Tove, est partie en vacances à Bali avec Jan, son père et ex compagnon. Malin Fors s’angoisse, réalise que Tove a le même âge que ces pauvres filles. Elle aurait pu être l’une d’elles…
Mons Kallentoft plonge le lecteur dans un faux rythme, une lecture alanguie par la canicule, finissant presque par démoraliser le lecteur qui, à l’instar des policiers, se demande si l’enquête ne leur glisse pas entre les doigts… 
« Eté », à l’instar d’«hiver » qui l’a précédé, est un polar atypique mais terriblement passionnant. Mons Kallentoft s’inscrit pleinement dans la veine de ses illustres prédécesseurs du polar suédois, exposant à nu ses héros, ou plutôt ses antihéros. Il ne cherche jamais à cacher leurs failles, leurs béances. « Eté » est un livre à déguster avec une boisson rafraichissante. Bonne lecture.
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:11

Le bonheur est fugace

Nos espoirs si fragiles

Le destin dans l'instant

Peut tout faire basculer.

 

Ainsi nos sentiments

Comme des fleurs délicates

S'épanouissent aux rayons

Des étoiles complices

 

Quand un seul coup de vent

Ou une pluie cinglante

Peuvent détruire les pétales

Protégeant nos coeurs tendres.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:50

Durant le quart de siècle qu’il passa en prison

Il reprit des études sur le denier public

Se comportant comme si il avait pris conscience

De l’horreur de son crime et son ignominie :

Il demandait pardon.

Lorsque la liberté lui fut enfin rendue

On lui tendit la main lui offrant un travail

Pour se réinsérer dans notre société.

Ayant commis un livre racontant son histoire

Un puissant magazine alla l’interviewer

À sa demande expresse.

On découvrit un homme que nul ne reconnut

Et qui aurait pu vivre tranquille et anonyme.

L’opinion versatile se rangea à l’idée

Que tout individu possédait le pouvoir

De se réincarner en un être meilleur.

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 08:00

666

Juste un petit message pour signaler qu'il s'agit du 666ème article du blog. Diabolique non ? 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 04:37
Le soleil qui m'éclaire
Oh jamais ne réchauffe
Mon humeur chancelante

Chaque pas est un cri
Arraché à mon âme
Sur ce corps harassé 

Le spectre de la mort
Est tapi dans la fosse
Où me guide le destin

Peu importent les larmes
Et le sel qui me brûle
Rien ne peut me sauver
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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:47

J'ai découvert un pré

Où fleurissaient les rimes

Des bouquets empourprés

Aux quatrains rarissimes.

 

Au coeur de la forêt

Dans une clairière intime

Le poète indiscret

A soustrait le sublime.

 

Il récolta des gerbes

Sur leurs pieds richissimes

Et des sonnets en herbe

 

Dont les rejets impriment

L'émotion qui nous prend

Ce que la vie reprend.

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 08:13

It's been too long
I'm getting old
I'm not so strong
My blood is cold

I've been too far
I can't come back
No horse no car
Just cul-de-sac

Where are you / Where are you / Where are you

It's been too hard
I'm suffering
No credit card
Time for paying

Needed to stay
Close to your heart
You went away
Can't stay apart

Where are you / Where are you / Where are you

I see your face
Front of my eyes
There's still a trace
For pouring cries

A whispering
Into your ear
I'm still whising
To love you dear

Where are you / Where are you / Where are you

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