La brume accroche aux bras des arbres
Meurtris aux blessures de l’hiver
Sa barbe blanche sur leur peau glabre
Et noire. Leurs pieds glacés sous terre
Leur fait porter, telle une croix,
Le poids des pêchers inavouables.
Dans la lumière qui décroit
Ils ont crié, peine perdue,
La douleur et le désarroi
En contemplant l’été pendu
Haut et court à leur potence: froid.