En parcourant un excellent article de
Sandy, j'ai laissé ce commentaire propice à l'échange, enfin j'espère :
" L’indifférence et la méconnaissance forment le lit de l’intolérance."
Mais pour bien remettre les choses dans
leur contexte il vaut mieux aller puiser l'inspiration à sa source, c'est à dire chez Sandy (avec en prime un clip) :
Je croyais, naïvement j'en conviens, que la
période des congés de printemps serait plus calme du côté des transports en commun. Grave erreur. Lundi matin : grève surprise. Rebelote le mardi. Motif de ces débrayages : aucun. Pas
une seule tentative de justification, pas la plus petite excuse minable à faire valoir. Il y a grève, point. C'est comme ça et pas autrement. Heureusement, la situation redevenait normale
(c'est-à-dire chaotique juste ce qu'il faut pour éviter que l'on croît qu'on va s'en tirer à bon compte) à partir du mercredi matin. Oh, le brave petit candide ! En arrivant sur le quai du
RER A mercredi soir, première étape de mon triptyque de retour, j'ai constaté qu'il y avait bien trop de monde pour que la situation soit fluide. J'ai fait quelques pas pour découvrir sur un
panneau d'affichage qu'il y avait un « arrêt de travail spontané suite à l'agression d'un conducteur ». Il va de soi, qu'une agression est intolérable. Mais pourquoi nous emmerder nous,
qui n'y sommes pour rien ? Soyons clairs, en agissant de la sorte messieurs, vous ne faîtes que perpétrer un autre type d'agression que vous ne soupçonnez pas parce qu'elle ne vous touche
pas directement. Comme pour celles et ceux qui ont manqué les épreuves de l'agrégation. Si vous aviez fait des études, ce qui ne semble pas être vraiment le cas, vous sauriez combien ce concours
est exigeant, qu'il représente l'aboutissement d'un minimum de cinq ans d'études supérieures (plus régulièrement six ou sept). Dans ces situations-là vous êtes dans la peau de celui qui donne les
coups et qui déclare « même pas mal ! ». Malgré tout, j'ai trouvé matière à sourire, mon côté optimiste sans doute. J'ai relu plusieurs fois et noté dans mon calepin cette
explication foudroyante « arrêt de travail spontané ». Hé, les gars, ne pourriez-vous pas décider une bonne fois pour toutes d'arrêter de nous pourrir l'existence ce qui éviterait
peut-être que certains pètent un câble et finissent par vous agresser ?